Revue du lundi 8 juillet

Deux sujets retiennent l’attention des journaux parus ce lundi à Kinshasa : la trêve humanitaire obtenu par le gouvernement américain entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Mais aussi la demande du ministre de la Justice et garde des sceaux pour l’ouverture d’une enquête à propos d’un détournement présumé au Sénat.

Le Gouvernement américain a recommandé, jeudi 4 juillet, aux belligérants d’observer une trêve humanitaire de deux semaines sur les lignes de front au Nord-Kivu, rappelle l’Agence congolaise de presse.

L’agence rapporte que Washington précise que cette mesure est entrée en vigueur à partir de vendredi à minuit.

Pour Le Potentiel, cette trêve humanitaire dans l’Est de la RDC est une hypocrisie.

Selon le journal, cette posture des Etats-Unis d’Amérique inquiète parfois, surtout quand on sait qu’en réalité, il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle mais plutôt d’une agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda, un pays voisin qui a toujours créé des problèmes à la RDC.

Comme qui dirait, commente le quotidien, arrêtez de tuer les Congolais pendant deux semaines, le temps que l’on fasse semblant de leur trouver à manger et vous pourrez – après deux semaines – continuer à les massacrer à volonté. Inacceptable, conclut le tabloïd.

Congo nouveau estime par cette trêve, que les Etats-Unis sont soupçonnés d’imposer un dialogue à Félix Tshisekedi.

Selon le trihebdomadaire, les États-Unis détiennent un plan des négociations entre Kinshasa et les rebelles du M23. Bien plus, Washington aurait déjà concocté un schéma à appliquer après des pourparlers qui mettraient autour d’une même table le gouvernement congolais et les rebelles du M23, révèle le média.

Cette hypothèse est relayée par La Référence Plus qui estime que depuis que la guerre est en cours et que les populations civiles qui se sont déplacées souffrent de la situation, coincées dans des camps de fortune, aucune organisation internationale ou africaine n’a jamais déclaré qu’un couloir humanitaire s’imposait.

Ainsi est-on donc en droit de se demander pourquoi on en est là aujourd’hui, surtout dans un contexte où les parties prenantes semblent n’avoir pas été consultées par Washington.

Mutamba pour des enquêtes au Sénat

Dans un autre registre, les journaux kinois reviennent sur l’instruction de constant Mutamba à la Justice.

Après la nouvelle qui a tourné en boucle sur le présumé détournement au Sénat, le ministre d’Etat, ministre de la Justice et de la Garde des Sceaux, Constant Mutamba, s’est engagé à voir clair, écrit Le Potentiel. En effet, il a instruit l’inspecteur général de la Police judiciaire des Parquets à ouvrir une enquête à ce sujet afin que la vérité soit éclatée, ajoute le journal.

Le quotidien rappelle qu’il s’agit de l’affaire de ce présumé détournement de 3 millions de fonds spécial d’intervention par le bureau provisoire, fonds alloué au bureau sortant dont la sonnette d’alarme a été tirée par le président ai sortant du Sénat, Sanguma Tamungonde.

Le bureau provisoire du Sénat de la République démocratique du Congo a déjà annoncé vendredi, la mise en place d’une commission d’information ad hoc en vue de tirer au clair des allégations supposées de Mossai Temongonde Sanguma, président intérimaire du bureau sortant du Sénat, sur un prétendu détournement des émoluments, note pour sa part l’Agence congolaise de presse.

Bon nombre de congolais estiment que l’ouverture de cette enquête est un signal fort de la volonté du gouvernement de lutter contre la corruption et de sanctionner les auteurs, croit savoir Africanews.

Et tout état de cause, le ministre d’Etat en charge de la Justice a déjà donné le go pour faire la lumière sur ce dossier qui défraye la chronique. Un dossier qui va servir d’exemple aux prédateurs dans le cadre de la gestion de la res publica, une fois les responsabilités établies, conclut le tabloïd.

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