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Revue du lundi 30 octobre.

Plusieurs journaux parus ce lundi 30 octobre 2023 à Kinshasa reviennent sur le discours du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi au sommet des trois bassins forestiers tropicaux au Congo Brazzaville.

ACP ouvre cette revue et note que le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a dénoncé, samedi, dans son allocution au Sommet des Trois bassins forestiers tropicaux tenu à Brazzaville, l’activisme armé dans les forêts, dont celui du Rwanda qui extermine la biodiversité du Parc des Virunga.
Désapprouvant l’œuvre d’un « frère africain », et citant nommément Kigali, qui a décidé notamment de mettre à mal l’écosystème du Parc des Virunga à travers son activisme armé, Félix Tshisekedi a invité ses pairs à bannir l’hypocrisie. Pour lui, les Africains doivent se regarder les yeux dans les yeux et arrêter de jeter les responsabilités sur les autres, pendant qu’eux-mêmes se « poignardent dans le dos ». Le Président congolais a souligné que sans cette remise en question, les partenaires, Occidentaux ou autres, continueront à prendre les Africains « pour des irresponsables ».

MédiaCongo.net ajoute qu’Intervenant en qualité de co-organisateur de ces assises, avant le discours du lancement des travaux par son homologue du Congo, Denis Sassou, Félix Tshisekedi a ouvert une parenthèse au cours de son speech pour réagir aux propos du chef de l’État du Kenya, William Ruto.
Ce dernier, très ovationné par le public ayant rempli la salle de conférence du centre international de Kintélé, avait, dans un discours magistral, appelé ses pairs africains à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAF (Zone de libre échange continental africain) pour renforcer la collaboration des États africains et assurer la consolidation de la puissance de l’Afrique. Ruto s’est félicité de sa politique de suppression de visa entre son pays et quelques États africains, et a appelé à l’application de cette mesure par tous les États du continent.

Radio Okapi.net rajoute également que le Président de la RDC, co-organisateur de ce sommet, a souligné le rôle majeur qu’ambitionne de jouer la RDC par son potentiel environnemental, agricole et minier.
Ce sommet s’est ouvert jeudi 26 octobre à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Il vise à renforcer une gouvernance Sud-Sud pour les trois écosystèmes : les bassins de l’Amazonie, Congo ainsi que celui du Bornéo Mékong au Sud-Est de l’Asie (Chine, Birmanie, Thailande, Laos, Cambodge et Vietnam).

Politico.cd déclare pour sa part que lançant un appel de paix entre différentes nations africaines, le Président de la République a expliqué qu’il faudra nécessairement bannir « l’hypocrisie » entre africains et avoir le courage entre africains de « se regarder les yeux dans les yeux », pour se dire qu’il est anormal de s’appeler frères et se poignarder dans le dos, en même temps.

Actualité.cd signe que les IXes Jeux de la Francophonie, qui se sont déroulés à Kinshasa du 28 juillet au 6 août 2023, continuent de susciter des controverses, cette fois en raison d’allégations de détournement massif de fonds. Le budget initial prévu pour ces jeux, estimé à 48 millions de dollars, aurait explosé pour atteindre 324 millions de dollars, selon les informations révélées par le ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Nicolas Kazadi.
Le ministre Kazadi a précisé que « le budget des opérations est passé de 12 à 78 millions de dollars, tandis que les dépenses en investissements sont passées de 36 à 246 millions de dollars. Le temps nécessaire pour organiser ces jeux est passé de quelques mois à environ trois ans, révélant ainsi des erreurs de planification et de gestion. »

Infos.Cd note pour sa part que selon le ministre des Finances qui a fait cette révélation samedi lors de la signature d’un accord entre le gouvernement et City Bank, le budget de ces jeux a sensiblement doublé à cause notamment des investissements dans les infrastructures.
« Les gens qu’on a chargé de faire les travaux n’étaient pas aussi efficaces que prévu, ce qui a fait qu’avec le retard, ils nous ont mis dans l’obligation de tripler le budget pour terminer les travaux à temps », a expliqué Nicolas Kazadi.
Kazadi a dénoncé la mauvaise gestion qu’il impute aux organisateurs congolais. Il soutient tout de même que ces dépenses étaient importantes pour le pays.

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