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Fonction publique:les secrétaires généraux mis à l’écart exigent justice

Dans un mémorandum adressé au président de la République Démocratique du Congo,les secrétaires généraux écartés lors de la récente mise en place faite par le vice premier ministre, ministre de la fonction publique, Jean Pierre Lihau, dénoncent plusieurs irrégularités qui ont entachées cette procédure.

JP Lihau, VPM de la Fonction Publique

Il s’agit entre autres du caractère sélectif de ces mises en place, considéré comme générale par son initiateur le VPM Jean-Pierre Lihau.

Dans ce mémo, les secrétaires généraux indiquent que certains de leurs collègues pourtant intérimaires sont restés en service alors qu’ils ne figurent pas dans les ordonnances qu’ils qualifient de controversées du 18 novembre 2022. Et c’est notamment au ministère du plan, à la recherche scientifique et à l’aménagement du territoire.

Évoquant la géopolitique, ce document indique que certains territoires ont obtenu plus de cinq secrétaires généraux (Cfr. Pangi dans le Maniema) et d’autres aucun.

Pire encore,les secrétaires généraux mis à l’écart après avoir rendu des loyaux services à l’état Congolais plus de 5 ans, n’ont pas été notifiés et ne connaissent pas leurs sort à ce jour.

Ils se posent des questions sur quel soubassement le VPM de la fonction publique s’est appuyé pour procéder à la signature de la mise en place du 18 novembre 2022, alors qu’il existait des ordonnances de 20218 remplies d’irrégularités qui ont été rappelées à la présidence pour être rapporter.

ce mémorandum renseigne qu’il s’agit des ordonnances No 18/143,18/143 B et 18/143 C signées à la veille de l’alternance pacifique au pouvoir, non seulement le même jour, mais certains nominés étaient à la fois secrétaires généraux et directeurs et sans être discuté au préalable au conseil de ministre conformément à l’art.81. à l’alinéa 41 de la constitution et de l’article 74 alinéa 1et 2 de la loi du 16/13 du 15 juillet 2016 portant statut de carrière des services de l’État.

Faisant fi à ces irrégularités constatées dans ces ordonnances et décriées même par certaines organisations de la société civile dont l’ACAJ,la présidence de la République avait à plusieurs reprises suspendu la promotion et la nomination des agents de carrière de services publics au grade et à la fonction respectivement de secrétaire général et à la direction de l’administration.

Le récent cas date de la lettre du directeur de cabinet du président de la République Dr Désiré Casmir Kolongele en 2020.

Poursuivant son forfait, lors de la mise en retraite de certains agents, le VPM de la fonction publique a proposé plusieurs noms de ceux qui n’ont jamais exercés la fonction de secrétaire général à l’ Emeritat.

Face à ce qui précède,ces secrétaires généraux sollicitent l’implication personnel du président de la République,garant du bon fonctionnement des institutions et chef de l’État, initiateur de l’état de droits, pour rétablir l’ordre dans l’administration publique, gage du développement d’un pays.

RM

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