Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), formation de l’ancien président Joseph Kabila, est monté au créneau ce lundi 27 octobre pour rejetter catégoriquement sa suspension annoncée par le Ministère de l’Intérieur le 18 octobre dernier.
« Cette suspension n’engage pas le PPRD. Nos activités se poursuivent dans le strict respect des lois de la République et de la Constitution », a déclaré ce lundi Ramazani Shadary, Secrétaire permanent du parti.
Cette sortie intervient quelques heures seulement après la notification officielle de l’arrêté ministériel par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, qui a confirmé la suspension de toutes les activités du parti sur l’ensemble du territoire. Selon le greffier du tribunal, l’acte a été affiché au siège de la juridiction et sera publié au Journal officiel, conformément aux dispositions légales.
Sur le terrain, les effets de la mesure sont déjà visibles : le siège du parti, situé dans la commune de la Gombe, est fermé et scellé. Aucun cadre du PPRD n’a été aperçu sur les lieux au moment du constat.
Face à cette situation, le parti kabiliste affiche une posture de défiance. Il dénonce une décision à caractère politique et assure que ses structures provinciales et locales poursuivront leurs activités.
Cette bataille juridique et politique s’annonce déterminante pour l’avenir du PPRD, longtemps pilier de la vie politique congolaise sous l’ancien régime. Reste à savoir si le bras de fer engagé avec les autorités prendra le chemin du dialogue ou celui de l’affrontement institutionnel.
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