Revue du lundi 06 novembre.

La plupart des journaux parus ce lundi reviennent sur la réunion extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu à Luanda (Angola).

Le Potentiel ouvre le bal et note que la réunion extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui s’est tenue le samedi 4 novembre courant à Luanda, la capitale angolaise, en présence notamment du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, a abouti à des orientations stratégiques claires concernant le déploiement de la Mission de la SADC en République démocratique du Congo (RDC). Selon ce quotidien, l’objectif de cette mission est de rétablir la paix et la sécurité dans le pays. Ce sommet, indique ce tabloïd, a souligné la nécessité pour la SADC de jouer un rôle de premier plan dans les efforts visant à mobiliser les ressources nécessaires pour promouvoir la paix et la sécurité dans la région. Ce portail rapporte que ces efforts comprennent la relance des échanges en vue de mettre en place et de rendre opérationnel le Fonds pour la paix de la SADC, ainsi que la concertation avec les partenaires internationaux de coopération. Ce journal indique que la Communauté de développement des États de l’Afrique australe (SADC) souhaite donner un nouvel élan à la région.

La Référence Plus signale que même si elle se prépare à déployer une force militaire pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC, la SADC n’exclut cependant pas la voie diplomatique. Pour une paix durable en RDC, souligne ce quotidien, 12 pays membres de cette organisation sous-régionale sur les 16 présents au sommet extraordinaire de Luanda ont mandaté son président en exercice, l’Angolais João Lourenço, d’intensifier les efforts diplomatiques, avec le concours de la Troïka de l’Organe, pour rapprocher Kinshasa et Kigali afin de parvenir à une paix durable dans l’Est de la RDC, où les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise occupent encore quelques territoires en violation des décisions des processus de paix de Nairobi et de Luanda. Ce tabloïd soutient que les Etats membres de cette organisation sous-régionale ont également salué les efforts déployés par João Lourenço en tant que facilitateur désigné par l’Union africaine (UA) afin de rétablir la paix dans cette partie de la RDC. Ce portail précise que ces pays de la SADC ont exprimé leur préoccupation face à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC et à la reprise de la guerre du M23.

EcoNews fait remarquer que les conclusions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernements de la SADC n’a certainement pas pleinement répondu aux attentes de Kinshasa concernant la situation sécuritaire dans la partie orientale du pays. Ou plutôt, signale cet hebdomadaire, au-delà du langage diplomatique, le communiqué final, tout en exprimant l’inquiétude des chefs d’Etat de la sous-région face à la recrudescence des violences du fait du M23 et la crise humanitaire qui s’ensuit, n’a ni condamné le Rwanda, et encore moins invité Kigali à rappeler ses troupes présentes en territoire congolais. Pour ce tabloïd, tout apparaît comme si les dirigeants des pays membres de la SADC ont cherché à arrondir les angles en prévision des efforts diplomatiques que devrait déployer le président angolais, et tendant à rapprocher les gouvernements congolais et rwandais. Néanmoins, soutient ce portail, Kinshasa aurait été amplement satisfait d’une position ferme des membres de la Communauté face aux visées hégémoniques de KIgali, du pillage systématique des ressources naturelles dans l’Est de la RDC sur fond de massacres des populations civiles. Le second point d’achoppement est l’incertitude autour du déploiement de la Force régionale de la SADC dans l’Est de la RDC, note ce portail. Cette position ambigüe pourrait s’expliquer par la présence sur les lieux d’une autre force, celle de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC). Il est en effet difficilement concevable que les deux contingents cohabitent sur un terrain aussi volatile que celui du Nord et du Sud-Kivu, fait savoir ce journal.

L’Avenir cite la SADC qui, dans son communiqué final, félicité ses États membres ayant consenti des efforts supplémentaires en faveur du déploiement de la Mission SADC en RDC (SAMIDRC). Le Sommet a rappelé qu’il était nécessaire que la SADC prenne le devant des efforts visant à mobiliser des ressources nécessaires à la promotion de la paix et de la sécurité dans la région de la SADC, indique ce quotidien. Ces efforts, explique tabloïd, incluent la relance des échanges en vue d’établir et de rendre opérationnel le Fonds pour la paix de la SADC ainsi que la concertation avec les partenaires internationaux de coopération. Dans un autre chapitre, souligne ce portail, le Président de la SADC a exprimé sa gratitude à tous les chefs d’État et de gouvernement ayant participé au Sommet extraordinaire et manifesté leur engagement sans faille à promouvoir la paix, la sécurité et le développement de la région de la SADC.

A Luanda, rapporte Congo Nouveau, le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, est allé solliciter l’envoi des troupes de la SADC afin de ramener la paix à quelques semaines de la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, ainsi que locales. En clair, indique cet hebdomadaire, la SADC exhorte Félix Tshisekedi et Paul Kagame au dialogue. Comment va réagir Kinshasa en rapport avec la demande des chefs d’Etat et chefs de gouvernement membres de la SADC ? s’interroge ce portail.

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