C’est depuis 9h du matin de ce mercredi 26 novembre 2025 que mère la pluie s’est annoncée à Kinshasa. Une visite de plus en plus indésirable pour ces populations qui vivent chaque jour sous le régime d’article 15, débrouillez vous pour vivre, comme savent le faire les kinois.
Si la visite de mère la pluie était une bonne augure, il y a quelques années parce qu’elle annonçait une période de grandes récoltes, aujourd’hui c’est vraiment une mauvaise augure surtout quand elle se pointe le matin dans une ville où tout le monde converge vers un point commun des négoces : le centre ville où se retrouvent toutes les activités vitales. Si le marché central n’existe plus que de nom, eh bien, il y a tout de même des âmes qui y persistent pour ne pas disparaitre surtout en cette fin d’année. Cependant, c’est déjà une désolation quand la méchante mère la pluie se pointe déjà le matin parce qu’il n’y a plus accès dans ces milieux vitaux. Elle empêche, ainsi, à plusieurs ménages de vaquer à leurs occupations : pas des routes accessibles, embouteillages, inondations, pertes en matérielles voire en vies humaines.
Kinshasa est devenu une capitale qui suffoque, une capitale en perte de vitesse, méconnaissable, presque démoniaque et cauchemardesque. L’état a failli et a abdiqué laissant Kin jadis la belle dans l’indifférence, en perdition avec ses bandits armés qui opèrent même sous la pluie qui est devenue une aubaine.
Avec cette pluie diluvienne, l’on connaît d’avance le spectacle qui attend les habitants de cette capitale et c’est une journée perdue d’avance : « diem perdidi » comme savait regretter l’empereur romain César Auguste.
Sam Nzita




















































