Revue du lundi 19 février.

Plusieurs journaux parus ce lundi 19 février 2024 à Kinshasa reviennent sur les rencontres diplomatiques consacrées à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, tenues en marge du 37e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.

AfricaNews rapporte que le mini-sommet des Chefs d’Etat sur la situation sécuritaire à l’Est de la RD-Congo s’est poursuivi le samedi dans un format bilatéral. Le médiateur et organisateur du sommet Joao Lourenço a rencontré séparément les Présidents Félix-Antoine Tshisekedi et Paul Kagame.

« Le Président Lourenço a fait savoir qu’il va poursuivre sa médiation auprès de chacun des protagonistes à Luanda dans le même format bilatéral séparé afin de convenir d’une issue favorable à cette question », a rapporté la Présidence de la RD-Congo, selon AfricaNews.

Initialement prévus pour deux heures le vendredi 17 février, les travaux du mini-sommet d’Addis-Abeba sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RD-Congo se sont poursuivis le samedi 17 février après la cérémonie d’ouverture de la 37ème Assemblée générale des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, indique ce tabloïd.

A en croire la Présidence de la RD-Congo, poursuit ce journal, la journée du vendredi a été marquée par les prises de parole des Présidents Félix-Antoine Tshisekedi et Paul Kagame dans une séance à huis clos.

« Aucune communication publique n’a été faite en dehors de l’annonce de suspension des travaux qui se sont pourvus samedi », rapporte-t-on.

Et d’ajouter : « tous les participants sont unanimes quant à la montée de tension entre les deux protagonistes ».

Lors dudit mini-Sommet, l’exposé du Président Tshisekedi a clairement désigné le régime du Rwanda comme instigateur et responsable de l’insécurité et du pillage des richesses RD-congolaises.

« Comme à l’accoutumée, la partie rwandaise a développé sa rhétorique génocidaire », fait-on remarquer, précisant « qu’il n’y a pas eu de poignée de mains ni photo de famille à cette journée inaugurale », conclut ce tri-hebdomadaire.

Le Président Félix Tshisekedi a exprimé sa position en présence du Président Rwandais Paul Kagame dont l’essentiel a tourné autour de : Origine de la guerre, le refus de négocier avec le M23, l’exigence de retrait du M23, la paix à tout prix mais pas à n’importe quel prix, révèle, pour sa part, L’Avenir qui cite également les sources de la présidence de la RDC.

Congo Nouveau fait savoir que pour ramener la paix dans l’Est de la RDC, la plupart de chefs d’Etat présents dans la capitale éthiopienne ont opté pour un dialogue entre le pouvoir de Kinshasa et les rebelles du M23 (soutenus par le régime de Kigali).

Félix-Antoine Tshisekedi, le chef de l’Etat congolais, lui se dit prêt à un dialogue, mais pas dans n’importe quelle condition. Pour lui, le vrai agresseur de la RDC se trouve être l’armée rwandaise qui agit par le biais des terroristes du M23. N’ayant pas parvenu à obtenir une rencontre directe entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, Joao Lourenço, le président angolais et médiateur désigné par l’Union Africaine a promis de recevoir séparément les présidents congolais et rwandais, à la fin de ce mois de février, à Luanda (capitale de l’Angola), indique ce journal.

Dans le même registre, La Prospérité note que les États-Unis condamnent fermement l’aggravation de la violence dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) causée par les actions du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda, sanctionné par les États-Unis et l’ONU, y compris ses récentes incursions dans la ville de Sake.

Les Etats-Unis, dans un communiqué publié samedi 17 février, appellent le Rwanda à retirer immédiatement tous les membres des forces de défense rwandaises de la RDC et à retirer ses systèmes de missiles sol-air, qui menacent la vie des civils, des Casques bleus et d’autres acteurs humanitaires et des vols commerciaux dans l’est de la RDC.

Forum des As, pour sa part, rapporte qu’en marge de ce 37e sommet de l’UA une réunion tripartite a eu lieu entre les présidents congolais, sud-africain et burundais afin d’évaluer la situation et de renforcer la coordination des actions sur le terrain.

La rencontre, qui s’est déroulée à l’hôtel Hyatt en marge du sommet, a réuni le président congolais Félix Tshisekedi, son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue burundais Evariste Ndayishimiye. L’objectif principal de cette réunion tripartite était de faire le point sur le déploiement des troupes de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) dans l’Est de la RDC, indique ce quotidien.

L’Afrique du Sud et le Burundi qui ont mobilisé des troupes au sein de la force de la SADC, ont réaffirmé leur détermination à mener à bien leur mandat de rétablissement de la sécurité et de la paix, fait savoir ce journal.

« Le Président Félix Tshisekedi et ses homologues Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud et Evariste Ndayishimiye du Burundi ont tenu une réunion tripartite sur le déploiement des troupes de la SADC (SAMIDRC) dans l’Est de la RDC. À ce sujet, les trois Chefs d’État ont discuté de la meilleure coordination des opérations sur le terrain. L’Afrique du sud et le Burundi figurent parmi les pays contributeurs des troupes de la SAMIDRC», rapporte un communiqué adressé à la presse.

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