RDC: Qu’est ce qui se trame dans l’espace swahiliphone?(vidéos)

Des femmes des militaires à moitié nues dans les rues de Kindu

Alors que la République démocratique du Congo est en pleine guerre lui imposée par ses voisins le Rwanda et ses collabos du M23 depuis plusieurs années dans sa partie est dont plusieurs territoires échappent, désormais, à son contrôle, l’on observe, malheureusement, une montée en puissance des revendications, des déclarations et de prise de position contre le pouvoir de Kinshasa.

Une guerre à l’interne à éviter

Une vidéo a inondé les réseaux sociaux depuis ce lundi 2 janvier montrant la marche d’un groupe des femmes à moitié nues protestant contre la mort de leurs maris militaires qui se comptent par milliers selon ces femmes qui ont traversé les rues de la capitale du Maniema à Kindu.

Des femmes des militaires et leurs enfants dans la rue

Les congolais qui venaient d’une longue nuit après la Bonana se sont vus réveiller par ce spectacle désolant qui présage une mauvaise augure pour le pays.

marche des femmes des militaires au front

Certains internautes congolais n’ont pas hésité à commenter ce fait nauséabond en cette année où tout le monde recherche le retour à une vie normale :

« Ce n’est pas normal que l’on instrumentalise toutes ces pauvres femmes après les fêtes de fin d’année« , commente un internaute.

Un autre est plus critique :

 » qui ne sait pas que toute personne qui s’engage sous le drapeau a deux possibilités en cas de guerre: soit elle rentre vivante ou elle meurt. C’est des principes que toutes ces femmes devraient savoir. Dans certains états civilisés, le militaire engagé au front a l’obligation de préparer sa famille quant à cette situation. Chez nous, on théâtralise tout alors qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort« , regrette -t-il.

Et un autre de conclure:

 » ceux qui sont derrière ces machinations devraient être identifiés et punis sévèrement. Ce n’est pas loin d’un mouvement d’insurrection et une atteinte à la souveraineté de la nation« .

Toujours dans la même espace à majorité swahiliphone, il s’observe l’organisation des forums dont celui de l’espace grande orientale qui s’est tenu du 27 au 30 décembre à Kisangani. Cette messe noire s’est clôturée par une déclaration pas moins incendiaire à l’endroit du pouvoir actuel comme on peut le lire sur cet extrait :

« Constatant la dégradation prononcée de la condition générale de notre Espace caractérisée par ia rupture persistante de la paix et de ia sécurité, plus particulièrement dans la province de I’ITURI sous le régime de l’état de siège, et les provinces du BAS-UELE et du HAUT-UELE y compris la TSHOPO ; soumis aux attaques et aux razzias des groupes armés étrangers et locaux ;

Révoltés par i’effroyabie délabrement des infrastructures de base, l’expioitation anarchique des ressources nature!les entrainant une destruction sauvage de l’environnement et des écosystèmes, à l’origine du chômage endémique et la misère généralisée et galopante de nos populations ;

Vu la sous-administration des entités territoriales, d’une justice, régulièrement corrompue et le climat global défavorable à la promotion des droits de la personne humaine avec son cortège des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crime d’écocide, qui portent systématiquement atteinte au droit sacré de la vie ;

Considérant que la situation périlleuse de l’Espace Grande Orientale est la conséquence directe de la faiblesse de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national en général et de l’espace grande orientale en particulier ».

Ce forum a été mal accueilli par la majorité des autochtones de la Tshopo qui ne veulent plus que le FCC dont une forte délégation est composée des cadres du parti cher à Kabila revienne au pouvoir pour n’avoir tenu aucune de ses nombreuses promesses. C’est à Kisangani que le fils Kabila était dénommé  » Bébé Rico, nako zuwa yo wapi » lors des élections de 2006 et avait raflé la quasi totalité des voix.

Le Maniema a aussi annoncé son forum du 11 au 12 janvier avec un même thème autour de l’unité, la cohésion et le développement des filles et fils du Maniema sous la facilitation de l’évêque du lieu Mgr François Abedi Muhoya m. Simple coïncidence avec le Forum de l’espace grande orientale ?

Gédéon Kyungu is back !

Gédéon Kyungu, initiateur de Bakata Katanga

Toujours dans la même espace swahiliphone, le gouvernement provincial du Haut-Katanga vient de signaler, le vendredi 30 décembre dernier, la présence du chef Mai Mai Bakata Katanga, Gédéon Kyungu Mutanga dans le territoire de Mutwaba.

Selon Joseph Sambi, porte parole du gouvernement provincial du Haut-Katanga, cet ancien cannibal projeterrait des actions de grande envergure d’ici le 5 janvier.

C’est encore dans la ville de Lubumbashi qu’un groupe d’individus, non autrement identifiés, se réclamant comme ressortissants de toutes les provinces du pays et vivants au Katanga, avait mis en garde le régime Tshisekedi comme on peut le suivre dans cette vidéo:

Déclaration contre le régime Tshisekedi

Ne jamais trahir le Congo

De gauche à droite : Christophe Lutundula, Modeste Mutinga et Muhindo Nzangi

Après le départ des trois ministres du parti Ensemble de Moïse Katumbi, trois autres ministres ont réitéré leur soutien à la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi qu’ils accompagnent dans le gouvernement Sama Lukonde. Ils l’ont dit lors d’un entretien avec Félix Tshisekedi, en présence du Premier Ministre, concernant leur loyauté et leur engagement vis-à-vis de sa ligne politique et de sa vision. Ce courage politique démontre à suffisance qu’il y a encore des hommes politiques congolais qui sont prêts à servir la nation au lieu des individus.

Appel à l’unisson

Une vue des congolais sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa

A cette période où la République démocratique du Congo fait face à l’explosion de son territoire national, il est plus que temps que tous les congolais puissent se souvenir de l’appel à l’unisson de l’un des opposants les plus farouches au régime Kagame, Laurent Désiré Kabila : » Ne jamais trahir le Congo », car  » Congo uni, Congo fort ».

Sam Nzita

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