Médias : Affaires Congo Hold-up et François Beya, une interpellation sur l’accès à l’information en République Démocratique du Congo

Médias : Affaires Congo Hold-up et François Beya, une interpellation sur l’accès à l’information en République Démocratique du Congo

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L’accès à l’information reste une grande préoccupation en République Démocratique du Congo. Deux affaires qui ont retenu l’attention du public congolais peuvent servir d’illustrations sur les difficultés que connaissent les professionnels des médias pour accéder à d’importantes informations à faire parvenir à leurs consommateurs.

En décembre de l’année dernière, même les journalistes congolais ont été surpris par le travail sérieux et fouiné de leurs confrères étrangers de Mediapart, Rfi et quelques Ongs. Si pour certains, les preuves fournis par Sonia Roley et ses confrères, visaient, particulièrement, l’ancien chef de l’état Joseph Kabila, d’autres pensent que la qualité reste dans les normes professionnelles reconnues à tout média.

Seulement, les journalistes locaux, disons, congolais, n’ont pas trop souvent pousser leurs investigations plus loin, même si , certains s’évertuent à se faire passer pour des journalistes d’investigation sans pour autant présenter un travail aussi méticuleux que celui de leurs confrères occidentaux.

L’autre affaire d’actualité est celle de l’ancien patron du Conseil national de sécurité, François Beya, qui vient d’être remercié par le président de la République depuis le mardi 08 février dernier qui préfère un autre de ses frères du Grand Kasaï en la personne de Jean Claude Bukasa.

Sur un terrain des à peu près

Interpellé depuis le week-end dernier, le samedi 5 février, François Beya serait encore retenu dans les installations de l’Agence nationale des renseignements, ANR. La nouvelle de son arrestation a suscité beaucoup des doutes même dans les milieux des médias :

 » Fakenews, surtout pas lui », ont commenté certains professionnels des médias sans vérifier l’information.

Seuls deux influenceurs congolais reconnus sur le plan national comme international ont osé alerter, à travers leurs tweets, toute une nation ,si pas, la planète terre, sur l’interpellation de ce gros poisson pris dans les filets du pouvoir de Tshisekedi. Il s’agit de Peter Tshiani, très proche collaborateur de Moïse, mais qui a, de fois, désorienté ses milliers des lecteurs par des fakenews, et Stanislas Bujakira, retenu parmi les jeunes africains les plus influents pour l’année 2021 et que l’on peut retrouver dans tous les grands salons huppés de Kinshasa.

Finalement, la tentative de déstabilisation des institutions congolaises s’avère vrai, car la présidence de la République Démocratique du Congo confirmera, à travers un communiqué lu le mardi 08 février à la chaîne nationale par le porte parole du Chef de l’état, Kasongo Mwema Yamba Yamba, qu’il y avait bel et bien péril à la demeure : ce n’est pas un fakenews!

Un autre journaliste congolais demandera même à ses confrères de se référer à un activiste des droits de l’homme, Me Georges Kapiamba, le seul à avoir échangé avec François Beya dans son lieu de détention où personne, alors, personne n’avait osé poser son petit pied. Même ceux qui se réclament professionnels des médias, journalistes d’investigation n’ont pas osé s’aventurer dans ce bâtiment réputé très dangereux, par peur d’accompagner l’ancien conseiller spécial du Chef de l’état en matière de sécurité jusqu’à l’on ne sait quand.

Une vraie remise en question

Les deux situations démontrent à suffisance que l’accès à l’information par les professionnels des médias restent un problème épineux qui devraient retenir l’attention des organisateurs et participants des récents états généraux de la presse tenus en décembre dernier.

Seuls les journalistes congolais devraient se battre pour que cette manière de faire soit revue. Ceci demande du courage et de la détermination de la part des chevaliers de la plume pour arracher ce qui leur épargnerait de la spéculation, si pas, de la diffamation, sans oublier le danger de tomber dans les fakenews décriés de tous. Réclamer la dépénalisation de délit de presse sans avoir droit à l’information, la vraie, serait mettre la charrue devant le boeuf. Ceci épargnerait, naturellement, les journalistes de la diffamation, car quand on a la vraie version des faits prise à la source, il est très difficile de tomber dans le délit de presse.

Un patron de presse qui s’est confié à sphynxrdc.com et qui a pris part aux états généraux de la presse à dit ceci:

 » Chacun est parti prêché pour sa chapelle, moi y compris, pour les médias en ligne. L’accès à l’information n’a pas trop retenu l’attention des participants. Les officiels congolais sont complexés. Ils préfèrent se fier aux médias étrangers qu’aux nôtres alors que nous devrions avoir la primeur de l’information ».

Ainsi dit, il y a encore des efforts à fournir quant à l’accès à l’information en République Démocratique du Congo.

A luta continua!

Sam Nzita

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