Rdc : « L’état de siège, « un nouveau terme au cœur des débats populaires à Kinshasa

Depuis l’annonce par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de l’État de siège au Nord-Kivu et dans l’Ituri, le congolais lambda est enrichi d’un nouveau terme dans sa tête. Ce qui le pousse à engager des débats contradictoires avec n’importe quel interlocuteur occasionnel.
En effet, depuis l’avènement de Félix Tshisekedi, le commun de mortels congolais s’étonne en vain de savoir que le monde politique est riche en terminologie. Confinement, Couvre-feu, État d’urgence, pièce contre pièce, crime intellectuel…, et maintenant c’est le tour de l’État de siège de faire son apparition dans le petit universel intellectuel de l’homme de rue kinois.
Qu’à cela ne tient, voici ce qui est dit de l’État de siège selon un dictionnaire politique, la Toupie :

Étymologiquement, ‘ Siège’ vient du Latin : Sedicum. Ceci signifie : siège, chaise, là où on s’établit. Sedicum dérive lui-même du verbe latin » Sedere’ qui veut dire en Français : être assis, s’assoir, être posté, stationner, rester en place..

L’État de siège peut avoir lieu soit pendant de guerre, soit pendant qu’il y a paix dans le pays.
En temps de guerre, l’État de siège dit réel ou politique est, la situation dans laquelle se trouve une place fortement menacée par une armée ennemie. Ici tous les pouvoirs civils sont remis entre les mains des autorités militaires.
Quand à l’État de siège en période de paix, ceci est une situation exceptionnelle et temporaire proclamée par un gouvernement pour faire face à un péril national en vue de maintenir l’ordre public. La constitution du pays octroie au gouvernement des prérogatives exceptionnelles. Notamment le transfert des compétences des autorités civiles aux autorités militaires. Comme conséquence : une suspension de l’effet des lois ordinaires et une limitation des libertés individuelles.

De toutes façons, dans le contexte de l’État d’urgence, un certain nombre de dispositions sont prises sur le territoire concerné, à savoir :

  • Remplacement de la police parmi l’armée pour assurer la sécurité publique
  • Restriction de certaines libertés ( circulation, manifestation, contrôle des médias…)
  • Entrée en vigueur d’un couvre-feu
  • Mobilisation Natiinale
  • Remplacement des tribunaux civils par des tribunaux militaires
  • Surveillance accrue de la population…

Tel est en fait la situation qui va prévaloir dans la partie Est de la Rdc pour une période dont la durée n’est pas encore déterminée. Il va de soi quiconque vit le territoire sous État de siège ou n’importe voulant s’y rendre connait parfaitement les règles en la matière pour ne pas aller à l’encontre de la loi prévue en cette matière par la Constitution de la République Démocratique du Congo.
A bon entendeur salut !

Philippe Dephill Lipo

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