Rentrée parlementaire: Discours du Président Mboso devant les élus du peuple

Honorable Président du Sénat et très cher Collègue;
Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;
Monsieur le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle ;
Premier Président de la Cour de Cassation ;
Monsieur le Procureur Général près la Cour de Cassation ;
Monsieur le Premier Président du Conseil d’Etat ;
Monsieur le Procureur Général près le Conseil d’Etat ;
Monsieur le Chef d’Etat-major des Forces armées de la République
Démocratique du Congo ;
Monsieur le Premier Président de la Haute Cour Militaire ;
Monsieur l’Auditeur Général des Forces armées de la République Démocratique
du Congo ;
Président du Conseil Economique et Social ;
Monsieur les membres des Bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat ;
Honorables Députés nationaux
Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Messieurs les Présidents des institutions d’appui à la démocratie ;
Mesdames et Messieurs Membres du Gouvernement ;
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Membres du Corps
diplomatique accrédités en République Démocratique du Congo ;
Monsieur le Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa ;
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala ;
Messieurs les Chefs et Représentants des Confessions religieuses ;
Mesdames et Messieurs membres de la Société de la civile ;
Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs ;
Mesdames et Messieurs ;
Honorables Députés et chers Collègues ;
Permettez-moi avant tout de rendre un vibrant hommage à Son Excellence Monsieur
le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI

TSHILOMBO, Garant de la Nation et du fonctionnement régulier des pouvoirs
publics et des institutions.
Distingues invités,
Mesdames et Messieurs,
Au nom de mes collègues députés et en mon nom personnel, je vous souhaite la
bienvenue au Palais du Peuple, siège de la Représentation nationale, lieu chargé
d’histoire où s’édicte la loi au nom et dans l’intérêt du peuple congolais.
A vous, Mesdames et Messieurs, qui avez accepté d’honorer de votre présence, la
cérémonie de ce jour consacrant l’ouverture de la première session ordinaire de
l’année, la première sous l’ère de l’Union Sacrée de la Nation que mes collègues
députés m’ont fait l’honneur de présider depuis un peu plus d’un (01) mois, je
voudrais dire que votre présence en cet hémicycle témoigne de l’importance que vous
accordez au fonctionnement régulier des Institutions de la République en général et
plus particulièrement de l’Assemblée Nationale.
Recevez ici, le témoignage de notre parfaite et sincère reconnaissance.
Distingues invités,
Mesdames et Messieurs,
Honorables Députés et chers Collègues,
Comme à l’accoutumée et conformément aux prescrits des articles 115 de la
Constitution et 64 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’ouverture de
la session ordinaire de mars 2021 intervient en ce jour.
D’entrée de jeu, permettez-moi de vous indiquer que celle-ci va s’ouvrir avec une
page noire. En effet, avec un cœur brisé, nous avons appris, le mercredi 10 mars
2021, le décès de notre estimé collègue, Honorable LOKONDO YOKA HenriThomas, en Afrique du Sud où il était en soins médicaux.
L’Honorable LOKONDO aura été le modèle d’un parlementaire assidu, libre d’esprit,
capable de transcender les clivages politiques à la recherche de l’intérêt général.
L’Assemblée nationale perd une fois de plus en lui un brillant tribun.
A sa famille, à ses proches et à nous-mêmes ses collègues, j’adresse mes
condoléances les plus émues. Je prie à l’assistance de se lever pour observer une
minute de silence.
A présent, permettez-moi d’interrompre ce discours pour aller déposer un bouquet de
fleurs à l’endroit où notre Collègue avait l’habitude de s’asseoir.

Je vous remercie !
Honorables Députés et chers Collègues,
Permettez-moi également de m’acquitter d’un agréable devoir, celui d’exprimer au
nom des honorables députés et de membres du Bureau de notre Chambre, nos vives
félicitations aux honorables membres du Bureau définitif du Sénat pour leur brillante
élection à la tête de la Chambre haute, avec laquelle nous sommes appelés à
collaborer étroitement.
Nos cordiales félicitations s’adressent aussi à Monsieur le Premier Ministre, Chef du
Gouvernement pour sa nomination afin de conduire le Premier gouvernement de
l’Union sacrée de la Nation.
Honorables Députés et chers Collègues,
Après la laborieuse session extraordinaire de janvier dernier, vous avez eu droit à des
vacances méritées. Mais, il n’est pas sans importance de rappeler que pendant ladite
session extraordinaire, des mutations importantes sont apparues au sein de notre
chambre législative, et dont la plus marquante est la requalification de la majorité
parlementaire qui a eu pour corollaire l’élection d’un nouveau Bureau à l’Assemblée
nationale.
Cette requalification, ayant touché les fondements de notre système politique, a
entrainé la nomination d’un nouveau Premier Ministre appelé à conduire un nouveau
Gouvernement issu de la nouvelle majorité parlementaire.
Honorables Députés et chers Collègues,
Pendant les vacances parlementaires, des événements porteurs d’espoir pour notre
pays ont alimenté la vie politique, dont le plus important et historique est l’investiture
et la prise des fonctions de Son Excellence Monsieur le Président de la
République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, à la
présidence de l’Union africaine.
Cet évènement intervient 54 ans après la tenue, à Kinshasa, du 11 au 14 septembre
1967, du Quatrième sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine, aujourd’hui
Union Africaine. Ceci constitue un motif de fierté pour notre pays.

Cette brillante victoire diplomatique traduit, à n’en point douter, la marque de
l’estime et de confiance que ses pairs, Chefs d’Etat africains, témoignent à son
Auguste Personne et, à travers lui, au peuple congolais tout entier.
En sus, cet exaltant succès diplomatique consacre à la fois le couronnement de sa
politique d’ouverture, de dialogue, de réconciliation ainsi que de coexistence
pacifique entre les Peuples et les Etats Africains, dans le respect mutuel de la
souveraineté de chaque Etat.
Au nom du tout vaillant Peuple congolais, nous tenons à lui présenter, une fois de
plus, nos sincères et chaleureuses félicitations, tout en lui assurant de notre
accompagnement dans l’exercice de ces hautes fonctions. C’est dans ce sens que le
Bureau de l’Assemblée nationale a délégué, le 5 février 2021, six (6) Députés
nationaux à Addis-Abeba, pour rehausser de leur présence la dite cérémonie
d’investiture et de prise des pouvoirs.
Honorables Députés et chers Collègues,
Aussitôt élus et malgré le fait qu’ils soient en vacances parlementaires, les Membres
de votre Bureau n’ont pas croisé les bras. Ils ont, en effet, mené quelques activités
courantes de la mission de notre institution, notamment :

Les membres du bureau du Sénat

des visites auprès des Chefs des confessions religieuses pour les sensibiliser à
appuyer le travail de notre Chambre, échanger au tour des enjeux de l’heure et
bénéficier de leurs conseils avisés ;

la réunion avec la délégation syndicale de l’Hôpital général de référence de
Kinshasa, le 26 février 2021, aux fins de trouver une solution consensuelle à la
crise qui menaçait son fonctionnement ;

des audiences notamment avec le Conseil panafricain des autorités traditionnelles
et coutumières, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante
ainsi que le Directeur Général de l’Office national d’Identification de la
population ;

Côte à côte: le Premier Ministre, Sama Lukonde, et le Président de la Cour Constitutionnelle, Evariste Funga

la participation à la messe de suffrage organisée en mémoire de l’ancien Premier
Ministre, Joseph NSINGA UDJUU le 10 mars 2021, à la cathédrale Notre-Dame
du Congo.
Il y a également lieu de signaler que votre Bureau a dépêché une mission de
contribution à la pacification dans les provinces de la Mongala et de la Tshuapa.

Honorables Députés et chers Collègues,
La diplomatie parlementaire constitue, de nos jours, une activité prépondérante dans
la vie des parlements. C’est ainsi que, dans la même lancée et au cours de la même
période des vacances, Votre Bureau a accordé des audiences à quelques Chefs de
missions diplomatiques accréditées dans notre pays. Il s’agit, en l’occurrence, des
Ambassadeurs de la République populaire de Chine, de la République populaire de
Corée, du Royaume de Belgique ainsi que du Directeur Général adjoint chargé de
l’Afrique au service européen en charge de l’action extérieure. Avec eux, nous avons
conféré notamment au sujet du resserrement des liens et des relations entre nos
populations et nos assemblées respectives. Il a été également question de la
coopération au développement, la lutte contre la pandémie de Covid-19, le secteur
des infrastructures ainsi que le renforcement d’une coopération et d’un partenariat
d’égal à égal pour l’intérêt commun.
Par ailleurs, le Bureau de l’Assemblée nationale s’est rendu à l’Ambassade d’Italie
pour exprimer sa compassion aux diplomates italiens, à la suite de l’assassinat
ignoble, dans la province du Nord-Kivu, de l’Ambassadeur LUCA ATTANASIO,
Ambassadeur d’Italie en République Démocratique du Congo, de son chauffeur,
notre compatriote, Moustapha MILAMBO, ainsi que de son garde de coprs, le 22
février 2021. Il a également pris part à la messe de suffrage organisée, le 25 février
2021, en mémoire des illustres disparus, en présence du Chef de l’Etat.
Honorables Députés et chers collègues,
La session qui s’ouvre ne sera pas de tout repos. Elle s’annonce très laborieuse au
regard des matières inscrites dans l’avant-projet du calendrier de nos travaux aussi
bien dans le domaine législatif que celui non-législatif. Elle sera sans nul doute, un
moment de débats républicains, patriotiques et passionnants face aux enjeux et
attentes de nos populations. Elle sera aussi l’occasion de nous mettre en face de nos
responsabilités en tant que mandataires de ce peuple dont les besoins sont immenses
et légitimes.
S’agissant du domaine législatif, nous entendons prioritairement focaliser la présente
session sur les réformes dans le domaine de la gouvernance électorale.
Le temps des réformes, il faut le reconnaître, est souvent un moment à la fois
exaltant, exigeant et diversement apprécié. Il en est ainsi, non seulement parce
qu’elles bousculent les habitudes et les intérêts, mais aussi et surtout parce qu’il faut

opérer des changements. Il est temps d’opérer les changements attendus par notre
peuple. C’est ici le lieu de saluer la vision de Son Excellence Monsieur le Président
de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO
dont l’audace réformatrice et le don de soi à la République ne fait l’ombre d’aucun
doute.
Et pour paraphraser Maurice Druon, « rien ne s’accomplit de grand dans l’ordre
politique et rien ne dure sans la présence d’hommes dont le génie, le caractère et
la volonté inspirent, rassemblent et dirigent les énergies d’un peuple ! »
Ainsi, les lois qui ont trait à l’organisation des élections, en l’occurrence la loi
électorale et la loi organique portant organisation et fonctionnement de la centrale
électorale bénéficieront de la priorité dans leur examen. Il va ainsi sans compter le
fait que certaines options de réforme envisagées dans la proposition de loi électorale
impliquent nécessairement la révision de certaines dispositions constitutionnelles
dont la procédure impose suffisamment de temps.
Cette attention particulière portée sur ces lois implique notamment la désignation des
animateurs de la CENI. A cet effet, si la fois passée le consensus n’a pas pu se
dégager autour d’un candidat, nous osons espérer que, cette fois-ci, les Chefs des
confessions religieuses, dépasseront désormais leur égo et parviendront à désigner,
dans le meilleur délai, leur délégué à la CENI parmi les meilleurs et dignes fils et
filles du pays, s’il faut s’en tenir à la rigueur des critères qualitatifs de formation,
d’expertise et de moralité qu’imposent ces postes à pourvoir.
De même, nous invitons les autres composantes de la société civile ainsi que la classe
politique à procéder le plus rapidement à la désignation d’autres membres de la CENI
dont ils sont l’émanation. L’Assemblée nationale est totalement mobilisée pour
accélérer l’entérinement de tous les membres, une fois désignés, afin que, jouant
notre part de partition, nous parvenions à lever irrémédiablement cet obstacle majeur
à la poursuite du processus électoral. En effet, plus le remplacement des membres de
la CENI traine, plus nous accumulons le retard, eu égard au temps qui court. Chacun
doit en être conscient et assumer pleinement sa part de responsabilité.
Honorables Députés et chers collègues,
Si les questions électorales demeurent prioritaires pour la présente session, leur
examen ne nous dispense pas, pour autant, de focaliser notre attention à d’autres
domaines de la vie nationale. Nos délibérations porteront, en effet, sur bien d’autres
sujets en rapport avec les matières législatives et non législatives.

En ce qui concerne les matières législatives, sans être exhaustif, il y a lieu de
mentionner :

le projet de loi autorisant la ratification du Protocole relatif à la création du
Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine ;

le projet de loi autorisant la ratification du Protocole de la Charte africaine des
droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées
en Afrique ;

Une minute de silence

la proposition de loi portant protection et promotion des droits des personnes
vivant avec handicap ;

la proposition de loi déterminant les principes fondamentaux relatifs à
l’exercice du droit de grève ;

le projet de loi autorisant la ratification de l’Aménagement de Kigali au
Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone ;

la proposition de loi modifiant et complétant la loi portant principes
fondamentaux relatifs à l’agriculture ;

la proposition de loi modifiant et complétant le Code pénal (peines applicables
aux infractions prévues par les Actes uniformes de l’OHADA) ;

le projet de loi portant modalités d’application de l’état d’urgence et de l’état
de siège en République Démocratique du Congo.
En ce qui concerne les matières non législatives, l’activité au sein de notre chambre
se penchera également sur :

L’audition et l’approbation du programme de gouvernement ;

L’examen des rapports de la Commission Electorale Nationale Indépendante
sur le processus électoral ;

La réorganisation des Groupes parlementaires, des Commission permanentes et
Sous-commissions ;

L’examen du rapport annuel d’activités de la Commission Nationale des Droits
de l’Homme ;

l’entérinement de la désignation des membres de la Commission Electorale
Nationale Indépendante ;

la prestation de serment des Juges membres de la Cour des comptes ;

la révision de certaines dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée
nationale.

Eu égard à l’importance de toutes ces matières, nous entendons aménager notre temps
pour que cette fois, un nombre important de celles-ci soit adopté au cours de cette
session.
Aussi, Votre Bureau veillera-t-il à ce que l’Assemblée nationale, institution
représentante du peuple dans sa globalité, s’active toujours à incarner la voie
démocratique avec tout ce que cela comporte en termes d’inclusion, de
représentativité, de redevabilité au peuple, et de prise en charge des aspirations et des
attentes de celui-ci, toujours nombreuses et pressantes.
Honorables Députés et chers Collègues,
Conformément aux dispositions de l’article 139 alinéa 6 de notre règlement intérieur,
Votre Bureau s’attèle, dans la mesure de ses responsabilités, à présenter à l’Auguste
Assemblée plénière le rapport de la gestion financière de l’Assemblée nationale.
Honorables Députés et chers Collègues,
Nous veillerons à ce que, à l’Assemblée nationale, le salut du peuple demeure la loi
suprême. La Nation est souveraine, le peuple est souverain, pour ainsi demeurer dans
la droite ligne du « Peuple d’abord ». Notre Chambre sera ainsi un lieu privilégié
d’expression démocratique, où la parole sera libre et sans contrainte, dans la mesure
où c’est d’abord en son sein que les droits, devoirs et prérogatives de l’ensemble des
députés, ceux de la majorité, tout comme de l’opposition, doivent être confortés.
S’agissant de la Majorité, elle devrait travailler dans le sens de la promotion des
intérêts de la population. Elle fera en sorte que, dans le débat démocratique prévale
l’esprit d’ouverture et de tolérance, même si elle a le droit de s’assumer en tant que
majorité.
Une confrontation d’idées, un débat parlementaire élevé, équilibré et équitable,
organisé et argumenté, favorisera une prise de décision saine et réfléchie au sein de
notre Chambre.
Honorables Députés et chers Collègues,
L’Opposition a sa place dans notre Chambre. Les droits qui lui sont reconnus seront
respectés. Permettre à l’opposition parlementaire de jouir de ses droits et disposer de
moyens substantiels, c’est lui donner la possibilité d’affiner sa critique, la rendre ainsi

plus constructive, au bénéfice de l’ensemble des citoyens, et cela, j’ose croire,
l’incitera à renoncer aux pratiques d’obstruction.
De cette manière, l’image de notre institution parlementaire s’en trouvera aussi
revalorisée auprès des citoyens toutes tendances politiques confondues. Ainsi, se
sentiront-ils représentés, écoutés et compris. J’ai évoqué les droits de l’opposition,
mais je tiens également à souligner la question de sa responsabilité. Dans une
démocratie parlementaire, l’opposition a également des devoirs. Toute opposition
républicaine doit faire preuve d’une éthique politique pour sa participation au débat
démocratique. Elle doit proposer des alternatives crédibles et constructives destinées
à éclairer la marche de la gouvernance.
Honorables Députés et chers collègues,
Dans le domaine de contrôle parlementaire, l’insécurité persistante dans l’Est de
notre pays doit faire l’objet de notre attention et notre détermination. Tout en
accompagnant le gouvernement dans ses efforts pour garantir le bien être au peuple
congolais, nous intensifierons en même temps la mise en œuvre de cette mission que
nous assigne le constituant. Nous allons user de la diplomatie parlementaire comme
contribution aux efforts de rétablissement de la paix et de la sécurité à l’Est du pays.
Dans ce même domaine de contrôle parlementaire, nous envisageons nous appesantir
sur une thématique qui, jusqu’alors, n’a pas retenu l’attention du plus grand nombre
d’élus nationaux. Il s’agit de la gestion des ressources environnementales de notre
pays : nos forêts, nos brousses, nos lacs, nos rivières et nos fleuves,… qui constituent
des espaces vitaux pour nos populations.
A titre d’exemple, le Service permanent de l’inventaire et Aménagement forestier
indique que la République Démocratique du Congo abrite 47% de la forêt humide
équatoriale africaine qui influence énormément la vie des populations qui la
considère comme, « la mère nourricière », et dont la préservation est, en même
temps, vitale dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, selon les
récentes études, notre pays dispose également de 120 millions de terres arables dont
48,8%, soit près de la moitié, auraient déjà fait l’objet de concession depuis l’époque
coloniale à nos jours.
La représentation nationale devrait se préoccuper désormais du bénéfice qu’a tiré
notre pays ainsi que les populations locales des milieux d’exploitation de ces
ressources. Des programmes de conservation et de gestion rationnelle de ces

ressources doivent combiner en même temps la participation des populations
riveraines, la prise en compte de leurs us et coutumes tout en alignant leur
exploitation dans une perspective de gestion durable au profit des générations futures.
Honorables Députés et Chers Collègues,
Dans le domaine de la diplomatie parlementaire, J’ai l’insigne honneur d’annoncer
officiellement à l’Auguste Assemblée plénière que notre pays s’est vu confier la
Présidence du Forum Parlementaire de la SADC à l’issue de la 48ème Assemblée
Plénière Virtuelle, tenue à Kinshasa, du 4 au 5 décembre 2020.
Ces fonctions vont permettre à notre diplomatie parlementaire de rayonner davantage
dans la sous-région.
Pour mener à bien ce mandat, je sollicite le concours de tous, beaucoup plus de ceux
de nos collègues qui siègent actuellement ou qui ont siégé au Forum parlementaire de
la SADC.
Je saisis également cette occasion pour vous informer qu’à la fin de ce mois de mars,
soit du 26 au 27, il se tiendra par visioconférence la réunion du Comité exécutif dudit
Forum. Par ailleurs, notre pays est invité à abriter, au mois de mai prochain, la 18ème
Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
Dans le même ordre d’idées, Votre Bureau envisage la création et le maintien des
groupes d’amitiés avec des pays amis, en vue de favoriser les échanges et faciliter la
diplomatie directe et bilatérale entre les assemblées.
Honorables Députés et chers collègues,
Dans le cadre de notre mission de représentation nous envisageons d’organiser, dans
les tous prochains jours, deux grandes activités. La première sera consacrée à
l’Accord portant création de la zone de Libre-échange continentale africaine,
ZLECAF en sigle et, la seconde sur fera l’état des lieux de la COVID-19 dans notre
pays.
S’agissant de la première activité, nous voulons, à la lumière des points de vues des
experts du Ministère du Commerce extérieur, de la DGDA, de la FEC et de certains
professeurs d’Université, cerner tous les aspects de cet accord afin d’envisager sa
mise en œuvre sans heurt pour notre économie.

Quant à la seconde activité, il sera question d’être fixé par la Coordination nationale
de la lutte contre la pandémie de COVID-19, sur l’évolution de cette pandémie, des
mesures de riposte entreprises ainsi que son impact sur la vie nationale.
Il n’existe l’ombre d’aucun doute que cette pandémie existe bel et bien, ses effets
néfastes comptent des pertes en vies humaines dont nous sommes victimes à un titre
ou à un autre. Nos deux Chambres du Parlement n’en ont pas été épargnées.
Ainsi, en tant que leader d’opinion, le député national devrait être exemplaire. Il doit
veiller au respect des mesures barrières : le lavage systématique des mains, le port
obligatoire des masques en public, comme c’est le cas aujourd’hui, le respect de la
distanciation physique. Ce faisant, nous participeront à l’éducation de plus de 100
millions de congolais.
Honorables Députés et chers collègues,
Les vacances parlementaires sont pour nous, l’occasion de reprendre un contact
durable avec nos bases respectives et de palper du doigt les réalités de terrain. Elles
nécessitent des interventions énergiques du gouvernement en vue des transformations
qualitatives de la vie de nos concitoyens.
C’est pour cette raison que je vous invite au dépôt de vos rapports conformément aux
prescrits de l’article 137 de notre règlement intérieur. Votre Bureau entend valoriser
ces rapports en organisant leur présentation au cours d’une journée dénommée
« Journée du rapport parlementaire », ainsi que le suivi de leur exécution auprès
du Gouvernement pour demeurer réellement des porte-voix de nos électeurs.
C’est sur ces mots que je déclare, tout en réitérant ma profonde gratitude à vous tous
qui avez accepté mon invitation, ouverte la deuxième session ordinaire de l’année
2021.
Je vous remercie.
Kinshasa, le 15 mars 2021.
Honorable MBOSO N’KODIA PWANGA Christoph

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