Nécessité ressentie de relancer les activités du Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo

Des Congolais attendent avec beaucoup d’empressement la remise en route du projet agro-industriel de Bukanga Lonzo. Raisons évoquées, ce projet est conçu dans un secteur productif le plus important pour la RD Congo, considérée du reste, comme l’un des pays à faible revenu et n’ayant pas de réserve alimentaire tant au niveau national que local.

Ils ont fait savoir, par ailleurs, que la carence en stocks entraîne fatalement de fortes hausses du prix des aliments de production locale de première nécessité. A cela s’ajoute le coût des ressources nécessaires à la production alimentaire, telles que le carburant et les engrais.

Devant l’urgence, la nécessité de relancer le Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo permettra à pousser tous les intervenants, y compris l’Exécutif, à se pencher de nouveau sur l’agriculture et sur la recherche de solutions intégrées pour répondre aux questions de sécurité alimentaire et pour atténuer les effets néfastes de la hausse des prix des produits alimentaires provoquée par un marché congolais tourné à sens unique vers les importations.

Le député national Ado Ndombasi

Malgré le départ des partenaires sud-africains, le Parc Agro industriel de Bukanga Lonzo ne peut souffrir d’aucun blocage dans la remise en œuvre de ses activités. Trois mandataires avaient reçu en 2020 la mission d’élaboration des états de lieux de la part du gouvernement Ilunkamba en vue de préserver le patrimoine et de rechercher des pistes de solutions pour relance des activités.

Avec une superficie de 75 milles hectares dont 56 peuvent être cultivables, la Parc a prévu sur son étendue, plusieurs activités agropastorales et socio-économiques notamment, les cultures vivrières et maraîchères, les élevages bovins, avicoles, porcins et des petits ruminants, l’extraction laiterie, la transformation de maïs et manioc, la transformation et conservation de la viande et poisson, de même que des infrastructures sociales (écoles, universités, hôpitaux, abattoirs, aires de jeux, alimentation), bref un complexe viable aux normes internationales.

Le projet en soi a été conçu, sous Matata Ponyo, pour disposer, non seulement du matériel, mais aussi des techniciens congolais expérimentés et performants ayant la connaissance de la qualité du sol à prédominance sablonneux qui nécessite de bonnes techniques pour avoir de grandes récoltes. Cette technique traditionnelle motorisée sur le site a pour objectif d’enrichissement ou amélioration de la texture du sol”.

Les superficies arables du parc sont tellement grandes que pour irriguer le sol, le projet s’est procuré des 18 pivots d’irrigation capables d’irriguer 50 hectares par jour.

A cela s’ajoute : des 45 tracteurs assortis d’accessoires, en dehors de deux avions pulvérisations des pesticides, des niveleuses, camions bennes, des machines d’aménagement, de tractopelles, de moissonneuses batteuses, plusieurs autres matériels et usines de transformation de manioc et de maïs préalablement stockés dans des silos (6 grands et deux moyens) sont disponibles. De quoi ressentir la nécessité de relancer l’ambitieux projet agro-industriel.

Victime expiatoire

Les Congolais ont compris que l’apport de l’expérience du premier ministre honoraire, Matata Ponyo Mapon, a été précieux et jugé très indispensable pour la nation tout entière. Il a compris la grande importance que revêt le projet agro-industriel pour le pays.

Selon certaines indiscrétions, Matata Ponyo serait animé d’un souci. Il aurait envisagé de créer des moyens dynamiques d’adaptation des technologies, de l’utilisation des ressources, des institutions, du savoir et des marchés pour éliminer peu à peu les goulets d’étranglement ou les contraintes qui affectent les systèmes de production, faire face aux problèmes posés par la faim dans le pays et diversifier la production pour exploiter les nouvelles possibilités qui se présentent.

Nourrir plus de 80 millions d’âmes qui vivent avec moins d’un dollar par jour, et qui sont tributaires d’une économie extravertie pour leurs moyens de subsistance est un devoir qui pousse à agir par des méthodes judicieuses et modernes. Sachant par ailleurs que chaque soir, des millions de Congolais se couchent l’estomac vide.

Une réduction de la pauvreté n’étant pas concevable en absence de développement intégré et, Matata Ponyo ayant vu net, s’est investi dans le projet.

Or, l’expansion économique en général ne suffit pas à garantir la prospérité si le secteur agricole n’y contribue pas directement. Entre temps, au milieu des loups et des gloutons de tous bords, Matata Ponyo s’est retrouvé la seule personnalité intègre qui soit, dévouée pour la cause de tous ses concitoyens.

Raymond Befonda

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