Qu’est ce qui se trame dans la province de Tanganyka?

Trop des spéculations inondent les réseaux sociaux depuis un certain temps sur une situation assez précaire dans l’actuelle province de Tanganyika depuis l’arrivée du jeune frère de Joseph Kabila, Zoe Kabila, comme gouverneur. En effet, l’on se souvient que la société civile de cette partie du pays avait dénonce les attaques contre les autochtones du Tanganyika par d’autres tributs étrangères qui viendraient du Rwanda.

L’inquiétude de la communauté internationale

Arrivée en masse des familles tutsis

L’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), à travers son programme de suivi des déplacements, la Province du Tanganyika enregistre près de 340 000 déplacés internes et environ 530 000 personnes retournées.

Ces chiffres de l’OIM, sont issus d’un cumul des résultats allant du 6 novembre au 31 décembre 2020 et couvrent l’ensemble de la Province..

Au total, 4 360 villages ont été évalués dans 11 zones de santé, par les équipes de terrain de l’ONG Action et Intégration pour le développement et l’Encadrement social (ADES) ,en partenariat avec la Protection civile.

Des visites guidés ont eu lieu dans tous les villages accessibles de tous les territoires de la province du Tanganyika.

Un cumul de 337 628 personnes déplacées et de 529 903 personnes retournées sont présentes dans les 85% de l’étendue de la province évaluée.

Pour l’OIM, le souci est de permettre aux décideurs et humanitaires d’avoir des informations de base concernant les mouvements de personnes dans cette province enfin d’améliorer la compréhension des dynamiques du déplacement et de mettre en place des réponses humanitaires appropriées.

Des Tutsis signalés sur place

Des militaires d’origine tutsi en tenue Fardc

L’on signale chaque jour des centaines des familles d’origine tutsi en provenance du Burundi et de la Tanzanie débarquent sur les rives du lac Tanganyika à Kalemie. Un dispositif d’accueil qui dépasse même celui des organisations humanitaires de l’Onu, accueille les nouveaux venus et les oriente vers des cités, quartiers et villages souvent vidés des populations autochtones.

Le silence coupable de l’Etat congolais

Ce qui est étonnant dans cette histoire est le silence de l’Etat congolais sur une question sécuritaire d’une aussi grande envergure. Le gouverneur de cette province n’a jamais été interpelé par le ministre de l’Intérieur sur ces allégations. On est étonné de voir comment les choses se passe dans cette côte riche loin de Kinshasa avec la construction des nouvelles infrastructures , routes, ports et un aéroport international, de quoi dire que la ville ressemble de plus en plus à un pays en construction.

Jacques Kalokola

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