C’est un tournant historique dans la gestion des affaires religieuses en République démocratique du Congo. Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé la suppression officielle du permis de culte, jusque-là exigé pour toute organisation religieuse opérant sur le territoire national.
S’appuyant sur l’article 22 de la Constitution, qui garantit la liberté de religion et de culte, le ministre a estimé que cette exigence administrative « ne repose sur aucune base légale » et constitue une atteinte directe aux droits fondamentaux des citoyens.
« Il était temps de rétablir la légalité et de redonner aux Congolais la pleine liberté de croire et de pratiquer leur foi sans contrainte bureaucratique », a déclaré Guillaume Ngefa.
Une mesure de rupture avec le passé
Le permis de culte, introduit sous le mandat de l’ancien ministre Constant Mutamba, visait à encadrer la reconnaissance légale des églises, temples et mosquées. Mais dans la pratique, ce document était devenu un instrument de lenteur administrative, de soupçons de corruption et de contrôle politique sur les communautés religieuses.
Sa suppression marque donc la fin d’une ère de méfiance entre l’État et les institutions spirituelles, et ouvre la voie à une gestion plus libre et transparente des activités religieuses.
Une réforme dans la continuité des changements à la Justice
Cette décision s’inscrit dans une série de réformes structurelles engagées par le ministère de la Justice, visant à assainir et moderniser l’administration publique. Guillaume Ngefa avait déjà suspendu la délivrance de plusieurs documents officiels pour mieux sécuriser les procédures et lutter contre les dérives internes.
Un message fort pour la liberté de croyance
En abolissant le permis de culte, le gouvernement veut rétablir un équilibre entre ordre public et liberté spirituelle. Le droit de prier, de se rassembler et de vivre sa foi sans condition administrative est désormais réaffirmé comme un pilier de la démocratie congolaise.
« Nous mettons fin à une pratique illégale et injustifiée. La liberté de culte n’a pas besoin d’un permis pour exister », a martelé le ministre Ngefa.
Cette décision, saluée par plusieurs responsables religieux, est perçue comme un geste d’apaisement et de confiance entre l’État et les communautés de foi.
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