Consciente et compte tenu de ses innombrables ressources naturelles convoitées par toutes les puissances mondiales, l’Afrique n’a plus seulement besoin que d’assistance et de prêts de ses divers partenaires internationaux. Elle a besoin d’influence et d’un leadership qui force le respect.
Dénoncer incessamment, Diaboliser à outrance et insulter à longueur de journées l’impérialisme pluriel occidental pour aller immédiatement s’abriter sous les aisselles d’un impérialisme oriental unique, russe surtout ou chinois au moins, sans transition, sans conditions, sans assurances de véritable relèvement sur tous les plans et sans stratégies adéquates de résistance patriotique en cas de contradiction fondamentale devant l’inconnu, ce n’est pas du tout faire le type de révolution auquel aspirent foncièrement les peuples longtemps opprimés, méprises, meurtris et ravalés au bas de l’échelle sociale mondiale d’Afrique. C’est plutôt leur imposer une nouvelle tutelle impérialiste dont ils ne connaissent et ne maîtrisent ni la véritable quintessence, ni les tenants et les aboutissants. Et ce au moment même où ils cherchent à s’émanciper de tout impérialisme afin de se réaliser selon leurs aspirations les plus profondes.
RÉVOLUTION ENDOGENE
Si lea leaders et chefs politiques africains sont vraiment conscients de leur mission, celle de reconquérir l’indépendance, la souveraineté et la dignité bafouées et perdues de leurs peuples longtemps opprimés, méprises, meurtris et ravalés au bas de l’échelle sociale mondiale, ils ne doivent plus essentiellement et prioritairement compter ni sur les impérialistes occidentaux, ni sur les impérialistes russes, ni sur les impérialistes chinois, mais bien plutôt, avant tout et après tout, sur une révolution endogène. C’est-à-dire, une révolution conçue et élaborée par eux-mêmes, en fonction de leurs propres idéaux sociaux et de leurs propres intérêts supérieurs réels, identifiés et sélectionnés par eux-mêmes, planifiée, testée, mise en œuvre, conduite, évaluée, réajustée, maîtrisée et contrôlée par eux-mêmes.
PATRIOTES DOTÉS DE LA VERTU POLITIQUE
En mettant particulièrement à profit l’expérience de ceux des leurs qui sont les plus politiquement conscients et éveillés, les plus profondément dotés de la vertu politique, les plus techniquement qualifiés (formés, expérimentés et compétents) et les plus visiblement non inféodés à l’une ou l’autre des grandes puissances idéologiques et hégémoniques mondiales.
Autrement dit, des patriotes que les peuples des différents pays d’Afrique ont eux-mêmes identifiés, sélectionnés et démocratiquement mandatés. Des patriotes qui sont particulièrement capables de tracer, certainement dans le roc , une voie typiquement et foncièrement africaine ou nationale d’émancipation intégrale, intégrée et durable. Une voie fondée sur l’État-éthique ou de droit.et ouverte au monde. Donc, des patriotes capables, par ailleurs, de traiter aisément, en toute dignité, en toutes responsabilités, sur le même pied d’égalité, avec des partenaires internationaux de leur propre choix et surtout avec les incontournables grandes puissances mondiales de toutes les nationalités, de toutes les origines géographiques et de toutes les couleurs idéologiques.
SE DÉPOUILLER DE L’ALIENATION
Cependant, pour que ces peuples d’Afrique longtemps opprimés, méprisés, meurtris et ravalés au bas de l’échelle sociale mondiale parviennent, un jour, à assouvir leur soif, il faudrait que l’écrasante majorité de leurs intellectuels, surtout organiques, de leurs leaders et chefs, surtout politiques, et de leurs citoyens, surtout de la couche supérieure, se réapproprient préalablement et totalement leur personnalité et aient foi et confiance en eux-mêmes. Et ce, après s’être irrémédiablement dépouillés de l’aliénation qui les habits, les conduit et les fait échouer depuis la traite négrière. L’Afrique n’a plus seulement besoin que d’assistance et de prêts de ses divers partenaires internationaux. En effet, Consciente et compte tenu de ses incommensurables et inestimables ressources naturelles convoitées par toutes les puissances mondiale d’Occident et d’Orient, elle a aussi besoin d’influence et d’un leadership qui force le respect.
MUSENE SANTINI BE-LASAYON




















































