Kinshasa a vibré, ce week-end, au rythme d’une impressionnante démonstration de force du parti Nouvel Élan. Plusieurs milliers de militants, cadres et sympathisants ont convergé vers le lieu de la matinée politique au quartier Efo Bank dans la commune de la N’sele, convoquée en urgence par le secrétaire général Blanchard Mongomba. Une mobilisation massive, révélatrice de l’enracinement populaire du parti dans la capitale, alors que son leader, Adolphe Muzito, est la cible d’accusations de tribalisme que ses partisans qualifient de « fabrications politiques ».
Une matinée politique sous tension, mais marquée par l’affluence
Annoncée seulement 48 heures plus tôt, la rencontre a rassemblé une foule compacte, encadrée par les structures de base du parti. Les militants ont répondu présents pour, disent-ils, « défendre la vérité » et soutenir leur leader, aujourd’hui Vice-premier ministre en charge du Budget dans le Gouvernement Suminwa II.
Pour Blanchard Mongomba, cette affluence exceptionnelle est un message clair : « Les Congolais savent qui est Adolphe Muzito. Ils savent qu’il a défendu l’intégrité du pays et qu’il travaille aujourd’hui pour améliorer leur vie. Ces accusations ne passeront pas. »
Rappels idéologiques : un nationaliste aux côtés du Chef de l’État
Le secrétaire général a d’abord rappelé l’orientation nationaliste du parti. Pour lui, Muzito s’est illustré par sa position ferme contre l’agression rwandaise dans l’Est du pays, bien avant son entrée au gouvernement. C’est précisément cette vision, explique Mongomba, qui a permis la convergence avec celle du Président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa.
La participation d’Adolphe Muzito aux consultations conduites par le conseiller spécial en matière de sécurité, Eberande Kolongele, avait déjà confirmé ces convergences, notamment en matière de souveraineté et de justice sociale.
Réponse point par point aux accusations
Face aux accusations de tribalisme, le secrétaire général a brandi documents officiels et chiffres.
Selon lui :
- L’arrêté de nomination du cabinet de la Vice-Primature du Budget « ne comporte pas 500 membres » comme l’affirment certaines voix, mais 150, dont 45 attachés au vice-ministre du Budget, conformément à la loi.
- Sur les 34 directeurs de l’administration du Budget, un seul est originaire de la même province que le VPM Muzito.
- À la Vice-Primature, le directeur de cabinet vient de l’Équateur et son adjoint de la Tshopo.
- Au sein même du parti, ni le secrétaire général ni le secrétaire général adjoint ne proviennent de la province d’origine de Muzito.
« En quoi cela ferait-il de notre leader un tribaliste ? », a lancé Mongomba, accusant ses détracteurs de manipuler l’opinion pour nuire au gouvernement et au Président Tshisekedi.
Une foule galvanisée : “Nous irons jusqu’au sacrifice suprême”
Tout au long de la matinée, les militants ont scandé leur soutien non seulement à Muzito, mais aussi au Président Félix Tshisekedi et à la Première ministre Judith Suminwa.
La mobilisation, impressionnante par son ampleur et sa ferveur, a été interprétée par les organisateurs comme une réponse directe aux détracteurs du VPM du Budget.
« Notre engagement est total. Nous défendrons nos dirigeants jusqu’au sacrifice suprême », ont lancé plusieurs cadres, repris par les militants en chœur.
Mise en garde contre les campagnes de désinformation
Blanchard Mongomba en a profité pour appeler les journalistes à plus de rigueur professionnelle. Il les a invités à exiger des preuves de la part de ceux qui les sollicitent, afin de ne pas relayer des informations mensongères.
Nouvel Élan, jusque-là silencieux, estime que la campagne actuelle contre Muzito vise indirectement le Chef de l’État, accusant certains acteurs de vouloir affaiblir l’équipe chargée de mettre en œuvre la vision présidentielle.
« Trop, c’est trop ! », a martelé Mongomba.
« Ceux qui s’attaquent à Muzito cherchent à atteindre le Président Tshisekedi. Nous sommes prêts à leur barrer la route. Le Congo ne sera pas pris en otage par des aventuriers politiques. »
Un message politique clair, renforcé par la rue
Avec cette mobilisation spectaculaire à Kinshasa, Nouvel Élan voulait prouver deux choses. D’bord, son enracinement profond dans la population urbaine et, ensuite, sa capacité à défendre son leader face aux attaques politiques.
Ce week-end, le pari semble réussi.
Belhar MBUYI




















































