Kabila encore et toujours à Dubaï

Quelle lecture pouvons-nous faire sur tout ce qui se raconte autour du voyage de l’ancien président Joseph Kabila? Si nous commençons ce dossier par une question, c’est tout simplement pour résumé en un mot que les langues se délient sans convergence de faits.
Contrairement à ce qui se raconte et surtout à la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, faisant état de retour à Lubumbashi, Joseph Kabila n’est pas encore rentré au pays. Son séjour continue à se prolonger en terres saoudiennes. Certains s’appuient sur une simple hypothèse l’ancien chef de l’État congolais négocierait un exil doré. . Revirement de la situation . Tout est parti de la destitution des trois pions majeurs de l’ancien chef de l’État dans les trois institutions du pays. Il s’agit de l’Assemblée nationale dirigée par Jeanine Mabumda et du Sénat présidé par Alexis Tambwe Mwamba, deux chambres considérées comme le temple de la démocration.
Le troisième point saillant, c’est la chute du Gouvernement incarnant la bonne gouvernance, dirigé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Les trois appartiennent au passé de l’histoire de la troisième législature en RDC. Aujourd’hui, la majorité conservée, il y a quatorze ans, par Joseph Kabila au parlement est tombée et elle a changé du camp pour se placer dans l’opposition. Ça c’est le premier fait.

Le retrait des gardes fait peur

Les résidences de l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, ont été vidées de leurs gardes qui n’étaient autres que les éléments de la Garde républicaine.
On a commencé par sa résidence de GLM à Gombe où toutes les barrières empêchant la circulation sur le tronçon sont tombées et la Garde républicaine est retirée et remplacée par les éléments de la police nationale congolaise.
La même période, ce vent malsain a soufflé à la ferme de Kingakati. Tous les éléments de la Garde républicaine sont retirés et remplacés par ceux de la police.
L’ouragan a atteind la ferme de Kashimata à Lubumbashi où environ 600 éléments de la Garde républicaine sont retirés pour Kamanyola avant de regagner chacun son unité d’origine. L’opération de Kinshasa est fait alors que Kabila était au Katanga et celle de Lubumbashi a eu lieu en ce moment où il se trouve à Dubaï. C’est le deuxième fait.

Son voyage à Dubaï

A Kinshasa, les proches de Kabila soutiennent que leur autorité morale est invité à une haute et grande conférence internationale organisée par les américains à Dubaï, à laquelle il est l’unique congolais à participer.
Une source diplomatique renue cette version de présenter l’affaire car, aucune conférence n’est en vue en cette période à Dubaï.
Une autre source proche de sa famille politique renseigne plutôt que « notre chef est allé à Dubaï pour le checking de son corps car, depuis qu’il était au pouvoir, il n’était plus sorti pour un contrôle médical ». C’est le troisième fait.

La sécurité dans l’insécurité

Joseph Kabila est habitué à des honneurs militaires. Il se sent à l’aise lorsqu’il est entouré des éléments de la Garde républicaine formés pour sa garde, celle de sa famille et de ses biens. Aujourd’hui qu’il est pris au dépourvu de sa sécurité habituelle avec l’affectation des 75 policiers pour sa garde, l’homme doit se sentir en insécurité. Avec ce rappel de plus au moins mille militaires commis à sa protection après avoir quitté le pouvoir – une première en RDC – par la hiérarchie des FARDC, l’ancien chef de l’État doit avoir fait de calculs pour sa vie. Il est encore jeune, il doit rejouir de sa fortune même loin de son pays. Il en a droit !
Une source de ses anciens partenaires du « Cach » regrette « pourquoi les proches de Joseph Kabila croient à leur insécurité s’ils savent qu’ils n’ont rien fait du mal au peuple congolais ? ». C’est le quatrième fait

Promenade de santé

L’ancien chef de l’État s’est rendu à Dubaï sous une pluie de spéculations. Mais la plus grande incompréhension régnait autour du mot « exil » qui a crevé le plafond de spéculations dans les salons, tant politique que ordinaire. Certaines personnes confirmaient même que le Raïs est déjà en exil à Dubaï. D’autres parlaient plutôt d’un voyage de négociation au sujet de son exil. D’autres encore confirmaient même qu’il ne rentrera plus en RDC. Plus loin encore, on évoquait l’histoire de Jean-Pierre Bemba qui fut arrêté à l’étranger et conduit à la CPI, sous régime Kabila et, il sera de même pour Kabila que l’on doit cueillir comme une mangue mûre loin de ses terres. Ironie du sort !
Après ses trois jours de mission à l’étranger, le sénateur à vie devait rentrer au Katanga pour un repos doré.
Gel Boumbe

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