Revue du lundi 20 février.

La participation de Félix Tshisekedi Tshilombo au 36e sommet de l’UA à Addis-Abeba où la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC a été au centre des discussions et d’où plusieurs recommandation ont été formulées par des chefs d’État et des gouvernements a retenu l’attention des médias congolais ce lundi 20 février.

Radio okapi.cd rapporte que les chefs d’Etat et des gouvernements de l’EAC ont recommandé, dimanche 19 février, la mise sur pied d’un plan conjoint de résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Ils ont fait cette recommandation lors du sommet de l’Union africaine (UA), tenu à Addis-Abeba (Ethiopie).
Ces pays membres de l’EAC estiment que ce plan conjoint va aider à la désescalade des tensions et normalisations des relations politico-diplomatique entre la RDC et le Rwanda.
Ils ont également réitéré l’appel à la cessation des hostilités en particulier des attaques du M23 contre les FARDC et la MONUSCO.
Dans un communiqué qu’ils ont signé, les pays de l’EAC sont revenus sur le cantonnement et désarment du M23 sur le territoire congolais sous le contrôle des autorités congolaise, de la force régionale, du mécanisme de vérification ad hoc et de la mission onusienne.

Médiacongo.net informe également qu’Ils ont insisté sur le retour des déplacés dans leurs milieux d’origine ainsi que les réfugiés congolais qui se trouvent au Rwanda tel que mentionné dans la feuille de route de Luanda.
Les chefs d’états ont mandaté la République d’Angola en collaboration avec le facilitateur désigné de l’EAC, Uhuru Kenyatta, de contacter le commandement du M23 afin de transmettre les décisions du sommet d’Addis Abeba.
Ils ont par ailleurs plaidé pour l’accélération de la mise en œuvre du programme PDDRCS et la promotion du dialogue politique et diplomatique pour une solution durable à cette crise.

Congo Nouveau rapporte que le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi a regagné Kinshasa samedi, dans la soirée, en provenance d’Addis-Abeba après avoir pris part au 36ème sommet de l’Union africaine où il a ramené au pays des gains diplomatiques. 

Pression supplémentaire sur les terroristes du M23 avec leurs alliés rwandais, nomination d’un Congolais à la tête du CDC, Félix-Antoine Tshisekedi n’est pas rentré bredouille, affirme ce journal, qui précise que le Congolais Dr Jean Kaseya, 53 ans, a été choisi, samedi 18 février à Addis-Abeba, capitale éthiopienne, pour diriger le Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC). Il a été voté par les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA).

Dans le chapitre de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, les chefs d’Etat et des gouvernements de l’EAC ont recommandé, la mise sur pied d’un plan conjoint de résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC. Ils ont fait cette recommandation lors du mini-sommet de l’Union africaine (UA), tenu à Addis-Abeba (Ethiopie). Ces pays membres de l’EAC notent que ce plan conjoint va aider à la désescalade des tensions et normalisations des relations politico-diplomatiques entre la RDC et le Rwanda, note encore ce Tri-hebdomadaire.

Pour L’Avenir, « le chef de l’Etat congolais a mis à profit le dernier sommet de l’Union africaine, mieux, le mini-sommet sur la paix et la sécurité dans la région Est de la RDC, pour poursuivre le plaidoyer et donner des garanties qu’il faut sur la volonté de ce grand pays au cœur de l’Afrique, de ne vouloir que la paix pour amorcer son développement ».

Ce quotidien rappelle que ce mini-sommet avait pour objectif d’évaluer le niveau de mise en œuvre des décisions prises lors du mini-sommet de Luanda, qui s’est tenu le 23 novembre 2022, de la réunion de haut niveau, qui a eu lieu le 12 décembre 2022, en marge du Sommet Etats-Unis d’Amérique-Afrique, or anisé à Washington DC, du 13 au 15 décembre 2022 et  du 20ème sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’Est qui s’est tenu le 4 février 2023 à Bujumbura, au Burundi. Et surtout de décider des correctifs indispensables pour en assurer la pleine exécution.

«A Addis-Abeba, tout a été dit, mensonges démontés, engagements renouvelés. Le Président a, dans un élan patriotique fort, porté notre voix en rappelant notre choix pour la paix mais aussi notre détermination à défendre à tout prix chaque cm² de notre pays», a indiqué Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement RDcongolais, dans un tweet, fait savoir Africa News.

Et EcoNews d’ajouter qu’en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, s’est entretenu avec le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. Sur un ton diplomatique, le chef des Nations Unies a réaffirmé le soutien de l’ONU aux efforts visant à instaurer la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC. Sur le terrain diplomatique, la République Démocratique du Congo a pris une longueur d’avance par rapport au Rwanda.

« Partout ailleurs, les lignes bougent en faveur de Kinshasa, déconstruisant le sempiternel discours de victimisation du Rwanda qui se cache, comme toujours, derrière la nébuleuse FDLR pour justifier l’incursion de ses troupes sur le sol congolais », affirme le tri-hebdomadaire.

« Plan de déstabilisation mis à nu. Infiltration armée et atrocités reconnues et décriées. Mensonges démontés. Engagements renouvelés. Bilan étalé et révélateur des méfaits de l’agression rwandaise à l’Est de la RDC. Devant ses pairs du continent africain, lors du 36 ème sommet tenu samedi 18 février 2023, à Addis-Abeba, le Chef de l’Etat Congolais Félix Tshisekedi a porté haut la voix de son pays, en réitérant sa ferme détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays et à assurer la sécurité de sa population », écrit, pour sa part, La Prospérité.

Du discours à l’action, le Président de la République a démantelé des fausses allégations et plaidé pour la prise des sanctions contre le régime de Paul Kagame, poursuit ce tabloïd.

Rencontrant, à cette occasion, Charles Michel, Président du Conseil Européen, Félix Tshisekedi s’est mis à défaire les discours mensongers du Rwanda sur un prétendu génocide en cours et d’autres fausses allégations. Accompagné de quelques officiels lors de cette entrevue, et en guise des représailles, il a martelé sur la nécessité des sanctions pour arriver au respect strict de la feuille de route de Luanda, dûment signée par la RDC et le Rwanda, rapporte ce journal.

« Depuis des décennies, jamais Kinshasa n’a été autant poignant et efficace dans la déconstruction du discours mensongers de Kigali », commente quant à lui, Le Potentiel.

C’est dire que les rendez-vous d’Addis- Abeba, avec le Sommet spécial de l’EAC sur la RDC et la 36ème Assemblée générale de l’Union africaine, « ont bien esseulé le dictateur rwandais Paul Kagame déjà à bout de souffle ! », ajoute ce quotidien.

Ainsi, poursuit-il, le mini-sommet des chefs d’Etat de l’EAC a réitéré la nécessité de mettre en œuvre le Plan conjoint pour la résolution de la crise sécuritaire dans la région Est de la RDC. Ce qui implique la cessation des hostilités, en général, et en particulier, des attaques du M23 contre les FARDC et la Monusco, dans le respect des dates fixées par la réunion de chefs d’état-major de l’EAC, à Nairobi, le 9 février 2023. Félix Tshisekedi (RDC), William Ruto (Kenya), Joâo Lourenço (Angola), Paul Kagame (Rwanda), Evariste Ndayishimiye (Burundi) et Samia Suluhu Hassan (Tanzanie) ont pris part à ce mini-sommet intervenu 24 heures avant l’ouverture solennelle de la 36ème Assemblée générale de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne.

Par ailleurs, note Le Potentiel, deux autres grandes victoires à l’actif de Félix Tshisekedi en marge du sommet de l’Union africaine. C’est que la RDC sera membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période de 2026-2027, après d’âpres négociations avec le Burundi. Et comme jamais deux sans trois, au cours de ce 36ème sommet de l’Union africaine, le Rd-congolais Jean Kaseya a été élu à la tête de la plus grande organisation sanitaire d’Afrique, le Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC).

7sur7.cd note que dans un memorandum parvenu à sa rédaction le samedi, les forces vives regrettent que l’euphorie suscitée par le déploiement des troupes de l’EAC soit en train de se disséminer progressivement. Elles constatent qu’au lieu d’intervenir, la force sous-régionale est restée observatrice et inopérante.
Le document affirme que l’arrivée du contingent Kényan a plutôt favorisé l’occupation de certains territoires congolais par l’armée rwandaise. Allusion faite notamment aux cités de Kibumba et Rumangabo d’où le M23 a dit se retirer tout en interdisant à l’armée congolaise d’y accéder.

Forum des As revient toujours dans le même chapitre sécuritaire et rajoute que : »Conséquence heureuse du désistement du Burundi, la RDC va bénéficier d’un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU en 2024.
L’activisme diplomatique du président de la République, Félix Tshisekedi, est indéniablement payant. Réuni le 17 février pour examiner la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine a pris une série de mesures entérinées par tous les chefs d’Etat. Ils privilégient l’harmonisation des processus de Luanda et de Nairobi.
Lentement mais surement, la RDC engrange des victoires sur le plan diplomatique. La voix du pays de Lumumba, portée actuellement par Félix Tshisekedi, est en train d’être entendue. A preuve, les résultats obtenus lors de ce mini-sommet qui a décidé de décourager la multiplication des initiatives dans le dossier relatif à la tension entre la RDC et le Rwanda.

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