Le Sénat de la RDC entend cerner tous les aspects de l’Accord portant création de la Zone de Libre-échange continentale africaine, (ZLECAF), pour finalement entrevoir sa mise en œuvre sans heurt pour l’économie nationale.

Ce souci a été clairement exprimé, jeudi 1er avril dans la salle des conférences internationales du Palais du peuple au cours de la plénière consacrée à l’examen et l’adoption de la loi autorisant la ratification par la RDC de l’accord portant création de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF).

Ce rendez-vous animé en présence du ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Busa, a  permis à ce dernier d’expliquer aux élus des élus le bien-fondé de ce projet de loi. Des sénateurs ont soulevé plusieurs questionnements, notamment l’incidence de la ratification de cet accord sur l’économie nationale. Et c’est sans compter les conditions économiques et sécuritaires du pays.

Jean-Lucien Busa a ainsi sollicité et obtenu de la plénière 24 heures pour rencontrer les préoccupations soulevées par les sénateurs autour de ce texte qui a déjà connu sa première lecture à l’Assemblée nationale.

Auparavant, le ministre du Commerce extérieur avait rappelé que le texte présenté constitue le dossier principal du mandat du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi à la tête de l’Union africaine.

Le président en exercice de l’UA veut ainsi rendre opérationnelle la zone de libre échange afin de briser les barrières économiques qui existent entre les Etats africains.

De son côté, saluant les interventions des uns et des autres, le président du sénat Modeste Bahati a souligné le caractère interpellateur de ce texte pour le gouvernement qui devrait prendre des mesures adéquates pour que rien ne soit plus comme avant.

Le rendez-vous du second round entre Jean-Lucien Bussa et les sénateurs est prévu ce vendredi 2 avril. Tout l’éclairage devra ainsi être apporté avant que ce projet de loi soit soumis au vote à la plénière.

Pour rappel, lancée en janvier 2012, lors de la 18e session ordinaire de la conférence de l’Union africaine (UA), la ZLECAF est un marché africain qui abrite 1,3 milliard de potentiels consommateurs pour un PIB estimé à 3400 milliards USD. Son objectif est d’intégrer à terme, l’ensemble de 55 États de l’Union africaine au sein de la Zone de libre-échange.  L’accord prévoit une suppression des droits de douane pour 90 % des lignes tarifaires sur 5 ans pour les pays les plus développés et sur 10 ans pour les pays les moins développés.

Le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, lors de sa prise des  fonctions à la présidence de l’Union africaine, avait invité les communautés économiques régionales à poursuivre la réalisation de la ZLECAF et salué les progrès accomplis dans le processus de sa ratification. Pour lui, sa mise en œuvre représentait un acte d’indépendance économique.

Le Potentiel

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