ONU: Félix Tshisekedi, élève très assidu dans la lutte contre la corruption

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Congo-Kinshasa présidée par l’américaine Mme Linda Thomas-Greenfield le 30 mars 2021, les diplomates ont salué les mesures que Félix Tshisekedi a prises pour lutter contre la corruption et l’impunité et l’ont engagé à continuer d’agir, pour veiller à ce que le gouvernement de la République démocratique du Congo respecte les droits humains et les libertés fondamentales:

« Les membres du Conseil ont pris note de l’action menée en vue de la formation d’un nouveau gouvernement qui mettra en œuvre les engagements pris par le président Tshisekedi de réaliser l’unité nationale, de renforcer l’état de droit et de favoriser l’inclusion politique et la consolidation de la paix. Ils ont également pris acte de son intention d’avoir un gouvernement composé de 30 % de femmes« .

Linda Thomas

Les membres du Conseil se sont félicités des efforts déployés par le président Tshisekedi en vue de la restauration de la sécurité, de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo.

D’après eux, la stabilité politique et la sécurité ainsi que la présence renforcée de l’État dans les zones de conflit sont essentielles à la consolidation d’une paix durable en République démocratique du Congo. Ils ont engagé le gouvernement à poursuivre son action à cet égard, notamment par l’élaboration et l’application d’un cadre national de désarmement, de démobilisation et de réintégration, d’un plan de réforme du secteur de la sécurité et d’une stratégie globale de stabilisation et de prévention des conflits.

Appel à l’Unité des forces sous-régionale

A cette occasion, le Conseil de sécurité de l’ONU a rappelé qu’il importait que la République démocratique du Congo et ses voisins collaborent pour mettre fin à l’insécurité dans la partie orientale de la République démocratique du Congo en mobilisant une plus grande volonté politique et en adoptant des démarches plus intégrées, telles que la coopération et l’intégration économiques, et ils ont encouragé la poursuite des efforts visant à favoriser un développement économique durable, comme moteur d’une paix régionale, et à remédier aux causes profondes des conflits, notamment l’exploitation et le trafic illicites des ressources naturelles, et à réduire la pauvreté.

Les diplomates ont encouragé ainsi les mesures prises par la République démocratique du Congo et la région à cet égard. Ils se sont félicités de la stratégie régionale des Nations unies pour la consolidation de la paix, la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs et se sont réjouis de l’élaboration inclusive d’un plan d’action pour sa mise en œuvre.

Halte aux violences intercommunautaires

Cependant, les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par la poursuite des violences intercommunautaires et la recrudescence de l’activité des groupes armés dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo, notamment des Forces démocratiques alliées, au Nord-Kivu et en Ituri, et des nombreux groupes armés locaux au Sud-Kivu. Ils ont réaffirmé leur condamnation de tous les groupes armés qui sont actifs dans le pays et demandé à tous les acteurs de mettre un terme à la violence ainsi qu’aux violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et aux atteintes à ces droits.

Ainsi, ils se sont déclarés inquiets de la situation humanitaire en cours, au vu de l’augmentation considérable du nombre de personnes qui ont besoin de protection et d’une aide humanitaire. Ils ont demandé au gouvernement de la République démocratique du Congo de se pencher sur les causes profondes de la situation humanitaire en cours et aux partenaires d’accroître leur aide à l’exécutif congolais pour qu’il puisse résoudre ces difficultés:

« Les membres du Conseil ont réaffirmé leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ».

Ces derniers ont réaffirmé leur soutien et leur attachement, en collaboration avec les acteurs régionaux et les partenaires internationaux, à la consolidation de la paix, à la stabilité et au développement en République démocratique du Congo. Ils ont également réaffirmé leur plein appui à la MONUSCO et à la nouvelle Représentante spéciale, Bintou Keita, et engagé le gouvernement de la République démocratique du Congo à participer à l’élaboration d’un plan de transition détaillé en vue d’un retrait progressif et échelonné de la Mission.

Une très bonne nouvelle pour la République Démocratique du Congo sur leplan international.

Jacques Kalokola

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