Kinshasa : Port de masque et couvre-feu en disparition

Depuis que le couvre-feu a été décrété par le chef de l’État ainsi que le port obligatoire de masque pour combattre le 2e vague de la Covid-19, la population de Kinshasa se comporte comme si ses instructions n’existaient pas.
Selon une observation faite et qui s’est transformée en une enquête minute, 2/10 personnes portent correctement le masque, 3/10 ne le portent pas correctement, elles préfèrent le placer sous le menton et 4/10 le disposent mais ne le portent pas.
Mais la police qui est sensée veiller à la bonne application des instructions du chef de l’État se comporte également comme tout le reste de la population. Les policiers ne le portent pas aussi correctement, sauf ceux qui sont dans suite de certaines autorités qui observent encore les mesures barrières.

Sur dix personnes que nous avons interrogé, leurs reponses étaient presque identiques.
« Sur toute l’étendue de la RDC et la ville de Kinshasa en particulier, coronavirus n’existe plus ou n’existe même pas. Nous en avons marre de leur campagne distractive. Nous mourrons de faim, de la malaria et non de coronavirus », déclare Louise Tongombe Tshiya.
« On constate que dans les réunions de plusieurs autorités, le port de masque n’est plus vraiment pas à l’ordre du jour », dénonce Yannick Kole.
« Les politiciens organisent des réunions et meetings, sans porter les masques, même pas à 40% de l’assistance. Pourquoi pouvons-nous continuer à les porter? », fait remarquer François Luandja.
« Les ministres, dirigeants des entreprises et autres institutions du pays se comportent libres au détournement des deniers publics. La population doit aussi se sentir libre de porter ou de ne pas porter le masque. Nous mourons de faimbet non de covid-19 », réagi énergiquement Lola Lindali Augustin.

Couvrefeu, synonyme de 1000 fc

S’agissant du couvre-feu, les Kinois l’avaient respecté au début, mais deux semaines après seulement, ils ont commencé à baffouer l’observation de cette mesure prise par le chef de l’État.
Les véhicules qui circulent à l’heure de couvre-feu ont une manière d’aborder les policiers commis aux barrières érigées sur les chaussées. Un billet de mille francs congolais suffis pour chaque barrière et le passage est libre. La méthode permet aux véhicules de circuler sur les voies publiques jusque 23 heures, voire minuit.

Bien qu’il n’y a pas de coups de cloche, comme se fait dans certaines villes pour marquer l’heure de rentrer chez soi et d’éteindre feu et lumière, le temps limité par la mesure, de 21 heures à 5 heures du matin, n’est pas respecté.

Cette interdiction à la population de sortir de chez soi à partir d’une certaine heure, décrétée  par l’autorité n’est pas semble être foulée aux pieds.

Cette remarque nuancée à de reproche que l’on fait à la population et à la police sur la manière d’agir et sur la conduite, montre clairement qu’on a donné les plein pouvoirs au peuple en l’autorisant à prendre toute initiative nécessaire.
Gel Boumbe

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