Revue du jeudi 02 novembre.

Le rapport 2023 de l’ONG Journaliste en danger (JED), intitulé « Bilan de la liberté de la presse sous le premier mandat du Président Félix Tshisekedi », est largement commenté par les journaux parus ce jeudi 2 novembre à Kinshasa.

« La presse a vécu l’enfer sous le premier quinquennat du président Félix Tshisekedi », indique Le Potentiel, a la suite du rapport publié par JED mercredi 1er novembre.

Plus ou moins 523 cas d’attaques diverses contre la presse ont été enregistrés durant cette période dont 5 journalistes tués ; 160 cas d’arrestations des journalistes ; 130 journalistes et professionnels des médias victimes des menaces ou violences physiques et 123 médias attaqués, fermés ou des émissions interdites, détaille le journal.

Pourtant, déploré La Prospérité, le quinquennat de Félix Tshisekedi était considéré comme « celui de tous les espoirs pour les journalistes congolais, après le long règne de Joseph Kabila à la tête de la RDC et qui était marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes. Le mandat de Tshisekedi était alors présenté comme celui de la rupture entre l’ancien régime et le nouveau pouvoir, issu de la première alternance politique et pacifique du pays ».

JED considère, pour sa part, que la sécurité des journalistes est l’une des clés essentielles pour assurer un processus électoral fiable et transparent, rapporte le tabloïd.

Au sujet des élections, La Prospérité rend compte du communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui  » déplore le fait que certaines parties prenantes au lieu d’apprécier les efforts fournis pour tenir dans le délai constitutionnel, tentent de c réer des tensions en vue de justifier une future contestation des résultats « .

Le journal cite les candidats président Martin Fayulu Madidi, Denis Mukwege et Moïse Katumbi Chapwe, qui « se sont là donnés des droits que la loi électorale, ni la constitution ne leur reconnaissent pas » ; dans l’intention de préparer la contestation des résultats des élections.

Cependant, l’Agence congolaise de presse (ACP) rapporte les propos de Moise Katumbi, qui a salué mercredi dans un message télévisé, le traitement équitable des candidatures à la présidentielle de décembre par CENI et la Cour constitutionnelle :

« Je tiens à saluer l’attitude de la CENI et de la Cour constitutionnelle pour le traitement équitable des candidatures à l’élection présidentielle (…) Je les exhorte à garder la même attitude jusqu’à la fin du processus électoral en vue de redorer l’image de notre pays ».

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