Kin Bopeto: Grand P et Yao Eudoxie,deux corps malades exposés à la vindicte populaire

Kin Bopeto: Grand P et Yao Eudoxie,deux corps malades exposés à la vindicte populaire

0 0
Read Time:5 Minute, 12 Second

Quelle mouche a pu piquer le premier citoyen de la ville pour tomber dans cette tentation de ramener à Kinshasa le couple d’influenceurs francophones, Grand P et Yao Eudoxie? C’est vraiment mal connaître les Kinois pour leur demander d’apprendre les notions d’hygiène de ces deux invités de Gentiny Ngobila.

Dans les commentaires recuillis auprès des kinois; on peut entendre :

« Est ce que ba inaptes oyo bakoki ko kima mbangu soki epaka ebandi?: Est ce que ces inaptes peuvent courir si jamais il y a un danger ? Et un vieux Kinois de rire en regardant de près les derrières assez expressives de la très distinguée invitée du gouverneur :

 » elle n’est pas très différente de notre Ya Mado nationale. Pourquoi nous ramener des choses que nous avons déjà et que nous ne savons plus porter? Gentiny amema mikumba n’a ye te moko »: que Gentiny Ngobila porte seul ses charges.

Une maman aussi n’a pas manqué de mot pour clouer les auteurs de cette mésaventure :

 » ye Eudoxie yango kaka ba Tia fouin, oyo makambo ya kala. Oyo ki ndoki te », votre Eudoxie applique des produits pour se gonfler les derrières, c’est des vieilles pratiques. Ça c’est de la sorcellerie.

Un internaute s’est montré beaucoup plus exigeant en ces termes :

« Pourquoi la Ville ne nous a pas invité de grandes figures littéraires comme Wole Soyinka ou Alain Mabanckou ou le jeune sénégalais lauréat du Goncourt pour Kin Bopeto. Pourquoi réduire le Kinois a celui qui ne comprend que des discours des comiques ou musiciens? C est une honte« .

Deux influenceurs bien soignés

Quand l’hôtel de ville nie tout en bloc

Comme on peut bien le constater à partir de ces réactions, les Kinois n’ont pas digéré cette manière de faire de l’ancien gouverneur Maindombe qui a préféré faire venir ce couple d’influenceurs pour donner des leçons d’hygiène aux Kinois dans le cadre de la campagne de Kin Bopeto.

Cependant, selon notre confrère de Congo Guardian qui suit de près cette situation qui fait l’actualité à Kinshasa, l’autorité provinciale nie avoir invités les deux individus comme on peut le lire dans sa livraison de ce vendredi 4 février.

Grand P et Eudoxie à Kinshasa : Débandade à l’Hôtel de ville

Ou c’est la cacophonie ou c’est le rétropédalage. Dans tous les cas, il y a problème. A l’hôtel de ville, le séjour kinois des « influenceurs » Grand P et Eudoxie Yao se gère comme une patate chaude depuis que les kinois ont appris que ce séjour se situe dans le cadre de la campagne « Kin Bopeto ». Des affiches grand public et dans les réseaux sociaux le mentionnent clairement et sans équivoque.

Tout part, cependant, en vrille lorsque les kinois vivent mal, très mal, cette opération de com’, surtout pour une opération de salubrité qui, depuis trois ans, peine à convaincre les kinois. « C’est de l’argent jeté par la fenêtre », clament quasi unanimement les kinois qui, dans leur désapprobation, mettent aussi en exergue la moralité des personnages.

Le tollé suscité par cette affaire n’a donc pas laissé l’Hôtel de ville indifférent. Un déploiement de com’ a ainsi tenté de recadrer les choses mais tout en les aggravant. Groso modo, la ville a voulu dégager sa responsabilité de ce séjour controversé qu’elle a tenté de placer sur le compte d’une visite privée.

La cellule de communication a, en effet, été la première à laisser entendre que la présence, à Kinshasa, de Grand P est privée ; que le concerné serait un admirateur de Gentiny Ngobila et qu’il a souhaité se rendre à Kinshasa pour le rencontrer entre autres ; et que c’est un mécène malien qui aurait transformé son rêve en réalité.

Hier jeudi, c’est la commissaire provinciale en charge de la culture qui va donner, elle, une autre version, quoiqu’un peu proche de la première. Elle soutient, en effet, que la visite n’a rien à voir avec une sensibilisation à la salubrité ; qu’il s’agit d’une privée et que la ville n’est là que pour faire en sorte que ces visiteurs ne soient pas seuls. A noter que la Commissaire provinciale fait cette « mise au point » au cours d’une conférence de presse en ayant, à ses côtés les deux hôtes.

Quand les faits contredisent les paroles

Le fait est, cependant, qu’entre la parole et les actes, il s’observe un gros hiatus. Depuis l’arrivée de ces deux « hôtes », en effet, toutes les images qui circulent sont reliées à l’Hôtel de ville et à la personne du Gouverneur Ngobila. C’est celui-ci que l’on voit dans son bureau offrant des présents à ces (ses ?) hôtes. Sur une vidéo virale sur la toile, on peut voir Grand P et Eudoxie encadrés par une escouade de police en train d’arpenter deux rangées d’engins de la ville destinés à la salubrité publique.

Bien avant tout ça, les affiches annonçant ce séjour étaient placardées à travers la ville bien longtemps avant. Cependant, il a fallu que la toile s’enflamme pour voir l’Hôtel de ville se mettre en transe jusqu’à déboucher sur une débandade communicationnelle.

Trouvez l’erreur

Bref, la récapitulation des faits se résumerait en ceci : un « influenceur » tombe d’admiration pour Gentiny Ngobila et souhaite se rendre à Kinshasa. Un mécène malien lui organise une visite dite privée, et l’influenceur se retrouve à Kinshasa en compagnie d’une autre « influenceuses ». Les deux se retrouvent dans les meilleurs grâces de la ville dans le patron offre des présents avant que les visiteurs privées ne soient escortés par la police provinciale dans une visite guidée (par la ville) des engins de salubrité. Au bout du compte, la ville prétend qu’elle n’a rien à voir avec ces visiteurs privés qu’elle a préféré ne pas laisser seuls.

Trouvez l’erreur… (Congo Guardian)

Tout ce que l’on peut craindre est que le couple Grand P et Eudoxie Yao ne soit exposé à une vindicte populaire de la part des kinois qui veulent les voir en œuvre dans un coin de la ville leur prêcher la propreté.

Don Petit N’Kiar

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %
A la une Actualité Culture Femme société Societe kinshasa