Lokua Kanza annonce la sortie de son sigle  » tout va bien « 

Après 11 ans sans produire un album, Pascal Lokua Kanza, « Pitshen » pour les intimes revient avec « Tout va bien » le 21 avril.

C’est sera à l’occasion de la naissance de cet artiste né à Bukavu, le 21 avril 1958 polyvalent. Lokua Kanza est à la fois chanteur, multi-instrumentiste, parolier, compositeur, arrangeur et producteur. Il a annoncé que l’album « Tout va bien » est un mélange des sonorités joyeuses, un rythme dansant, une mélodie intemporelle comme on peut l’entendre dans le titre phare « Moko » qui annonce la sortie prochaine. L’artiste d’origine Rwando-Congolaise est à son sixième album à succès. Certains clips de cet album ont été tournés à Kinshasa.

C’est son propre Label Nzela productions, la société spécialisée dans le secteur d’activité de l’enregistrement sonore et édition musicale qui l’a édité.

Qui est Pascal Lokua Kanza?

Pascal Lokua Kanza sur scène

Lokua Kanza est issu de l’union d’un père congolais et d’une mère rwandaise à Bukavu au Kivu, dans l’actuelle République démocratique du Congo. Très vite, la famille Lokua s’installe à Kinshasa, la capitale; une occasion pour le jeune Pascal de fréquenter les chorales chrétiennes mais aussi de se laisser gagner par l’ambiance musicale de l’époque, dominée par des « monstres sacrés » comme Grand Kalle ou Franco Luambo Makiadi. Initié à la musique par Ray Lema, avec lequel il collaborera, il s’inscrit au Conservatoire de Kinshasa avant de prendre la tête, à 19 ans seulement, du Ballet national de Kinshasa. Cette opportunité lui permet de joindre la formation d’Abeti Masikini, auprès de laquelle il acquiert une expérience sans précédent. Il vit en France depuis 1984, année durant laquelle il suit un temps les cours de jazz de Pierre Cullaz à Paris. Il retrouve ensuite Ray Lema et participe à l’album Bwana Zoulou Gang. Il devient l’arrangeur de la star Papa Wemba, notamment sur l’album Emotion. En 1991, il joue avec Manu Dibango, qui l’aide à lancer sa carrière solo. En octobre 1992, il fait la première partie de la béninoise Angélique Kidjo à l’Olympia. C’est à cette époque qu’il rencontre sa choriste, la sénégalaise Julia Sarr, et son percussionniste, Didi Ekukuan, auxquels il reste depuis indéfectiblement lié.

Déjà auteur de quatre albums qui puisent l’inspiration dans son riche bagage multiculturel et multilingue (swahilikinyarwandalingala, français, anglais), il sort en 2005 Plus vivant, album entièrement écrit en français. On y trouve le titre éponyme, chanté en duo avec Corneille. Ses collaborations artistiques sont nombreuses. Il compose pour la diva sud-africaine Miriam Makeba et participe à la confection de la bande originale du film Saraka Bô de Denis Amar (1996), avec Richard Bohringer et Yvan Attal. Il s’offre également des duos de choix, avec Jean-Louis Aubert (1995) ou Faya Tess (album collectif Drop the Debt, 2003), et intervient auprès du collectif Bisso Na Bisso mené par le rappeur Passi (1999), qu’il retrouve sur son album Toyebi Te (2002). En 2004, il enregistre Toto Bona Lokua, un album coécrit avec Gérald Toto et Richard Bona. En 2007, il compose et chante Tujye Goshora de l’album Iseke de l’artiste rwandais Ben Kayiranga. En 2008, il travaille avec l’artiste congolais Koffi Olomidé pour le titre Diabolos, sur l’album de ce dernier.

En 2016-2017, il est coach dans la première saison de The Voice Afrique francophone, qu’il remporte avec son talent Pamela Baketana. Il rejoint l’émission en 2017- 2018 pour être coach dans la deuxième saison.

Sam Nzita

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