Modernisation de Inga 1 : La SNEL SA signe un partenariat prometteur avec la société China Gezhouba group company(vidéos)

 

Dans un ballet diplomatico-industriel d’une importance capitale pour l’avenir énergétique de la République démocratique du Congo, la Société Nationale d’Électricité (SNEL SA) s’est unie à la puissance industrielle chinoise incarnée par China Gezhouba group company limited (CGGC). 

L’objet de ce partenariat stratégique ?

Ce partenariat consiste à la réhabilitation du Groupe 6 (G16) de la centrale hydroélectrique d’Inga 1, fleuron énergétique national quelque peu terni par le poids de l’âge.

Ce projet colossal, chiffré à 26 millions de dollars (soit 26.503 895,31), est soutenu par la Banque Africaine de Développement (BAD), preuve de son impact stratégique pour le développement de la région.

Avec déjà quatre machines réhabilitées (G11, G12, G14 et G15), la modernisation du Groupe 6 permettra à terme d’avoir cinq des six machines d’Inga 1 opérationnelle, contribuant ainsi à l’augmentation significative de la capacité de production électrique de cette infrastructure cruciale pour le pays.

La firme chinoise China Gezhouba group company ayant gagné le marché, elle aura 23 mois pour finaliser ces travaux de modernisation.

 

Cette société a déjà travaillé dans le passé avec la SNEL SA, oeuvrant dans les centrales de Zongo et Libenge. Elle sera aussi à l’œuvre à Kinshasa, pour les travaux des isolations du poste de la Funa.

L’enjeu est de taille: redonner à Inga I, véritable colonne vertébrale du réseau électrique congolais, sa puissance d’antan comme l’a souligné le numéro un de la SNEL SA, Fabrice Lusinde:

« La nécessité est là, cette machine âgée de 52 ans, ayant dépassé les 250 000 heures de fonctionnement, peut s’arrêter à tout moment ».

 

 

Cette réhabilitation, d’une durée de 23 mois, permettra non seulement de porter la puissance du groupe G16 de 58,5 à 65 MW, mais aussi de hisser la capacité globale d’Inga 1 au-delà des 330 MW. Une bouffée d’air frais pour un pays aux besoins énergétiques immenses et en pleine croissance.

Pas de SNEL sans Inga 1 


Inauguré en 1971, Inga 1, avec ses six turbines d’une puissance unitaire de 60 MW, constitue bien plus qu’une simple centrale hydroélectrique. Symbole d’indépendance énergétique, il a incarné l’ambition d’un pays déterminé à exploiter ses ressources pour se forger un avenir radieux.

Sans Inga 1, point de SNEL. La genèse de ce titan de béton, entamée en 1965, marque un tournant dans l’histoire industrielle congolaise.

Aujourd’hui, malgré les vicissitudes du temps et les défis inhérents à son exploitation, Inga 1 s’apprête à renaître de ses cendres grâce à ce partenariat stratégique, prêt à alimenter à nouveau les rêves de grandeur de toute une nation.

Une très bonne nouvelle

La rénovation de cette turbine ( G16), a affirmé le directeur de la Production, Henri Makap ,augmentera donc la capacité de production de la Centrale d’Inga1, avec désormais le fonctionnement normal de 5 turbines (G11, G12, G14, G15 et G13) sur 6.

Il ne restera qu’à réhabiliter le G13 pour parachever la modernisation de la Centrale hydroélectrique d’Inga 1, infrastructure énergétique étant aux origines de la création même de la Société nationale d’électricité qui totalise 54 ans d’existence et de fonctionnement comme principale industrie de production et de distribution de l’énergie électrique. Au départ, la Snel a alors été un projet pilote conduit par Nzeza. En fait, Inga 1 a été de toutes les épopées de la Snel, étant à une certaine époque l’atout angulaire du développement de l’opérateur national de l’énergie électrique, et objet moult sollicitations pour approvisionner des pays limitrophes en électricité.

 

Sphynxrdc

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