Nous commençons cette revue par la Présidence de la République qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que dans le cadre de sa visite d’État en Serbie. le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu avec les membres de la Diaspora congolaise en Serbie. « Je me rendrai à Washington pour entériner l’accord signé avec le Rwanda sous l’égide des États-Unis et qui a déjà été rendu public en toute transparence. Mais ne vous laissez pas berner : on ne fera ni brassage ni mixage” a déclaré, en substance, le Chef de l’État. “Concernant l’accord d’intégration régionale, sachez qu’il n’y a rien de nouveau. L’intégration régionale, c’est tout ce que j’ai désiré dès mon accession au pouvoir, mais ils nous ont poignardé dans le dos en 2022. Le respect des accords implique le respect de la Souveraineté de notre pays, le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et le rétablissement de la confiance mutuelle. On ne fait pas de commerce régional sans paix ni confiance rétablie.” a encore déclaré le Président de la République pour clarifier les choses.
Rappelons que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé à Belgrade en Serbie, le jeudi 27 novembre 2025, à l’invitation de son homologue serbe, Aleksandar Vučić, pour une visite d’Etat de trois jours.
Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale annonce que 346 Députés nationaux ont voté lors de la plénière du 29 novembre 2025, le Rapport de la Commission ECOFIN-CB relatif au projet de loi sur la reddition des comptes exercice 2024 avec un taux d’exécution de recettes de 79,97% et de 80,78% pour les dépenses.
Par délégation du Président de la République et conformément à l’article 79 de la Constitution, Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa-Tuluka, a présidé, le vendredi 28 novembre 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo), la soixante-huitième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République. Dans sa Communication articulée autour de quatre points, à savoir : 1. De la situation des accidents de la circulation routière. 2. De l’atelier national de concertation sur la Loi 14/005 et la sécurisation du régime d’exonération du Programme Sino-Congolais. 3. De l’urgence de faire aboutir la réforme portant sur le secteur agricole, pastoral et forestier. 4. De la prochaine réunion avec la délégation du Secrétariat international de l’ITIE.
S’agissant de la situation des accidents de la circulation et de leur recrudescence, afin de les prévenir et sans préjuger des mesures que doivent déjà prendre les services compétents, Madame la Première Ministre a invité le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, ainsi que le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, de veiller, chacun en ce qui le concerne, à ce que tous les véhicules affectés au service public soient soumis à un contrôle technique obligatoire. “La vie des citoyens ne saurait être compromise par des négligences ou des manquements, et le Gouvernement demeure déterminé à agir résolument pour assurer la sécurité de tous sur nos routes.”, a insisté la Cheffe du Gouvernement.
S’agissant de l’Atelier national de concertation sur la Loi 14/005 et la sécurisation du régime d’exonération du Programme Sino-Congolais que Madame la Première Ministre a organisé, sous la coordination de l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC) du 17 au 22 novembre 2025, celui a réuni, entre autres, des experts issus de la Présidence de la République, de la Primature, de la Cellule du Climat des Affaires, de l’Inspection Générale des Finances, ainsi que des Ministères des Finances, des Mines, des Infrastructures et des Travaux Publics ainsi que les Régies Financières. L’objectif principal était d’harmoniser les interpr.tations de cette loi et de sécuriser juridiquement les exonérations accordées au Programme Sino-Congolais, dans le cadre de la Convention de Collaboration du 22 avril 2008, signée entre la RD Congo et le Groupe d’Entreprises
Chinoises (GEC).
S’agissant de l’urgence de faire aboutir la réforme portant sur le secteur agricole, pastoral et forestier, Madame la Première Ministre a rappelé que l’Agriculture est un des secteurs prioritaires du Programme d’Action du Gouvernement (PAG 2024 – 2028). Il s’agit également d’un secteur grand pourvoyeur de main-d’œuvre en RD Congo avec plus de 60% de la main d’œuvre active. Pour soutenir cet élan, son Gouvernement a presque doublé la part du budget alloué au secteur agricole depuis le début du quinquennat. Deux défis majeurs demeurent cependant : le financement du secteur agricole et la fixation du SMIG pour le personnel impliqué dans ces secteurs d’activités.
Le quatrième point ayant fait l’objet de la Communication de Madame la Première Ministre concerne la prochaine réunion avec la délégation du Secrétariat International de l’ITIE. Dans le cadre du suivi du processus de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et de la préparation à la validation du pays prévue pour le 1er janvier 2026, Madame la Première Ministre a informé le Conseil que la délégation du Secrétariat International de l’ITIE, conduite par Monsieur Nassim Bennani Kabchi, Directeur Régional pour l’Afrique francophone et le Moyen-Orient, a présenté les quatre rapports réalisés avec le financement de la Belgique et de la GIZ. Il ressort desdits rapports : – La nécessité pour le Gouvernement de s’approprier les recommandations issues de ces études et de les traduire en réformes concrètes. – Le respect par le Gouvernement de ses engagements financiers dans la mise en œuvre du processus ITIE.
Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère des Affaires Foncières, annonce que Madame la Ministre des Affaires Foncières, O’Neige N’Sele a présenté ce vendredi 28 novembre 2025, devant le Sénat, l’économie générale du projet de loi portant modification et complément de la loi n°73-021 du 20 juillet 1973. Une refondation majeure, voulue par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour moderniser un texte vieux de 50 ans et renforcer la souveraineté foncière de la RD Congo . Le Sénat a déclaré le projet de loi recevable à une large majorité, ouvrant ainsi la voie à un examen approfondi en commission. Ce projet de loi du secteur des Affaires foncières avait été validé par le gouvernement lors de la 66ᵉ réunion du Conseil des ministres, le 7 novembre 2025, sous la conduite de Madame la Première ministre, Judith Suminwa-Tuluka. Il a ensuite été adopté par l’Assemblée Nationale avant d’être transmis au Sénat. Le texte apporte plusieurs innovations dans le cadre de la politique foncière nationale.
Parmi les principales : – Interdiction de concéder les terres frontalières aux personnes physiques et morales étrangères. – Définition des règles relatives à l’usufruit, à l’usage et à l’habitation. – Suppression des redevances en nature dans les concessions foncières. – Digitalisation des informations foncières urbaines et rurales pour sécuriser davantage les titres. – Régulation du marché foncier via la création d’une mercuriale. – Mise en place des mécanismes de fixation et de publication de la valeur foncière et immobilière. – Renforcement du principe de revue légale pour lutter contre la thésaurisation des terres.- Instauration d’une tentative de conciliation préalable avant toute saisine du juge civil. – Renforcement du dispositif répressif avec l’augmentation des peines et des amendes. – Maîtrise de l’assiette foncière grâce à la numérisation et à la revue légale des concessions. La loi congolaise actuelle, datant de 1973, fait de l’État l’unique propriétaire du sol et du sous-sol. Les droits immobiliers n’existent que via des concessions. Le nouveau projet vise une mise à jour globale du cadre légal pour l’adapter aux réalités actuelles, telle est l’économie de cette loi comme le rappelle 7sur7.cd.
Sous son compte X (ex-Twitter), la Banque Centrale du Congo, BCC, nous informe que le vendredi 28 novembre 2025, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, M. André Wameso, a pris part à la 47ᵉ réunion ordinaire du Conseil des Gouverneurs de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA). Plusieurs sujets ont été examinés au cours de cette réunion, dont principalement l’état de mise en œuvre du Programme de Coopération Monétaire en Afrique (PCMA). L’examen de ce point a permis aux Gouverneurs de noter qu’en 2024, 12 banques centrales sur 53 ont réussi à atteindre les cinq critères de convergence macroéconomique de premier rang. Seuls 3 pays, sur 53, ont satisfait aux trois critères de convergence de second rang. Face à cette situation, le Conseil a invité les sous-régions de l’ABCA à mettre en œuvre leurs feuilles de route visant l’harmonisation du cadre de la politique monétaire, et à présenter l’état d’avancement des actions menées lors de la réunion du Bureau de mars 2026. Pour piloter cette feuille de route au niveau de l’Afrique Centrale, la Banque Centrale du Congo, à travers son Gouverneur, a été désignée pour assurer la présidence de cette sous-région pour l’exercice 2025-2026.
Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté nous rappelle les fondements du Serment du Citoyen. S’engager pour une citoyenneté active, c’est choisir d’être acteur du changement ! • Le Serment du Citoyen n’est pas seulement une déclaration, c’est un engagement solennel à respecter les valeurs républicaines, à protéger le bien commun et à adopter des comportements responsables pour bâtir une RDC plus juste et plus forte. • Le Serment du Citoyen rappelle les valeurs fondamentales que chaque Congolais doit porter : Respect des lois et des institutions – Protection du bien public et refus de la corruption – Promotion de la paix, du vivre-ensemble et de la tolérance – Responsabilité individuelle et collective dans la construction de la Nation – Valorisation de la nouvelle citoyenneté à travers des gestes quotidiens responsables. Dans le cadre de la Campagne pour la Citoyenneté Active, ce serment devient un outil puissant pour renforcer l’éthique civique, encourager le sens du devoir et rappeler que le développement de la RD Congo commence par l’engagement de chacun. En récitant ce serment, chaque citoyen affirme son rôle dans la transformation positive du pays. Ensemble, cultivons une citoyenneté responsable pour une RDC plus forte, plus juste et plus unie.
Econews fait sa “Une” sur l’Accord de Paix de Washington : “RDC-RWANDA : une paix par compromission. Washington dicte, Kinshasa s’incline !” Sous la pression directe de Washington, le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, s’apprête à signer cette semaine un accord de paix avec Paul Kagame, malgré l’absence de retrait des troupes rwandaises et la persistance des avancées du M23. Une rencontre annoncée comme historique, mais que nombre d’analystes assimilent déjà à une capitulation diplomatique : Kinshasa n’obtient aucun de ses préalables, le Rwanda maintient ses exigences, et le terrain reste inchangé. Une paix de façade, qui sent la compromission plus que la résolution durable du conflit dans les Grands Lacs, écrit le journal. Selon Africa Intelligence, le Président kényan, William Ruto et son Premier Ministre devraient assister à la cérémonie de signature des accords de paix entre la RD Congo et le Rwanda en tant que garants du texte. Un important volet bilatéral avec l’administration Trump figure également au programme. Congo Nouveau titre à ce sujet : “Tshisekedi-Kagame, bientôt la désescalade ?” De son côté, Africanews titre : “Washington espère réunir Tshisekedi et Kagame malgré de fortes tensions persistantes”. En dépit de ces “tensions persistantes”, Kinshasa a tout de même confirmé la venue de Tshisekedi aux États-Unis pour signer un “accord final”. De son côté, Paul Kagame s’est montré optimiste sur la perspective de signature, tout en insistant néanmoins sur la nécessité d’un vrai engagement de toutes les parties. Les autorités congolaises rappellent, elles, que l’intégrité territoriale de la RDC est non négociable. La rencontre du 4 décembre pourrait ainsi ouvrir une nouvelle séquence diplomatique ou mettre en lumière les limites d’un processus fragilisé par une méfiance profonde, et une situation militaire qui n’évolue pas, conclut AfricaNews.
AfricaNews qui revient, par ailleurs, sur la problématique de la fiscalité du tabac : la hausse des droits d’accises de 40 % menace l’équilibre du marché légal et encourage le commerce illicite, écrit le journal. Le marché du tabac en République Démocratique du Congo présente un volume impressionnant de 11,4 milliards de cigarettes, évaluées à 120 francs congolais l’unité, représentant un chiffre d’affaires total de 11,4 milliards de francs congolais. On estime ainsi ce marché à environ 1 368 milliards CDF -11,4 milliards x 120 CDF. Concernant la fiscalité, elle se compose de 16 % de TVA, 20 % de droits à l’importation, et un exorbitant 120 % de droits d’accise, auxquels s’ajoutent 2 % de taxes pour la promotion de la santé et 19 % pour d’autres taxes diverses. D’après les experts du secteur, ce régime fiscal pénalise les acteurs légaux, tout en favorisant la prolifération du commerce illicite. L’omniprésence de produits de contrebande, non taxés, entraîne une concurrence déloyale et incite certains opérateurs à sous-déclarer la valeur de leurs marchandises dans le but de réduire leur charge fiscale, compromettant ainsi la conformité des prix sur le marché.
Chonik’Éco titre sur sa “Une” : “Appréciation du franc congolais, Suminwa tempère les attentes…” Alors que le franc congolais poursuit son appréciation face au dollar américain, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka invite la population à faire preuve de patience. Selon elle,les retombées concrètes de cette évolution sur le quotidien des ménages ne peuvent être immédiates. Elle s’est exprimée à ce sujet le mardi 25 novembre 2025 à Kinshasa (RD Congo), en marge du Forum Makutano. «Pour voir l’effectivité de l’appréciation du franc congolais sur la vie des citoyens, il faut du temps », at- elle déclaré, répondant à une question sur les mesures engagées par le Gouvernement. L’amélioration du pouvoir d’achat, souligne-t-elle, s’inscrit dans un processus graduel : « Cela ne se ressent pas du jour au lendemain. ».
Congo Nouveau qui revient, de son côté, sur un contrat de Partenariat Public-Privé (PPP) dont la conformité interroge la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (DGCMP). “La DGCMP s’oppose au contrat CINAT SA – CODER” titre ainsi le journal. Répondant à une correspondance de la Direction Générale de la Cimenterie Nationale SA (CINAT SA) lui adressée et portant demande d’un avis technique et d’orientation sur le contrat PPP signé entre la société Congolaise du Développement Rural (CODER SARL) et CINAT SA – entreprise publique faisant partie du portefeuille de l’État -, le Directeur Général de la DGCMP a émis quelques réserves. Ce prétendu PPP d’un montant de 53.350.000,00 USD conclu avec la CODER SARL présenterait des failles juridiques. Ainsi, note le Directeur Général de la DGCMP, sur le strict plan juridique, le contrat de partenariat signé le 17 février 2011 est postérieur à la Loi n° loi n°10/010 du 27 avril 2010 et ses textes d’applications, lesquels régissent également les contrats de délégation des services (…) conformément aux dispositions de l’article 1 de ladite loi en exigeant notamment les avis de non objection de la DGCMP aux projets de contrat ainsi que les approbations de tout contrat par les autorités compétentes. Selon la DGCMP, le contrat, objet de contestation étant signé postérieurement à la loi relative aux PPP en vigueur, soit le 13 février 2021, son processus de contractualisation et d’exécution aurait dit se faire scrupuleusement selon les prescrits de ladite loi. Sur le plan technique, le contrat, objet de contestation, a été signé le 03 février 2021 et non le 13 août 2025 ; le dit contrat constitue la modification du contrat de partenariat signé le 17 février 2011 entre les mêmes parties. Pour rappel : un partenariat public-privé (PPP) est un marché public sur lequel se rencontrent un organisme public (État, collectivité locale, établissements publics, notamment les hôpitaux) et un ou plusieurs acteurs privés pour réaliser un projet lié à l’intérêt général. Ce marché de partenariat prévoit un paiement différé (loyer versé par la personne publique sur une période fixée dans le contrat, notamment).
Econews qui revient également sur “l’explosion des dépenses sécuritaires pour l’Est de la RD Congo” ce qui entraîne des “dérives financières et révèle un système hors de contrôle” écrit le média. “Un budget militaire qui explose… sans victoire décisive” sur le terrain constate Econews. Le contraste est saisissant : alors que le Gouvernement de la République a multiplié les budgets, dits «exceptionnels», pour soutenir l’effort de guerre, les résultats sur le front ne reflètent nullement ce déploiement financier. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2019 : taux d’exécution des dépenses autour de 51%. 2021–2025 : 222%. Le record absolu a été réalisé en 2022 avec un dépassement de 508%. Autrement dit, pour chaque dollar budgété, plus de deux ont été dépensés. La machine financière tourne à plein régime… mais la machine militaire, elle, reste grippée. La cause ? Les “détournements en série”, selon le journal. En 2021, huit officiers FARDC et un policier sont arrêtés pour détournement de fonds liés aux opérations en Ituri. Une première alerte, sans traitement de fond. Mais cela ne s’arrête pas là. En février 2025, deux officiers condamnés à trois ans de prison pour détournement et refus d’obéissance. Plus tard, il y a eu l’arrestation de 11 généraux et 14 officiers supérieurs – certains accusés eux aussi de s’être servis dans la caisse du front. Econews de conclure : “ Les Congolais, eux, n’ont qu’une seule exigence : que l’argent destiné à protéger leur territoire serve réellement à la défense — et non à enrichir quelques-uns…
Le Monitor consacre sa “Une” aux travaux d’infrastructures réalisés par le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa et titre : “Daniel Bumba fait bouger les lignes des infrastructures routières de la capitale !”. Avec 105 kilomètres de routes achevés en quinze mois, un volume inédit pour une administration provinciale récente, Kinshasa connaît l’un des rythmes de chantiers les plus soutenus de son histoire récente. Dans une capitale longtemps marquée par l’abandon des infrastructures, la réalisation de ces axes routiers, associée à la relance des programmes de curage et d’assainissement, constitue l’ossature du bilan que revendique aujourd’hui le Gouverneur Daniel Bumba, écrit le journal.
Le Quotidien revient sur la mission du Président de l’Assemblée Nationale de la RD Congo en Afrique du Sud et titre : “Aimé Boji place la question des chaînes d’approvisionnement des minerais au cœur des discussions”. Intervenant pour la seconde fois devant ses homologues réunis au Forum parlementaire de la SADC à Durban, le Président de l’Assemblée nationale de la RD Congo, l’Honorable Aimé Boji Sangara a appelé à un engagement collectif autour de trois axes essentiels : adopter des législations régionales garantissant la transparence am rence, la traçabilité et l’intégrité des chaînes d’approvisionnement en minerais ; promouvoir une intégration économique régionale inclusive, afin que les minerais stratégiques profitent réellement aux populations et réaffirmer une solidarité indéfectible avec la RD Congo, dont l’agression continue d’avoir des répercussions sécuritaires et humanitaires sur toute la région.
Zoom-eco.net annonce que le Gouvernement de la RD Congo a reçu, le vendredi 28 novembre 2025, à Kinshasa, une délégation d’entreprises japonaises venue présenter un Plan directeur visant à structurer et sécuriser la chaîne d’approvisionnement en minéraux critiques dans la région du Copperbelt, zone stratégique située entre la RD Congo et la Zambie. L’intérêt japonais pour la Copperbelt s’inscrit dans la dynamique mondiale de diversification des sources d’approvisionnement en minerais essentiels à la transition énergétique, notamment le cobalt, le cuivre et le germanium. Le déplacement de cette délégation illustre une stratégie plus offensive de Tokyo, cherchant à réduire sa dépendance vis-à-vis de certains marchés asiatiques tout en sécurisant des volumes auprès du premier producteur mondial de cobalt. La RD Congo pourrait en tirer avantages si elle parvient à orienter ces discussions vers la création de chaîne de valeur locale : transformation intermédiaire, logistique modernisée et meilleure traçabilité, autant de points essentiels à la compétitivité future de sa filière minière.
Actualite.cd, nous informe que Madame la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu vendredi 28 novembre 2025 Bintou Keita, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RD Congo, pour une visite d’au revoir marquant la fin de sa mission dans le pays. Elle était accompagnée de ses adjoints, Bruno Le Marquis et Viviane Van Deperre. Au cours de l’entretien, les deux responsables ont évoqué la continuité de l’engagement des Nations unies aux côtés de la RDC, ainsi que le maintien de l’appui de la MONUSCO. « Nous sommes ici parce que dimanche, je quitte la RDC et Son Excellence Madame la Ministre a voulu que nous puissions nous dire au revoir. Mais en même temps, je ne dis pas au revoir, parce que les Nations unies (la MONUSCO)restent en RDC, à travers l’équipe présente ici et celle qui n’est pas dans cette salle. Elles continueront à mettre en œuvre le mandat confié par le Conseil de sécurité », a déclaré Bintou Keita à l’issue de la rencontre.
Actualite.cd nous informe également que le Ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a détaillé cette semaine, lors du forum économique Makutano à Kinshasa, un projet majeur de production de fer dans la Grande Orientale, qu’il présente comme un chantier « structurant » pour la RD Congo. Le Ministre a indiqué que le pays dispose « d’environ 20 milliards de tonnes de minerai de fer » dans cette région. « Vingt milliards pèsent vingt milliards », a-t-il lancé, assurant que ce gisement fera l’objet d’une exploitation à grande échelle. Il a expliqué que le gaz extrait du lac Kivu pourrait être transporté « en gazoduc jusque-là » pour produire des « éponges de fer » puis de l’acier. Le Ministre Louis Watum a affirmé que la préparation du projet est « suffisamment avancée », qu’il sera « très bientôt » présenté en commission interministérielle puis au gouvernement, et que des partenaires sont « prêts à financer ». L’investissement attendu est, selon lui, « un peu plus de 50 milliards de dollars ».
Nous terminons cette revue par la Déclaration sur les Processus de Doha et de Washington faite par le Prix Nobel de la Paix 2018, Dr Denis Mukwege, relayés par Top Congo FM, et dans laquelle il affirme que les Accords de Washington et Doha, loin de vouloir restaurer la légalité internationale dans la région des Grands Lacs, sont le fruit d’intérêts étrangers motivés par des velléités géostratégiques. Ils offrent l’illusion d’avancées diplomatiques, mais ne modifient en rien la réalité de millions de Congolaises et de Congolais déracinés, affamés et privés de leurs droits les plus fondamentaux.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre





















































