Le président de la République démocratique du Congo a ordonné aux vice-premiers ministres de l’Intérieur, des Transports et de la Défense de travailler en étroite collaboration afin de créer les conditions sécuritaires et logistiques nécessaires à la réouverture humanitaire de l’aéroport de Goma, dans l’est du pays. Cette directive a été annoncée vendredi 14 novembre lors du 67ᵉ réunion du Conseil des ministres, dont le compte-rendu a été lu à la télévision nationale.
Sous occupation de l’armée rwandaise venue en soutien aux supplétifs de lAFC-M23 et situé au cœur d’une région marquée par des tensions armées persistantes et considéré comme un point stratégique vital pour l’acheminement de l’aide, l’aéroport de Goma occupe un rôle essentiel pour les opérations humanitaires dans la province du Nord-Kivu. Sa réouverture, même sous un format limité et sécurisé, est jugée capitale pour soutenir les populations affectées par les violences et les déplacements massifs.
Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une synergie totale entre les trois vice-premiers ministres concernés.
« Le président de la République a formellement instruit les vice-premiers ministres de l’Intérieur et du Transport, ainsi que celui de la Défense, de travailler de manière conjointe afin de créer les conditions sécuritaires et logistiques nécessaires à la réouverture humanitaire de l’aéroport de Goma », a déclaré le porte parole du gouvernement Patrick Muyaya.
Le dispositif en préparation devra intégrer les recommandations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), notamment en ce qui concerne la protection des aéronefs, la sécurisation des couloirs de circulation pour les humanitaires et l’établissement de garanties crédibles de sécurité pour les opérations aériennes. A cet effet, un rapport d’étape régulier devra être transmis au Chef de l’État par l’intermédiaire de la Première ministre afin de suivre l’évolution des actions et ajuster les mesures si nécessaire.
Un signal fort de la volonté des autorités congolaises de maintenir l’accès humanitaire dans une zone où les besoins demeurent immenses, tout en renforçant la coordination entre l’État et les acteurs humanitaires.
Sam Nzita




















































