Dimanche de la mission : Focus sur les filles de St Paul, témoins de l’histoire de la RDC

Le mois d’octobre est dédié aux personnes consacrées, toutes ces personnes, religieuses comme laïques, qui ont accepté de se mettre à la suite du Christ à travers la mission. On parle, alors,du mois de la mission. Durant ce mois, l’église catholique universelle fait la promotion des Oeuvres Pontificales Missionnaires pour soutenir toutes ces personnes engagées dans la mission à travers le monde. Un dimanche de mission est consacrée à cette catégorie des personnes dont les religieux, religieuses et laïcs engagés.

Les filles de St Paul à l’occasion du centenaire de leur congrégation en 2015

Vous serez mes témoins ! », telle est devise du Mois de la Mission Universelle tirée des Actes des Apôtres (Ac 1,8). Cette phrase résonne encore aujourd’hui. En effet, toutes ces personnes consacrées sont envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre, pour faire connaître l’amour de Dieu par la parole et par l’action. La rédaction de sphynxrdc.com voudrait ici, en collaboration avec les Éditions Pauline, vous présenter une aperçue générale sur les filles de St Paul engagées dans la mass-médias en République Démocratique du Congo depuis plus de 50 ans. Une pastorale à travers les médias qui a accompagné et accompagne encore Congo Kinshasa.

Les filles de St Paul à Kinshasa (10e rue Limete)

Aperçu Histoire des Filles de Saint Paul au Congo

Le Congo est la première fondation de la Famille Paulinienne. Géographiquement, le pays est situé au cœur de l’Afrique Centrale et il est en troisième position pour la superficie.

Jacques Alberione, Fondateur de la Famille Paulinienne

Le Bienheureux Jacques Alberione est le fondateur  de la Famille Paulinienne , un homme de Dieu, passionné pour l’Afrique. Son rêve pour la mission en ce Continent va bientôt se réaliser, après les nouvelles expansions des fondations en Europe, Amérique, Asie, Amérique Latine.

L’heure a sonné pour l’Afrique, mais c’est une heure chaude marquée par les mouvements de l’indépendance.

Le paradoxe évangélique poursuit chaque œuvre et aussi la nôtre avec des « signes » visibles : tout commence de Bethleem ; avec des problèmes, des dangers et guerres. Mais le Dieu « avec nous » Il envoie des femmes qui fixent leur regard sur « JESUS » et son Evangile à faire connaître.

A cause de l’évangile, elles défient toutes difficultés que la nouvelle mission exige

Une introduction importante

Situation géographique : le CONGO est situé en Afrique Centrale. Ses confins : République Centre africaine, Soudan, Uganda, Burundi, Tanzanie, Angola, Zambie, République du Congo (Congo Brazzaville)

Superficie : 2.345.409 km.

Horaire : Les provinces de Kinshasa et Equateur, ont le même horaire de l’Italie, dans les autres parties du Congo, il y a une heure en avance.

Capitale : Kinshasa (ex Léopoldville) avec 1.500.000 d’habitants à la fondation et aujourd’hui, en 2014, Kinshasa a 10 millions et plus d’habitants.

Histoire de la République Démocratique du Congo

Première République : Indépendance 1960-1965

Crise congolaise : 1960-1965

Les émeutes et la guerre de Kolwezi : 1976-1978

2ème République Zaïrianisation : 1965-1990

Première guerre au Congo : 1990-1998

Deuxième guerre au Congo : 1998- 2003

Gouvernement de transition : 2003-2006

3ème République 2006

Guerre du Kivu Rébellion M/23 : 2004-2012

Gouvernement de Salut Publique

Réligion :

Le cri de l’Alberione : « Faire quelque chose pour L’Afrique, le Congo  Belge»

Don Alberione aime beaucoup l’Afrique au point d’affirmer un jour : « Je ne veux pas me présenter devant le tribunal de Dieu sans avoir fait quelque chose pour l’Afrique ». Le souhait de cet homme de Dieu ne tardera pas. Le 21 avril 1957, le pape Pie XII publie l’encyclique Fidei Donum (le don de la foi). Il y aborde les questions relatives à l’utilisation de tous les moyens modernes pour rendre efficace le travail missionnaire. Don Alberione est profondément touché par cet idéal missionnaire, lui qui, dès son plus jeune âge, voulait se faire membre des Missionnaires d’Afrique pour venir en Afrique.

L’encyclique de Pie XII eut le mérite d’éveiller la conscience des  Eglises d’Afrique qui sollicitèrent la présence des pauliniens sur leur territoire. Il s’agit notamment du Togo, Ghana, Cameroun et Congo Belge. Ce dernier du fait de sa grande superficie, de son engagement missionnaire et de ses immenses ressources humaines très propices au développement de l’apostolat paulinien, bénéficia du choix requis.

Juin 1958, sept mois après l’arrivée de la Société Saint Paul à Léopoldville, deux Filles de St Paul foulent le sol congolais. Il s’agit des sœurs Basilia Bianco et Giuseppa Panarello. Ces dernières sont accueillies par le père  Raphaël Tonni, un paulinien et le Père Vand Hamme, un prêtre scheutiste. Eprises du désir de rencontrer au plus vite « la moisson congolaise », les deux Filles de St Paul n’ont dû se contenter que du stricte nécessaire à leur arrivée : quelques meubles modestes, un balai, quelques oignons et leur première habitation, dans la 1ère Rue de la commune de Limete à Kinshasa, se transforma en couvent. Dans les trois mois qui suivirent, la communauté augmenta de 5 nouveaux membres : Sœur Véronique Kowalski, Céline Cendron, Enzina Epifania, Elisea Scarpa et Concetta Motos. C’est à juste titre qu’on les considère comme des pionnières ! Depuis l’arrivée en  1958, la communauté, dans la personne de la  Sr Enzina Epifania avait collaboré avec les Pères de St Paul en offrant son expertise en linotype et ensuite comme administratrice.

Soeur Maestra Tecla

La communauté des Filles de St Paul ainsi constituée, pouvait alors réaliser son rêve : aller de porte en porte, munie de catéchismes, images et livres sur Marie, visiter les familles en parcourant les rues de Léopoldville. Une de pionnière écrit : « Dans notre déplacement de maison en maison, nous étions entourées et suivies par un groupe d’enfants qui chantaient, criaient, dansaient dans un nuage de poussière en nous appelant : « Mamelo, mamelo ya Sango malamu ! (sœurs,  de la Bonne Nouvelle !)

Les Filles de St Paul : leaders dans la diffusion

La librairie « la Croix du Congo » confiée aux FSP depuis leur arrivée par les Pères de Scheuts (CICM) bénéficia du savoir faire de ces grandes organisatrices des librairies. Elle sera aussi unie dans le sort pour l’indépendance, le 4 janvier 1959, et comme les autres magasins, sera saccagée et pillée.

1959 : Elisabethville au Katanga, deuxième fondation au Sud du Congo. Les sœurs seront appelées par l’Evêque du lieu Mgr Cornelis  pour accomplir la mission paulinienne.

A l’époque les habitants du Katanga étaient 1.750.000. Les catholiques katangais 475.000. Les Européens 20.000.

Habitées par un courage spectaculaire, le 6 mai 1959, deux Filles de St Paul partiront pour Elisabethville pour commencer l’apostolat des Filles de St Paul : Sr Giuseppa Panarello et Concetta Motos. Les Sœurs seront accueillies d‘abord par les Sœurs de la Charité de Jésus et Marie (de Gand). Ensuite elles loueront une maison sur l’avenue des Savonniers.

30 juin 1959 à Lubumbashi : La bénédiction de la chapelle marque le début de l’apostolat des Filles de St Paul au Katanga. Cependant éclate la guerre civile. C’est un moment difficile pour les congolais et pour les missionnaires. La Famille Paulinienne offre à l’Afrique son premier martyre dans la personne du Révérend Père Michelino Gagna de la SSP.

Informé que le ciboire des hosties consacrées est resté dans la chapelle des FSP sur l’Avenue Fort Lemy en danger de profanation, le Père va le retirer, mais en rentrant, Il sera rejoint per des tirs de balles entre les militaires de l’ONU et les Katangais qui incendierons la voiture avec lui dedans. Celui-ci trouvera la mort pendant qu’il déplaçait le Saint Sacrement de la chapelle des Filles de St Paul. Le Père Michelino est un vrai martyr de l’Eucharistie, honoré jusqu’à ce jour dans la Famille Paulinienne.

1959 : Kinshasa, pastorale des vocations : nombreuse jeunes filles, nous voyant parcourir les routes de Kinshasa avec la Parole de Dieu, se présentaient chez nous pour entrer dans notre congrégation. Un désir qui ne pouvait pas encore tenir, car la vie consacrée ne s’improvise pas! Parmi les jeunes, nous pouvons signaler Madeleine Sansa, la première vocation congolaise. Elle fera sa prise d’habit le 8 décembre, après, elle poursuivra la formation à Rome pour le noviciat, la profession et l’apostolat en Ouganda. L’autre Anne Marie est resté avec nous une brève période. Entre temps le Cardinal Malula, qui venez de fonder une Congrégation locale « Les Sœurs Thérésiennes de Kinshasa », dans un but d’inculturation de la vie religieuse, voulait que les jeunes entrent uniquement dans sa Congrégation et non dans les Congrégations internationales. La première fille de st Paul : soeur Madeleine Sansa était fort sollicitée à nous quitter par son oncle Mgr Moké, évêque auxiliaire de Kinshasa. De même sa compagne Anne Marie, qui avait fait un bon parcours de formation ; elles quittèrent  notre Congrégation. Mais en 1960  nombreuses jeunes filles demandèrent d’entrer. L’habitation de la première Rue de Limete se révèle insuffisante. L’occasion d’un immeuble à étage à la 12ème Rue Limete est ce qu’il faut pour le moment. Toutes s’improvisent peintres et réparation des trous et la nouvelle maison est prête. A cause des différents troubles, les sœurs sont bloquées à la maison. D’aucunes se chargent du jardin, d’autres, trouvent le moment propice pour prier et faire la Retraite…

Décembre 1959 : ouverture de la nouvelle Librairie des FSP à Kinshasa

Vers la fin de la même année à Léopoldville, sur conseil de son Exellence Mgr Scallais, les sœurs ouvrent à Kinshasa leur propre librairie sur l’Avenue Charles de Gaulle, l’actuelle Avenue du Commerce au N°78. C’est la première librairie saint Paul. 

30 Juin 1960 : jour de l’indépendance à Kinshasa et dans tout le Pays

Le jour de l’indépendance, les sœurs sont témoins de l’explosion de joie de l’ex-colonie belge ; mais les jours qui suivront, c’est la désolation.  Les activités vont au ralenti.

En 1961 la présence des Filles de St Paul est renforcée par l’arrivée d’autres sœurs : Sœur Ilde Zini, Nicolina Cavataio, Giovanna Morbini, Rose de Jésus (afro-brésilienne), Lorenzina Laloy. En ce moment la communauté étendra ses activités jusqu’au Congo-Brazzaville, Gabon et en République Centre Africaine. Elle se lancera dans la distribution des Bibles et livres de formation dans ces trois Pays.

 1962 : de Kinshasa, départ pour Centre Afrique, Cameroun. Les publications modestes, répondant à un vrai besoin de la population, trouvent accueil et intérêt. Les Sœurs sont enthousiastes et le zèle pour l’Evangile donne une force extraordinaire avec la capacité d’endurer toutes difficultés.

1961 et 1963 Visite de Maestra Tecla

En 1961 la Prima Maestra Tecla visite pour la première fois la communauté de Kinshasa. En 1963,  elle fait son dernier voyage au Congo, accompagnée par Maestra Paola Cordero.

Elle a voulu revenir dans ce grand Pays, plein de souffrances et plein de promesses, pour réconforter les sœurs après les grandes émeutes pour la sécession du Katanga. En effet, en ce temps, le pays a connu  une grande agitation dans la vie politique et sociale du peuple. Terrorisées par le massacre à Kindu des 13 Aviateurs ou joueurs italiens de football,  la population de l’Uélé et du Nord du Congo paie un grand prix. On y a ajouté de l’hostilité vis-à-vis des missionnaires qui sont massacrées et leurs maisons brulées. Des missions entières sont dévastées et certaines librairies de l’intérieur du pays, notamment celle de Niagara, sont saccagées.

1962 : une visite très réconfortante a été aussi celle de Maestra Ignazia Balla, Vicaire Générale de la Congrégation, femme très attentive aux soeurs. La communauté de Kinshasa l’accueille avec grande joie, ensuite elle  visite au Katanga les sœurs de la communauté de Lubumbashi pour apporter du réconfort aux Sœurs qui avaient vécu des moments très difficiles.

1962 à Kinshasa : exposition biblique à L’Université. Entretemps à Léopoldville, tout ensemble, jeunes et sœurs, avec la créativité de chacune, préparent une grande exposition de livres biblique pour  L’Université, accompagnée par des panneaux messages. Le résultat est magnifique, du jamais vu ! L’Expo restera ouverte quelques jours. Le Corps « docente » et nombreuses personnes, religieux et religieuses se félicitent avec les Filles de saint Paul.

Le 13 janvier 1964 ; Visite du Fondateur le Père Jacques Alberione  venu pour réconforter les communautés Pauliniennes. Mais avant son arrivée au Congo, il avait écrit une lettre encourageante et prophétique à ses filles et Fils en 1962, voici quelques extraits

«  Chères frères et sœurs pauliniens du Congo,

Nous sommes toujours dans les mains du Seigneur. Ce sont de bonnes mains ! Dans le contact intime avec Dieu, nous recevons lumière et orientation.

 L’Afrique sauvera l’Afrique. C’est une question de temps ; l’Afrique aura ses dirigeants… l’Eglise aura ses prêtres et ses religieuses africaines. L’essentiel c’est la formation du personnel africain. On s’implantera solidement en Afrique d’après la formation que nous donnerons au personnel africain. Chargez-vous de cette mission si sainte et louable. De cette formation dépend la véritable voie paulinienne en Afrique. Je suis toujours près de vous avec mon affection (Jacques Alberione).

5 Février 1964 : la Prima Maestra Tecla entre dans la  lumière de Dieu. Ce grand deuil est vécu avec la Société St Paul. Sr Basilia Bianco comme représentante de toutes les communautés africaine se rend à Rome pour les funérailles. La Prima Maestra Tecla  du Ciel nous garde, nous protège, elle sera notre  protectrice  pour la mission en Afrique.

1964 : de Kinshasa pour l’Ouganda : Les premières Filles de St Paul partent pour former la première communauté de Kampala : Sr Basilia Bianco, Sr Lorenzina et Sr Eulalie. A cette occasion une nouvelle orientation du personnel sera prise pour les premières fondations en Afrique : Sr Olga Moscatello est destinée au Katanga, Sr Baronchelli Daniela et Sr Franchini Alba au Nigeria. Tandis que Dominique Desmarais et Pepita resteront à Léopoldville.

1964 : A la capitale, Kinshasa arrivent des nouvelles plutôt accablantes de l’intérieur. Dans la Province Orientale et plus précisément de Kisangani, un massacre sauvage de 190 missionnaire et Sœurs sont tués par les rebelles congolais. C’est pendant cette tragédie que Sr Anuarite Nengapeta, la première Martyre Congolaise, défendra sa virginité jusqu’à la mort. Entretemps les rebelles brulent tout à leur passage. Les Ambassades n’ont pas de trêve, l’aéroport est transformé en hôpital. Notre maison à Limete donne asile aux sœurs rescapées à la furie infernale. Le moment qu’on vit, c’est un moment de deuil pour les missionnaires prisonniers ; les missions sont abandonnées, les écoles désertées. C’est une grande douleur de famille.

1965 : visite de la Prima Maestra Ignazia, nouvelle Supérieure Générale : dans le monde, l’opinion publique est touchée pour tout ce qui arrive de dramatique au Congo Belge. Notre Congrégation est sensible à l’heure de l’Afrique. La Prima Maestra Ignazia se rend pour une deuxième  visite au Congo en signe du partage dans les épreuves, fortifiée par la prière. Dans cet esprit elle visitera la communauté de Kinshasa et celle de Lubumbashi au Sud du Pays

1965 : les Evêques du Congo appellent les Filles de St Paul au Comité de la presse catholique. Elles se présentent comme des envoyées spéciales. Le résultat est presque plus que satisfaisant dans les bureaux, écoles et missions Catholiques, Protestantes et  Kimbanguistes. Elles visitent avec succès 9O écoles et 24 paroisses entre 1963-1965.

Suite aux évènements douloureux, le monde paulinien se montre sensible avec la première fondation des Filles de St Paul en Afrique et ils envoient des aides et des offrandes.  La France, Le Canada, l’Amérique envoie des livres pour ouvrir la route à la mission.

1965 : à Kinshasa, les licences d’importation : les livres ne suffisent jamais. L’imprimerie saint Paul et notre petite imprimerie de Limete ne parviennent pas à satisfaire les commandes des missionnaires en itinérance. Il nous faut  «importer» du matériel de l’étranger. Après des longues listes des documents et des temps d’attente  dans les bureaux, l’Etat refuse de nous donner la permission d’importer, La patience prépare des temps nouveaux pour l’évangélisation. Le courage tient bon.

1966 : arrivée à Kinshasa de la Sr Lucia D’Agosto comme  maitresse de formation. C’est avec elle que va démarrer le deuxième groupe d’aspirantes : 2 de l’Ouganda, 2 de Nigeria et 2 du Congo Belge. La communauté de Limete est obligée de se réorganiser.

1966 : Pour une expérience, deux communautés à Limete et au centre Ville de Kinshasa

Deux communautés se forment : une apostolique en ville à l’étage de la librairie et la deuxième à Limete pour la formation.

 En Ville de plus en plus la Librairie travaille. Tous ont soif de lire et d’apprendre. Des laïcs sont engagés à la librairie, car le travail se multiplie. Dans la période de l’entrée scolaire, il nous a fallu appeler la police pour régler l’entrée à la librairie dans les heures de pointe. Entretemps l’itinérance continue avec  un bon rythme en laissant dans les familles et dans les établissements scolaires des feuillets comme « semence » de bien, avec nos adresses.

1967 : la supérieure de la communauté est appelée par le Comité de Presse Catholique  pour prendre des accords en vue d’ouvrir des centres  de diffusion à l’intérieur du Pays. Le Comité de presse est disposé à payer toutes les frais, compris les billets de voyage …

1967 : de Lubumbashi pour le Mozambique, les Filles de St Paul  sr Giuseppa Panarello et Sr Vincenzina brésilienne quittent Lubumbashi pour ouvrir une Mission à Beira. Les autres sœurs à Lubumbashi s’organisent pour continuer la mission et imprimer les livres nécessaires pour l’apostolat.

 En 1967, Le Président Mobutu crée le Mouvement Populaire de la Révolution en sigle M.P.R. qui  plus tard deviendra le partit Etat.

1967-1968 : travaux en cours à la parcelle de Limete. Le manque d’espace oblige la démolition d’un hangar et la construction se réalise rapidement pour le fonctionnement de la petite imprimerie. Les machines sont là, c’est l’Imprimerie des  Filles de St Paul à Limete »  Un offset, puis une pédaline et une rogneuse sont installés dans la nouvelle habitation de la 12ème Rue Limete ; quartier industriel. Avec une équipe des sœurs qualifiées, dont Sœur Valeriana Poletto, les Filles de St Paul commencent leurs propres éditions et initient les jeunes congolaises  à l’art de l’imprimerie. Les Filles de St Paul ne se révèlent pas seulement diffuseurs, mais aussi imprimeurs. La communauté est alors formée de plusieurs équipes pour la diffusion qui vont sillonner le Congo du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest avec les livres arrivés de l’étranger et imprimés au Congo, chez les Pères de saint Paul et les Filles de saint Paul!

1968 : une année  très riche. La visite de Maestra Assunta Bassi, conseillère générale. Elle nous apporte la joie et l’amour pour l’apostolat, le courage de l’annonce. Elle assure l’arrivée des nouvelles forces pour la mission afin de réaliser les voyages à l’intérieur et continuer la diffusion dans les écoles en donnant la priorité aux classes supérieures.

9 Novembre  1969 : première Semaine Biblique à la paroisse Notre Dame du Zaïre : une exposition bien préparée qui nous a donné beaucoup de consolation et des bons fruits. Une diffusion éclatante de 15.000 exemplaires entre la Bible et le Nouveau Testament, 23.154 livres de formation, des chiffres éloquents ! Avec cette expérience, l’équipe itinérante ouvrira des contacts avec d’autres paroisses pour proposer des expositions bibliques. On trouvera beaucoup d’intérêts et de collaboration entre le clergé zaïrois, les missionnaires et la population.

1969 : renfort promis : l’arrivée des soeurs Délia Bovio et Elena Antonelli de l’Italie, soeur Cathy Bonnevialle de la France. Grace à  cette arrivée, quelques missionnaires s’éloignent pour un moment du repos mérité et pour refaire les forces.

1970 : Maestra Nazarena Morando vient de Rome pour une visite de style paulinien. Avec Maestra Nazarena, la maitresse de Novices des premières générations des FSP,  toutes ont vécu un moment de grâce. Il fallait la sagesse d’une « Mère » pour voir avec les yeux de Dieu le moment présent et apporter le réconfort.

26 novembre 1971 : par télex, nous recevons de ROME une triste nouvelle adressée  à toutes les communautés pauliniennes du Zaïre. Le Fondateur Le Père Jacques Alberione est appelé à la Maison du Père pour recevoir son héritage éternel. Une Messe est célébrée dans notre paroisse saint Dominique avec la participation fraternelle de la Famille Paulinienne et tous les Missionnaires de  la Ville de Kinshasa. Désormais nous avons au ciel deux Protecteurs, le Père Jacques Alberione et Maestra Tecla Merlo, pour la nouvelle mission africaine.

Entre 1970 et 1975 Le Pays change de nom : le Congo devient Zaïre 

« Zaïre le Pays, Zaïre le fleuve et Zaïre la monnaie ». Les signes avant-coureurs de la crise que le pays va endurer sont partout visibles. La zaïrianisation et le recours à l’authenticité déclenchent la crise socio-économique religieuse. Le Zaïre en 1973 connait une crise aigüe : la corruption se généralise, l’inflation devienne galopante. La dictature, la persécution et paupérisation font fuir les cerveaux en Occident. C’est le temps du changement aussi des noms des chrétiens : c’est le nom Congolais qui compte. Aussi les villes prennent des noms ancestraux ; c’est l’authenticité à tout prix. Tout se passe au ralenti d’autant plus que les Revues : Afrique Chrétienne et Antilope sont supprimées et l’imprimerie est fermée par le pouvoir en place.

L’Eglise est dans l’œil du cyclone ! Le  Cardinal Joseph Albert Malula, archevêque de Kinshasa, est forcé à l’exil au Vatican par le Président Mobutu. Ce dernier ordonnant d’enlever le crucifix des  écoles et des lieux publics et l’interdiction des cours de religion au programme scolaire catholique. Les groupes et mouvements catholiques dans les paroisses seront suspendus. La Voix du Zaïre : Radio et Télévision seront uniquement au service de Parti Etat.

 L’équipe d’itinérance en mission au Mayombe apprendra via la radio la suspension des revues pauliniennes à cause d’un article du Cardinal Joseph Albert Malula qui dénonce l’injustice régnante.

Les sœurs rebroussent chemin et rentrent pour rejoindre la communauté de Kinshasa en priant pour le peuple et le Pays.

Les esprits sont fort blessés par ces mesures drastiques. Blesser la foi chrétienne, c’est blesser le Christ en croix. En effet, les sœurs qui travaillent à la librairie affirment de ne jamais avoir diffusé autant de crucifix qu’en cette période de crise! En pleine dictature zaïroise, l’Eglise catholique fait un saut de qualité dans l’évangélisation de sa propre culture. Après cette grande persécution et purification, elle devient créative.

1972 : enlèvement des monuments des pionniers belges à Kinshasa (Stanley et Léopold)  au centre-ville

Erreurs du passé et de la dictature : les monuments des pionniers…  ne sont plus là, une surprise amère, la mémoire est volontairement effacée …

1972- 1974 : la Zaïrianisation est suivie par l’Etatisation. Une mesure sévère et urgente : le départ en masse des propriétaires des gros magasins, usines. L’Etat devient le propriétaire des biens de son propre Pays ! Nous sommes interpellées aussi au sujet de la Librairie, malgré notre appartenance à l’Association Sans But Lucratif (ASBL). Mais notre fondation au Congo est encore jeune. Nous n’avons pas encore des membres congolais et donc manque la personnalité juridique pour faire partie de l’ASBL. Grace à L’USUMA (Union des Supérieures Majeures), les Sœurs Franciscaines Missionnaire de Marie à Kinshasa, nous donnent une de leur sœur Sr Lucia Nzenzili qui peut faire partie de notre comité ASBL pour la Librairie saint Paul avec Monseigneur Kaseba, Evêque de Kalemie-Kirungu et Président de la Conférence Episcopale du Zaïre. Encore une fois le Seigneur nous montre sa protection aussi vis-à-vis de la mission.…

1973  Les Bakambi des paroisses : les Options Pastorales de 1970 qui prônent l’engagement d’un laïcat chrétien responsable et la Semaine Théologique de juillet 1973 qui a pour thème « Le Ministère des laïcs dans l’Eglise », trouvent leur concrétisation en septembre 1973 par un projet qui veut « Confier la direction de certaines paroisses à des laïcs ». Le Cardinal Malula présente  les grandes lignes de la nouvelle pastorale, basée sur le renouveau postconciliaire dans un opuscule : «  L’Eglise de Dieu qui est à Kinshasa vous parle ». La jeune église du Zaïre courageusement se questionne face à l’évangélisation à Kinshasa sur les besoins très actuels du peuple. La formation des laïcs s’impose : un cycle de formation de 3 ans ainsi qu’un cours biblique seront destinés aux laïcs désireux de devenir « animateurs » des communautés chrétiennes. La participation verra 400 chrétiens, hommes et femmes s’engager au service de la foi. Ainsi commence un long et fécond chemin de l’Eglise locale au visage africain. L’installation officielle du premier « Mokambi »  sera faite dans la paroisse saint Cyprien  à Binza. En 1975 d’autres installations de Bakambi à la tête de 6 paroisses autonomes de notre Archidiocèse. Une expérience unique bien réussie en réponse au besoin des fidèles pour la Parole de Dieu, le baptême, la formation des jeunes, la catéchèse, les veuves (mamans) et les deuils. Le prêtre n’est plus l’organisateur ; il est avant tout le garant de la Parole, le gardien de l’unité et le témoin de l’engagement total au service du Christ et des hommes en vue du salut. Deux joyaux viennent enrichir l’Eglise de Kinshasa : le Rite Romain de la messe pour les diocèses du Zaïre pour la célébration eucharistique dans toutes les Eglises. Le Mouvement des jeunes « Bilenge ya Mwinda » les jeunes de lumière, qui porte partout le témoignage d’une intégration des valeurs de l’Evangile dans la vie du peuple. Citons ici, Mgr.Matondo à la paroisse saint Alphonse Matete-Kinshasa, fondateur de ce mouvement ; un homme de Dieu  qui avait un esprit prophétique et il savait voir loin et faire découvrir la valeur, la beauté de l’identité zaïroise avec le christianisme.

Maintenant aussi avec le Bakambi, l’Esprit nous montre la voie à parcourir pour évangéliser. Les Archevêques de Kinshasa : Le feu Cardinal Fréderic Etsou-Nzabi Bamungwabi et à l’actuel Cardinal Laurent Monsegwo Pasinya ont continué l’évangélisation en profondeur avec courage et détermination : « A vin nouveau outres neuves » Mt 9,17 ! L’Eglise zaïroise a vécu le changement en accueillant les signes des temps. C’est pourquoi, nous avons grandi, aussi nous Filles de saint Paul dans cet esprit à l’écoute de Dieu et à l’écoute du peuple. Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya nous dit : « une foi qui ne devient pas culture est une foi qui n’est pas pleinement accueillie, entièrement pensée et fidèlement vécue »  cfr. Opuscule : Eglise Catholique au Zaïre.

1973 : année qui marque deux évènements importants pour les Filles de saint Paul du Zaïre :

  1. La constitution de la  présence des Filles de St Paul  « en Délégation »
Voeux de deux soeurs

La constitution de la délégation, c’est une réponse à une situation difficile qui perdurait. Les deux communautés de Kinshasa et Lubumbashi ont vécu le désordre total. Les communications difficiles à l’intérieur du pays et à l’étranger avec d’autres problèmes locaux.  Nos Supérieures Majeures l’ont bien compris et l’heure est venue pour ce pas de maturité qui est la formation de la délégation. La composition du gouvernement de service : Déléguée Sr Maria Rosaria Zambello, Conseillères Sr Delia Bovio, Sr Emma Benedini, Sr Lucia D’Agosto secrétaire, économe Sr Olga Moscatello, avec son siège à Kinshasa

  • L’apostolat itinérant ne pouvant plus se faire en pleine guerre civile, dans l’insécurité et compte tenue d’autres facteurs ; « le Dieu avec nous »  marche toujours en tête et manifeste son amour pour le peuple zaïrois et pour ses envoyées, comme au temps des Actes des Apôtres au chapitre 8, 1-8. Il permit l’ouverture de la troisième maison à Kisangani dans la Province Orientale ; ce fut pour nous un signe de Dieu.

2. Juillet 1975, Kisangani un troisième point stratégique pour l’évangélisation au Nord du Pays

Son Excellence Mgr Augustin Fataki, Evêque de Kisangani, en ce temps-là, il nous avait demandé d’ouvrir une communauté dans son diocèse. L’Eglise de Kisangani nous a accueillies à bras ouverts en nous offrant pour une longue période la maison et le nécessaire pour la mission. Installées à Kisangani, les sœurs ont commencé la « mission au cœur de la forêt ». La situation politique sous la dictature du Président Mobutu tenait bien les yeux sur le petit peuple. Au nom de l’authenticité, le changement avait opéré des confusions. Mais encore une fois, les mesures de la dictature se sont changées en dynamique de foi. Grâce aux prêtres congolais pleins de la force de Dieu pour inculturer l’Evangile : Les groupes et les mouvements des jeunes, « Bilenge ya mwinda » Jeunes de la lumière grâce à sa structure africaine,a fait un très bon impact sur la nombreuse jeunesse Boyomaise.

Petit à petit aussi les Congrégations locales cherchent de donner un nouveau sens et signification aux gestes et paroles dans leur vie consacrée. Le cardinal Malula est toujours en tête pour solliciter, promouvoir des ouvertures et faire grandir la foi. Aux autres groupes ecclésiaux, l’Esprit donnera le courage de se reprendre avec plus d’enthousiasme pour témoigner la Parole de Dieu. Pendant la période de dictature, il y a eu comme une floraison de groupes et mouvements qui ont fait faire un saut de qualité à la jeune Eglise zaïroise. Notre mission trouve toujours l’opportunité de collaborer par notre apostolat à cette croissance de la foi d’un peuple meurtri.

1974 : Les missionnaires ouvrent la communauté du ciel, Gesualda Rota, très jeune. Elle aimait tellement l’Afrique, au point de demander au Seigneur ce cadeau au moins pour un an. Jésus lui a fait expérimenter la mission pour 365 jours; au terme de ce temps, elle est tombée malade : un cancer au cerveau ! Le diagnostic fait à Kinshasa correspondait à la réalité. Il fallait rentrer en Europe pour voir quoi faire et prier le Seigneur pour elle et pour la communauté. Elle nous a quittées, le 11 mai 1974 après l’intervention chirurgicale et une longue période de souffrance.

Soeur Anna Maria Scifo, décédée en 1989 à Rome. Une sœur toute donnée pour l’apostolat. De grande générosité. A l’époque le secteur « diffusion » répondait aux besoins des missions à l’intérieur. Elle faisait un service impeccable, avec une grande capacité de relations. Nous savons que du Paradis nous garde et nous soutienne et ensemble intercèdent pour les vocations et la mission. L’appel du Seigneur pour le Paradis a continué et il continue encore : Sr Basilia Bianco (1988), Lorenzina Layo (1991), Sr Sr Eugenia Provvidenza Arrigo (1992), Sr Matelda Maurina (1995), Sr Giovanna Morbini (2008), Sr Ilde Zini (2010), Sr Elisea Scarpa (2010), Sr Bernarda Vicario (2010), Sr Rosa de Jésus (2011), Sr Véronique Kowalski (2011) et en dernier Sr Elena Antonelli (2012). La soeur Véronique Kowalski, formatrice de la première génération des FSP Congolaises, décédée à Lubumbashi la veille de son départ en congé au Brésil. Sœur Véronique, figure parmi les pionnières dans la fondation au Congo, toute donnée pour la mission et pour la jeunesse. Elle aimait l’Afrique et les Congolais en particulier. Son désir était de rester pour toujours dans cette terre bénie. Le Seigneur l’a exaucée !

28 Juillet 1977 Arrivée à Kinshasa une jeune missionnaire Sr Rita Almici. Elle s’occupera principalement des audiovisuels, avec la Société Missionnaire de St Paul, pour la production des cassettes sonore de méditation EPA.

A la mort du Père Bom (missionnaire des Scheuts) qui avait commencé au Zaïre un travail remarquable dans la pastorale de l’audiovisuel, en 1983avec Sr Rita Almici,  les Filles de St Paul commencent le secteur audiovisuel, hérité par les Scheuts, les montages diapositives. En 1985 avec l’arrivée de sr Piera Cattaneo,  elles commencent la production des cassettes audio avec des chants. Pionnières dans ce secteur.

Aves les premiers auteurs-compositeurs congolais : M. Paul Nzalio Balenza, Abbé Makama, M. Betofe, et par la suite bien d’autres se sont présentés, elles commencent les premières productions des chants religieux, liturgiques sociaux etc. Dans les années à venir, l’évolution du langage médiatique et des supports, les années 1990 commencent les vidéothèques film sur VHS.

En 1995 l’apostolat de la radio, Radio national RTNC et radio Elikya avec différentes émissions.  Ensuite en suivant l’évolution des médias, elles produisent des chants sur CD, et les films sur DVD.  

Dans ce XXIème siècle ce sont les réseaux sociaux. En 2021 le dernier né le site www.librairiespaulines.com. 

Date 2-6 mai 1980 : 2èmeCentenaire de l’Evangélisation : La célébration du 2ème Centenaire de l’Evangélisation a vu la présence du Pape Jean Paul II, le grand Pasteur de l’Eglise Catholique visiter Kinshasa la capitale, Kisangani au Nord dans la Province Orientale et aussi Brazzaville, le Congo au-delà du fleuve. Les lieux visités par Jean Paul II ont trouvé les Filles de saint Paul faisant partie de la préparation du centenaire et de cette visite papale.

Les deux grandes options du 2ème Siècle de l’Evangélisation  ont été définies comme étant :

  1. L’approfondissement de la foi par l’inculturation ;
  2. Mot d’ordre : « solidarité et partage », ce binôme n’étant pas autres choses que l’inculturation du commandement nouveau du Seigneur « Aimez-vous les uns les autres » Jean 13,35. La jeune Eglise du Zaïre à l’heure de la 2èmeévangelisation avec les Pasteurs trouvent davantage dans la Parole de Dieu les réponses nécessaire pour guider le peuple de Dieu. Leur foi grandit au fur et à mesure des difficultés, des problèmes que le quotidien offre.  Dans cette Parole trouvent aussi la consolation et le courage de dénoncer, d’appeler les faits par leur nom ! C’est ce que fait Mgr Kabanga Eugène du Shaba, dans ses brochures : « Je suis un homme », Lettre pastorale de Carême 1975 et « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ». Ces livrets et d’autres de Mgr Kabanga Eugène ont provoqué une guerre contre l’église, des censures fortes, car la dictature agit et elle a le plein contrôle sur tout le territoire. L’Evêque de Kananga, Mgr Bakole wa Ilunga Martin-Léonard, dans son livre «Chemin de libération » veut aussi contribuer à donner au peuple du Kasaï le courage de la fidélité à la foi en Jésus, Lui le vrai libérateur, qui nous rend des hommes libres. En ce temps aussi des prêtres sont expulsés à cause de la vérité. Nous, Filles de St Paul en cette période, nous sommes aussi visées à cause des publications qui touchent l’Evangile et la vie du peuple dans la grande misère… A Kinshasa, en avril 1986 la Librairie de la  Ville, à cause du livre « La mission du peuple qui souffre» et la « non-violence évangélique » a été scellée pour une quinzaine de jours.

 A cette occasion du 2èmeCentenaire de l’Evangélisation, on fait mémoire aussi du premier prêtre zaïrois Stefano Kaoze (1885-1951), un vrai pionnier modèle, précurseur de l’inculturation du Christianisme au Zaïre et en Afrique. Aussi la foi des jeunes martyrs Soeur Marie Clémentine Anuarite Nengapeta, béatifiée à Kinshasa en 1985 et Bakanja Isidore Béatifié à Rome le 24 avril 1994 ; révèlent le degré de la foi du peuple zaïrois.

 Les Filles de saint Paul dans leur esprit apostolique, ont publié la biographie de l’Abbé Stéphane  Kaoze prêtre, pour la jeunesse zaïroise qui a eu un très grand succès parmi les jeunes. De même les biographies de sr Anuarite Nengapeta et d’Isidore Bakanja.

 1980, Appel à l’éveil de la population à travers la Multi- Medialité. Un nouveau temps s’annonce, avec les évènements et les initiatives des années 1980 et 1990. Ce sont les années non seulement fécond du point de vue apostolique, mais aussi intégratif au charisme des Filles de saint Paul en terre zaïroise. Face à l’immobilisme politique et à la destruction des valeurs morales qui plongent le pays dans la pauvreté et la résignation, les Filles de saint Paul, lors de leur jubilée de 25 ans au Zaïre, s’interrogent par rapport à leur Mission.

24-30 juin 1981 : Première Rencontre panafricaine des Filles de St Paul à Kinshasa. Une date importante, un nouveau départ pour les Filles de saint Paul présentes aujourd’hui dans plusieurs pays africains : Zaïre, Kenya, Uganda, Tanzanie, Mozambique. Pour cette rencontre la Mère Générale, Sr Maria Cevolani avec 3 conseillères ont bien voulu nous réunir pour nous engager avec l’Afrique en marche. Les animateurs  et animatrices pendant 6 jours ont focalisé sur : l’urgence de l’évangélisation et la valorisation de la culture locale (ad Gentes n°22). Vivre le Charisme et être passionnée de notre idéal dans une église jeune en plein changement. Oui, par notre apostolat, nous pouvons donner surement une réponse qui aura son efficacité grâce aussi au témoignage. Les communautés s’organiseront pour la vie communautaire, les vocations, la formation en tenant présent une plus douce gradualité, évaluer le présent et se lancer avec plus d’assurance vers le futur. L’occasion est propice pour consulter l’assemblée sur des points pratiques et mieux recomposer les communautés de personnes. Une rencontre sous le signe de la confiance et de l’ouverture a donné les ailes à la mission.

1981 : Radio à Lubumbashi: nous sommes en pleine dictature, avec la zaïrianisation et l’Etatisation, l’église, n’a plus « la voix pour instruire ses fidèles ». Les Evêque du Sud dans leurs réunions, décident de demander à la Voix du Zaïre, une tranche de 30 minutes pour la Parole de Dieu. Mgr Kabanga Eugène, Evêque de Lubumbashi, soumet à notre Supérieure Générale, soeur Maria Cevolani à Rome, le besoin d’avoir une sœur qui puisse préparer le programme dominicale : « l’émission de l’Eglise Catholique». La réponse est positive et on envoie à Lubumbashi pour cette mission Sr M.Rosaria Zambello. Une expérience de style paulinien, à partir de Bethleem. Très bonne la collaboration avec le clergé locale, les Séminaires, les communautés religieuses et la formation pour assurer le calendrier des dates des émissions.  Aussi nous avons toujours sollicité  les Evêques du Sud, pour enregistrer les programmes à la Radio à l’occasion des grandes festivités. Ils venaient à Lubumbashi pour donner le « message ». L’enregistrement se faisait « sotto la scala » (sous l’escalier) que fonctionnait comme un studio, (on l’appelait Studio Malaika) au fond de la cour de la communauté. Chaque émission devait être censurée par le Bureau compétent avant la mise en onde. Il fallait apprêter à temps le matériel et le porter en attendant que la bande soit auditionnée. « Plusieurs fois le chef me dira, « ma sœur ici vous devez parler du Paradis et non pas de nos gens et de nos situations si vous voulez la paix ! »

 La communauté de Lubumbashi depuis 1981 porte de l’avant la rubrique de «l’Emission de l’Eglise Catholique » en bilingue : français et swahili à la Radio locale au Sud du Congo. Encore aujourd’hui, les journalistes de la Radio sollicitent les Filles de saint Paul d’apprêter d’autres programmes  dans d’autres rubriques spécialement pour la jeunesse, etc.

1982 : Salle de Lecture saint Paul à l’écoute de la jeunesse. Une urgence pour les étudiants de lire et de se documenter pour avancer dans les études. Nous sommes sollicitées à donner une réponse, mais les moyens manquaient pour se procurer les livres. « L’Eglise en détresse», un Organisme de l’Allemagne répond au projet par un choix des livres pour notre Salle de Lecture en faveur des jeunes universitaires de Lubumbashi. Les étrangers qui rentrent pour du bon en Belgique ou en France, à cause de la situation, nous laissent en don des livres usés pour la salle de lecture ; voilà des gestes significatifs en réponse à bon nombre de requêtes de la part de jeunes,  car les Bibliothèques des Universités sont dépouillées par les pillages.

Cette expérience en faveur des jeunes est portée de l’avant par la communauté pour plus de 25 ans avec dévouement. Cela nous donnait la joie de rencontrer plusieurs professeurs qui venaient se ressourcer à la Salle de lecture et parmi ces professeurs, des braves encadreurs des jeunes qui ont bien compris notre mission, notre apostolat. Ainsi, grâce à leur expérience, nous pouvions collaborer avec eux dans l’apostolat.

1982 « La Croisette du Sud » groupe des jeunes écrivains. Nous avons découverts à la Salle de Lecture les jeunes qui avaient des talents pour écrire. Suivi par un groupe de professeurs sympathisants, amis de la Librairie, petit à petit avec eux, nous avons organisé de petit cours, des leçons pour apprendre le style et donner un contenu pour arriver à une publication en décrivant par exemple : « l’histoire de notre peuple. Des faits réels arrivés. ; » Les jeunes  qui participent aux rencontres de formation apportent des cahiers avec « une nouvelle » écrite, pour qu’elle soit appréciée, corrigée. Un long chemin, oui, mais qui trouve quelqu’un  qui donne du temps pour écoute, corriger, inviter à progresser ; c’est de l’or pur… Une bande dessinée a été acceptée et publiée par notre maison d’édition, « Les orphelins d’Ombakay »… 

1982 : Jubilé d’argent 25 ans de présence au Zaïre des Filles de saint Paul et la Société saint Paul. Un moment d’action de grâce et de joie pour cette étape de vie paulinienne dans notre Pays le Zaïre. Nous l’avons célébré avec la Société saint Paul et les Sœurs Disciples du Divin Maître. Occasion providentielle pour faire le bilan du parcours et considérer les perspectives future, face aux besoins de l’Eglise locale. Comme fruit de ce jubilé, le secteur Audiovisuel ouvre les portes pour l’évangélisation par les médias. La sœur Rita Almici, la directrice, mettra tout son savoir-faire pour bien décoller cette initiative. Cela se réalisera par une pastorale d’animation à la base et dans les médias nationaux avec la collaboration de la soeur Piera Cattaneo et le Centre de Diffusion. Rapidement cet apostolat trouve un vrai impact dans les paroisses et à l’intérieur du pays, grâce à nos communautés de Lubumbashi et de Kisangani.

1982 : Projet d’une nouvelle maison à la 10ème Rue Limete, Quartier Industriel,  Kinshasa; tout près de la Société saint Paul. Désormais la maison de la 12ème est insuffisante. Il faut de l’espace vitale pour le siège de la Délégation, la communauté de Délégation, la maison de formation et toutes les activités apostoliques. Cette grande maison, aura un poumon vert pour la communauté, un jardin et un espace aussi pour un jardin potager. La construction connaitra la collaboration des Sœurs Disciples dans la personne de la sœur Timothée Tonello, architecte, en tenant compte des exigences du climat, des exigences apostolique et des expériences qui ont connu les maisons des Congrégations en cette période tumultueux.

1983 : ouverture de la succursale de la Librairie à Limete : tout près de la maison de formation, avec accès à l’extérieur, voilà un lieu d’apostolat, une petite librairie, comme réponse à la population de la zone. Bien vite elle sera connue et nous allons y répondre par un  service attentif avec les jeunes en formation qui s’initieront à cette mission importante. Au moment critique que la communauté connaitra à cause de la situation du pays, nous pourrions accomplir notre mission en sécurité.

 1983 : les jeunes  à la maison de formation: Cette année, on enregistre un bon groupe de jeunes qui désirent cheminer pour la consécration et se donner à la mission. Trois jeunes filles se révèlent engagées sur cette voie. Il s’agit de Sumbamanu Charlotte, Mastaki Godelieve et Umurerwa Emma. C’est l’apostolat de l’évangélisation qui appelle les jeunes !

En 1988 la prise d’habit et la première profession dans le climat d’inculturation. L’heure a sonné pour les Filles de saint Paul de choisir le « pagne », pour être plus proche du peuple et pour faire aussi un choix de pauvreté avec l’uniforme (bleu blanc). Il y a eu un accueil très significatif de la part des jeunes zaïroises et aussi des missionnaires qui nous félicitent. La pastorale des vocations reste la priorité des priorités et le Seigneur béni les maitresses et les jeunes en recherche dans l’esprit du discernement. La route des vocations vient de l’apostolat et de la sainteté de ses membres. Que saint Paul, notre Père et protecteur, nous guide à la suite de Jésus Maître et Pasteur Voie et Vérité et Vie.

1985 « Feu vert pastorale des vocations »

 Lors d’une visite « surprise » à notre communauté de la part du Cardinal Joseph Albert Malula à la 10ème Rue Limete en 1985, en pleine cour devant la maison de formation « Tecla ». Le Cardinal  dialogue avec Sr Délia la Supérieure de la communauté et Sr Véronique la maîtresse des jeunes. Après des questions posées sur la mission et sur la jeunesse, d’une manière simple, le Cardinal Malula s’est exprimé favorable pour la recherche des vocations et donc il nous a donné le « feu vert » pour la pastorale des  vocations. Petit à petit la jeune Eglise locale comprendra que chaque Congrégation a un charisme et que l’Eglise a besoin de tous les charismes et de toutes les richesses de Dieu.

2 janvier 1983 : Naissance de notre Bulletin d’information.

Nous pouvons dire qu’il est né avec l’enfant Jésus, juste quelques jours après en signe de respect. Il est né dans la joie d’un partage simple, vraie et amusant de nos réalités communautaires et apostoliques et pour nous unir dans la mission que l’Emmanuel nous a donnée. La Déléguée Soeur Delia Bovio ouvrait la première page en écrivant : Que ce nouveau et premier Numéro de Tam Tam nous trouve toutes unies et engagées dans le chemin que la Délégation s’est proposé : « Chemin de sainteté et de fidélité à la vocation Paulinienne ».

Tam Tam avait connu de progrès avec les nouvelles techniques informatiques pour mieux rendre ce service de formation, information et communication entre nous, selon le but pour lequel il est né. Mais ce défi reste à relever aujourd’hui, car ce bulletin connait actuellement une difficulté de parution suite au manque de participation à la rédaction des expériences tant apostoliques que communautaires.

1985 L’Education aux médias – Les Filles de saint Paul – Les Filles de saint Paul ont été les premières à donner des sessions de formation aux agents pastoraux sur les médias. La plus importante sans doute celle du 1985 qui réunit 30 personnes dont les bakambi et agents pastoraux de 15 paroisses de Kinshasa sur l’éducation critique aux médias ainsi que sur l’apprentissage de l’audiovisuel au service de la pastorale. Cette session a été animée par quelques experts professionnels des medias, notamment le Père Muller, l’Abbé Maba du Grand Séminaire Jean XXIII, la sœur Rita Almici et Sœur Piera Cattaneo. Avec une petite caméra et des appareils photos, les participants ont découvert le monde des images ; des photos et du son. La merveille est que, de cette session avec 30 participants, les Filles de St Paul constitueront une équipe de travail, qui va s’appeler « Equipe diocésaine des Communications sociale ». Elle est formée de Mr l’Abbé Moko, nouvellement ordonné, maman Kokolo, Paul Balenza, Freddy Kenemo, Abbé Jacques Ntangombe et Sr Piera Cattaneo. La nouvelle commission ne tardera pas à soumettre au directeur du Centre Pastorale Lindonge, alors Père Alary, sj, la rédaction d’un petit document qui présente les objectifs et les orientations de son action. C’est ainsi que la Commission commence à fonctionner simplement et humblement, d’une part, en accompagnant les paroisses qui s’ouvrent à la pastorale des médias, d’autre part, en organisant durant plusieurs années « les Journées Mondiales de Communication ». Pendant plusieurs années les posters, la présentation et l’explication du thème de la journée des médias, ainsi que des pistes d’activités et de prière étaient préparée par ladite Commission. Et puisque la Commission Nationale des Communications Sociales n’existait pas encore, un service de la Commission de la Conférence Episcopale du Congo pour l’évangélisation, distribuait les mêmes matériels à toutes les Diocèses de la RD. Congo. Il faudra attendre ce document de base et le rapport final du synode diocésain (dont l’apport des Filles de saint Paul n’est pas négligeable) pour que son Eminence le Cardinal Malula mette officiellement sur pied une commission des communications sociales. Cependant l’action apostolique des Filles de saint Paul ne s’arrête pas au niveau du diocèse. Plusieurs maisons de formation des jeunes religieux et religieuses de Kinshasa et de l’intérieur du pays ont rencontré ces sœurs qui parlaient aisément de la nécessité de se former à une liberté responsable face aux médias. L’Institut Supérieur de Sciences Religieuses a même bénéficié d’un cours de 30 heures de 1985 à 1990.

Avec la multiplicité vertigineuse des radios et télévisions, que connait aujourd’hui la RD. Congo, force est de dire que les Filles de saint Paul ont semé là où rien n’existait encore, et comme Alberione, prophète de la communication, elles labourent le terrain afin que le public accède au mode de la communication et y découvre les germes de vie et rejette celle de la destruction.

1985 : Béatification de la Marie Clémentine Anuarite Nengapeta. Le Pape Jean Paul II, avait un grand amour pour l’Afrique en particulier le Zaïre.  Il a voulu proclamer « Bienheureuse » à Kinshasa la jeune sœur Anuarite. Le  parcours pour arriver à la Béatification a été suivi par la Société saint Paul : les Pères Rosario Esposito et Aldo Falconi avec le Père E. Somers s.j. ont fait des recherches à Isiro, à Wamba, Bafwabka  au Nord du Zaïre en faisant point de référence et d’appui, notre communauté de Kisangani. La documentation et le témoignage récoltés ont été crédibles pour la Commission des Saints, au Vatican pour en arriver à proclamer Bienheureuse sœur Marie Clémentine Anuarite Nengapeta, martyre. Nos communautés de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani étaient toutes impliquées pour apprêter l’arrivée du Pape Jean Paul II selon le calendrier. Il fallait un protocole très strict pour assurer la sécurité, avec le Pape pour la Messe de prémices célébré à Lubumbashi. La Bienvenue au Pape Jean Paul II dans les 5 langues nationales : français, lingala, tshiluba, kikongo et swahili : « Umoja na Papa, Umoja na Yesu ! » est chanté et en même temps décoré un peu partout ! Une visite inoubliable. Les médias ont fait un travail exceptionnel : la Radio, la TV, les brochures, et les mini-médias : dépliants, prière, chapelets. Une joie inexprimable et contagieuse comme une Pentecôte !

1988 Kinshasa Suite du Synode Diocésain 

Un souhait du Synode : des Librairies dans les paroisses : Le Cardinal Joseph Albert Malula,  nous a recommandé d’appliquer un souhait exprimé au Synode diocésain,  l’initiative  des petites librairies dans les paroisses. C’est un lieu d’évangélisation et promotion humaine  à la cité, comme un prolongement de nos libraires saint Paul.  Le Cardinal voulait que son Archidiocèse s’organise afin que les gens à la cité puissent s’approvisionner des livres de prière, de formation, des chapelets. Et  pourquoi ne pas collaborer aussi à la formation des responsables pour garder une bonne et simple gestion ? L’organisme allemand « Eglise en détresse » a soutenu cette initiative, avec la collaboration des sœurs Delia Bovio, Dominique Attardo et Rosario Zambello. 25 paroisses de Kinshasa se sont doté chacune d’une librairie paroissiale : St Pierre, St Gabriel, Elimo Santo, St Alphonse, St Augustin, Notre Dame de la Sagesse, Ste Marie Goretti etc. Dans l’histoire de l’Eglise de Kinshasa, les paroisse avec la librairie saint Paul ont fait une expérience positive, malheureusement le pillage de 1991 a tout balayé. Aujourd’hui il y a ce désir de faire encore quelques pas dans ce domaine d’Evangélisation en comptant sur des laïcs adultes, compétents, profondément croyants, c’est bien le souhait des Evêques congolais.

1988 : Réouverture de la Maison d’Editions des Filles de saint Paul. Nous sommes dans la période de l’ère du multipartisme. On peut dire que les Editions Paulines ont connu trois phases dans leur histoire au Zaïre. La première phase  se situe entre les années 1959-1972 ; c’est la phase des pionnières. C’est une belle époque pendant laquelle la situation financière du pays est plutôt stable. L’Edition Filles de saint Paul au Congo-Kinshasa est dans la fleur de l’âge. Elle compte 51 titres dont le tirage varie entre 25000 et 40.000 exemplaires, allant certaines à quatre réimpressions. Le thème qui répond aux attentes des lecteurs sont d’abord  la foi et la prière, puis les romans et enfin la formation humaine. La seconde phase, celle de l’épanouissement se situe entre les années 1973-1987. La période difficile du point de vue politique. Les signes de la dictature émergente : la zaïrianisation et le manque de liberté de la presse entraînent des hésitations puis le repliement. Les Editions Filles de saint Paul comptent 15 pauvres productions des cartes, billets, posters, journaux de classe et  agenda. Les tirages de ces dernières varient entre 1.000 et 10.000 exemplaires. C’est la période des alliances entre Editions saint Paul Afrique et Filles de saint Paul ; Les Filles de saint Paul vont marquer un pas de géant dans la diffusion et implantation des librairies.

La troisième phase de la reprise se situe entre l’année 1988 à nos jours, quand les Filles de saint Paul reçoivent du feu Cardinal Joseph Albert Malula l’autorisation de reprendre la pastorale des vocations. La Supérieure générale, soeur Maria Cevolani, exhorte ses sœurs à reprendre l’Editions Filles de saint Paul pour offrir aux jeunes l’opportunité d’avoir une vision assez complète de notre mission. Cette tâche est confiée à la soeur Cécile Seganfreddo qui, de 1988 à 1989, restructurera les Editions et ciblera des livres visant la formation des agents pastoraux, les chrétiens en générale et les enfants en particulier. Les éditions sur les témoins de la foi, la spiritualité pour l’affermissement de la foi ; les collections biographie, En présence, Jésus et les enfants voient le jour.   

1989 : 25ème Anniversaire de la mort de Maestra Tecla. Les communautés pauliniennes se retrouvent pour en faire mémoire. Chaque communauté  est créative pour illustrer la vie, la sainteté et le vécu de notre très chère Maestra Tecla. La prière couronne les journées consacrées à contempler la grande collaboratrice de notre Père Jacques Alberione.

1989 Production des Vidéos – après un service de location des vidéos sélectionnées à l’usage privé des familles et éducateurs, Paulines Audiovisuelles commence la production des vidéos en 1989. Pour les unes, Paulines acquiert le droit de production et de doublage en RD. Congo, pour d’autres elle collabore avec des cinéastes du continent africain pour réaliser ses propres films. Le choix de ses titres varie entre les genres témoignage, biblique et catéchétique, les sacrements et la fiction éducative. Parmi les plus connues que l’on trouve actuellement dans les vitrines des librairies paulines figurent Bakhita, les martyrs d’Ouganda, Bakanja, Anuarite, Marie Goretti, Pape Jean Paul II. Surpris par la rapidité vertigineuse de l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication, en 2003 PaulinesAudiovisuels songe à ralentir avec  le système analogique pour s’élancer dans le numérique. Le premier VCD et les DVD viennent enrichir le catalogue de Paulines, mais aussi la production de film religieux en RD. Congo. C’est ainsi que Paulines Audiovisuels passe ses films en DVD et produit d’autres nouveaux DVD, notamment : Mère Teresa et Paul, de Tarse au monde.

Une initiative significative est la production des films sur le Sacrements née de la collaboration de toutes les Délégations présentes en Afrique (Coordination de l’Apostolat Afrique Madagascar, CAAM). Les premiers quatre films (Le Retour, le Trésor, Le Secret, le Passage), ont été réalisés à Nairobi par les sœurs Gemma Galfrè et Domenica Vitello, respectivement membres de la Délégation RD. Congo et Afrique de l’Est.  Par la suite les trois films (la Traversée, l’Alliance et le Choix) restants ont été réalisés à Abidjan par les sœurs Gemma Galfré et Piera Cattaneo. Ces films sont actuellement doublés en anglais, en français en portugais et en swahili. Ces productions se sont étendues sur une période de 10 ans (1998-2009).

La toute dernière réalisation est le DVD Tata Cardinal, sur la vie et la mort du feu Cardinal Fréderic Etsou, de Sœur Aimée Musenga.

1990 – 1999 : les Editions auront leur logo « Paulines » avec la soeur Rosaria Zambello, qui prendra la direction des Editions, dans la joie de voir le passage des Editions Filles de saint Paul au nouveau  Logo « Paulines Editions ». « Saint Paul travailleur», édité en 1994 est le premier ouvragecongolais qui porte le logo Paulines Editions. Entre temps en RD. Congo, avec la lutte pour la démocratie, l’heure du changement et malgré le blocage des assises de la Conférence Souveraine, une espérance naît dans le peuple. Paulines Editions est prête pour s’adresser à ses interlocuteurs, ciblant les leaders laïcs, les agents et les femmes dont le rôle et la vocation s’avèrent nécessaire pour une résistance efficace et fructueuse. En pratique, Paulines Editions orientent leurs publications vers les thématiques suivantes : L’engagement des chrétiens pour une prise  conscience du changement dans les séries * Vivante est la Parole  et *Les signes des temps, *La formation des enfants dans les écoles avec la collection Ecole maternelle, Connaître, et Eveil. *La théologie africaine dans les séries Evangile et vie africaine.*L’éveil de conscience sur la prise en charge par la série « la prise en charge » et alphabétisation, réalisée avec le concours du projet Jeep de l’UNIKIN, des Professeurs Kiyombo et Okitolonda de l’école de santé publique, du Service Nationale de Vulgarisation, de lnades-Formation et des CVEB. Cette collection vise la vulgarisation du bien fondé de l’hygiène et de la santé, des soins par les plantes médicinales, de l’élevage en famille, de la consommation de produit locaux. Il convient de relever que cette collection a occasionné la descente dans les paroisses, écoles et centres de santé à travers des scénettes de santé et séances d’animation qui illustrent le slogan : « SOPEKA ESILI » (stop à la mendicité).    

 En 2000, avec la soeur Gemma Galfré, le personnel de Paulines Editions se qualifie progressivement. Il y a acquisition de nouvelles machines au bureau et le travail se structure. Les Sœurs Augustine Madonda, Marie-Josée Ngave et Mivulu Yvette, collaborent pour l’appréciation, la correction et la saisie des textes. Cette période donne une large information sur le phénomène des mouvements religieux, met en évidence la recherche sur l’inculturation, expose différent thème sur la vie religieuse, la psychologie et l’alphabétisation. C’est pendant cette période que Paulines Editions honore son catalogue avec 2000 ans du christianisme en Afrique, le livre le plus volumineux de Paulines Editions. Cet exploit porte sur le premier livre d’histoire de l’Eglise en Afrique qui couvre tout le continent du 1er siècle à nos jours. Peu après un autre bestseller de Paulines Editions voit le jour grâce au concours de sœurs Piera Cattaneo, Rosaria Zambello et Marie Josée Ngave, il s’agit de trois volumes du Leadership d’Anthony D’Souza. « Etre leader, Conduire les autres, Diriger avec efficacité ». Le Professeur Mimbu Kilol Hyppolite a eu le mérite de le préfacer. Ces trois volumes qui véhiculent les techniques, et les méthodes du leadership chrétien sont accueillis favorablement, par les dirigeants politiques, les PDG, les chefs religieux, les chefs d’entreprise, les parlementaires, les présidents des ONG, les chefs d’établissement scolaire et les parents. Peu de temps après leur publication, ces ouvrages reçoivent le prix de la plume de l’excellence.

En 2003, l’évolution Technologique apporte une révolution dans l’art et technique des éditions, le design ; le temps de production et archivage changent ;Sœur Godelive Mastaki, secondée par les jeunes sœurs Denise Ngave, Linda Fwika et un personnel hautement qualifié, apporte un souffle nouveau ; Paulines Editions bénéficie, dès lors des prouesses des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les collections sont clairement définies et la présentation des contenus se qualifie. Les lignes éditoriales de cette période sont fixées par le 7ème Rencontre de Délégation RD. Congo et Côte d’Ivoire : l’éducation de la jeunesse et la formation des leaders d’opinion. Concrètement, Paulines Editions actualisent son catalogue avec la création des 15 nouvelle collections, la plus diffusée d’elles, c’est la collection « jeunesse » dédiée aux jeunes dont l’âge varie entre 14 et 25 ans. Elle comprend 8 titres de l’auteur Jean-Benoît Casterman. Ce dernier traite dans un style extraordinaire les questions liées à la sexualité responsable. Cette collection est accompagnée d’une part, par une animation très dynamique et créative (scénettes, musique, poème) au sein des écoles, paroisse, groupe, d’autre part par la journée portes ouvertes, organisées dans les différentes villes du pays dans le but de donner aux jeunes l’opportunité d’échanger librement sur des questions de grande importance pour leur équilibre affectif. Ces initiatives sont rendues possibles, grâce aux jeunes collaborateurs pauliniens pour la plus part, étudiants de l’UNIKIN et membres des organisations des jeunes. C’est dans ce contexte que la Direction Paulines Editions continue à enrichir les collections commencées avec quelques innovations en l’occurrence Mon Agenda.

Le 9 avril 1991 : à Kinshasa, la librairie de l’Avenue du Commerce change de visage, on réalise une restructuration pour un service meilleure à la population lui donnant l’accès aux étagères ; une petite chapelle permettait aux clients, de rester devant le SS. Sacrement et les sœurs pouvaient bien faire l’adoration pendant la journée ; à l’étage, la Salle « Centre  Alberione » est prête pour des rencontres.

La vie continue : le 30 juin 1991 nous apporte un cadeau de Dieu : La première profession des soeurs Marie Justine et Pélagie et déjà le programme du départ vers la mission à l’intérieur du Pays malgré la situation précaire

 En cette période, le climat général se détériore. On craint le pire. Le 21 septembre 1991 éclate le pillage ; très tôt, les routes sont désertes, les gens nous disent de rentrer. Après quelques tirs de fusil, le pillage commence, les obus tombent ici et là. Depuis longtemps les soldats ne sont pas payés, donc, ils se lancent au pillage. Derrière les soldats, les civiles font le désastre, pas seulement à Kinshasa, mais dans tout le pays. Panique, peur, morts, mélange d’attitudes, prières, invocations au Seigneur. Devant notre maison des passent des gens en course portant sur leur tête les biens  volés. Nous avons peur qu’ils viennent aussi piller chez-nous…. Les pompes d’essence sont en flammes… fumée partout… Notre préoccupation : la librairie à l’Avenue du Commerce, au centre ville qui vient d’être restructurée. La radio trottoir et les radios étrangères nous informent que la librairie saint Paul est pillée. Ils ont emporté tout : livres, lits, armoires, enlevé les lavabos et toilettes, dépouillé la chapelle et emporté le SS. Sacrement, les portes et fenêtres, des livres nagent dans l’eau avec tout le reste. Un enfant qui se trouvait dans le parage pendant le pillage a pris du tabernacle le petit ostensoir avec l’Ostie consacrée pour l’offrir à sa maman très dévote. Arrivé à la maison, la  maman court chez le Curé de la paroisse de Christ Roi pour rendre l’objet sacré. Le curé, qui nous connaissait, viendra chez nous à Limete le jour suivant, pour nous porter le SS. Sacrement et pour nous dire  « Ne craignez pas, Lui est avec nous ! Un vrai miracle ! » Toutes les Sœurs dans la cour, avec les jeunes en formation, on éclaté en des cris et larmes de joie. Le jour suivant, les sœurs les plus courageuses (Sr Bernadette, Sr Valériane et Sr Emma Umurerwa) vont à pieds à la librairie du centre ville pour vérifier son état et pour bloquer la fuite d’eau afin d’éviter un court-circuit… Mgr Matondo encourage les sœurs à être des témoins en ce moment dramatique en disant : « David risque sa vie contre Goliath. Aujourd’hui, c’est à nous de risquer notre vie ». Il les invite à lire les signes de Dieu : Jésus Eucharistie et un chapelet qui ont été ramenés en communauté. « Ils vous disent, on n’a pas tout perdu, nous sommes là ».

Lubumbashi et Kisangani : épargnées du pillage ! Sr Bernadette Sauro, Déléguée a gardé toujours la phonie ouverte avec les deux communautés. Pour en savoir plus, pour exhorter à la prudence, pour être informé de l’évolution du pillage et ses conséquences ; dire que nous sommes en communion, pour le consoler. Entretemps les Ambassade sollicitent le rapatriement des étrangers… Les sœurs décident de rester ! Mais la situation du pays avec ce pillage dégénéré partout. Le Gouvernement ne cédé pas aux requêtes du peuple qui demande la paix, la justice et la démocratie, c’est pourquoi ils continuent les révoltes, les sabotages, et les violences. Il manque des vivres, des médicaments. Tout le monde conseille de partir, soit à Lubumbashi qu’à Kisangani. La communauté de Lubumbashi se divise, deux rentrent en Italie, deux vont en Zambie. Quant à la communauté de Kisangani, les sœurs partent pour Rome et laissent la librairie à des laïcs collaborateurs, pour un bref délai. Les communautés restent à l’abri en cherchent de prier et de travailler à l’Audiovisuel et au jardin potager.

1994 : Synode pour l’Afrique 1èreAssemblée Synodale ; 1995 Ecclésia in Africa, 2ème Assemblée Spéciale pour l’Afrique, octobre 2009.

L’Eglise porte un regard de compassion  pour l’Afrique, « une manifestation d’espérance et de résurrection, au moment même où les évènements semblent pousser l’Afrique au découragement et au désespoir : Africae Munus « Exhortation apostolique post-synodale de Benoit XVI » Une contribution pour une Afrique réconciliée, par les voies de la vérité et de la justice, de l’amour et de la paix (cf. Ps. 85,11). La jeune église du Zaïre, se met débout pour entendre la Voix de l’Eglise Universelle se pencher sur ce grand Continent qui comprends 53 pays  définit « comme poumons spirituels de l’humanité ». Depuis 1995 avec Jean Paul II nous avons « Ecclésia in Africa », ensuite le Synode Africain en deux Assemblée 2011 – Le Pape Benoit XVI en Afrique, au Benin le 19 novembre 2011 va signer « l’Instrumentum Laboris », mettre en route la participation des églises et susciter des réponses émergeantes.

Le texte « Africae Munus » a été accueilli avec grande espoir dans l’Eglise de notre pays la RD. Congo et sont nées des engagements concrets qui favorisent le chemin de réconciliation, de justice et de paix qui nous conduisent vers la Nouvelle Evangélisation. Aussi l’apostolat des médias voit dans ce document des belles opportunités apostolique pour semer la Parole de Dieu qui seule peut transformer  notre vie.

1995:

L’Archidiocèse de Kinshasa a sa Radio « La Radio Elikya – Radio Esperance.

Le Staff de la Radio Elikya, interpelle les Filles de saint Paul à la collaboration. Les Filles de saint Paul, à leur tour, impliquent les coopérateurs et coopératrices à la formation pour participer à la mission de l’annonce de l’Evangile dans un moment historique de grande relief. La radio accorde l’espace aux Filles de saint Paul pour les émissions suivantes : Liloba lya Mwasi et sa version française « Parole des femmes ». Ces deux émissions de 30 minutes par semaine, sont confiées aux mamans Coopératrices Pauliniennes, qui interviennent à la Radio en tant que femmes sur le problème de la société, touchant en particulier la situation de la femme, de la famille et de la jeunesse.

*Trace de Dieu dans notre histoire, une émission hebdomadaire de 45 minutes. Elle présente les Congrégations religieuses de Kinshasa en vue de la pastorale des vocations.

*Vers le jubilé de l’an 2000 une émission conçue pour la préparation du grand jubilé.

*Mission sans frontière, une émission de 30 minutes, réalisée en collaboration avec les Comboniens et Comboniennes pour l’animation missionnaire.

*Galaxie Média, une émission de 30 minutes, programmée deux fois par mois. Elle à l’objectif de promouvoir la lecture et de présenter les publications de Paulines. Il convient de relever qu’en 2006, Pauline audiovisuel sollicite l’espace pour deux nouveaux programmes à la RNTC : *Défi de l’heure, cette émission, connue pour sa qualité et ses débats sur l’actualité, voit le jour pendant la période pré-électorale de 2006. Elle diffuse sur RTNC 199 FM le mardi et le jeudi à 22h. Elle entend apporter sa part de contribution à la conscientisation chrétienne du peuple congolais dans son choix des responsables des institutions du pays. Il faut dire que ce programme est soutenu par la Commission Electorale Indépendante pour qu’il soit diffusé par plusieurs radios du pays.*Marmite du succès, présentées par maman Odia Malaika, cette émission, faite de témoignages, veut être une lueur d’espérance et un tremplin de développement pour le pays.

 1994 : 15 nouvelles fondations. La Congrégation des Filles de saint Paul  avec la foi de saint Paul, répond aux attentes sollicité par les responsables religieux des différents pays et diocèses du monde. Dans un Projet Missionnaire mûrit aux pieds de la Vierge Marie, le Gouvernement Générale dans la Rencontre  Inter-chapitre, décide l’ouverture de 15 nouvelles maisons : 5 en Afrique, 5 en Asie et 5 entre Amérique Latine et Europe. Le Continent Africain a « le placet » pour ouvrir une maison en : Côte d’Ivoire, Nigeria, Angola, Afrique du Sud et Zambie. Le Continent Asiatique : Corée du Nord, Chine continentale, Thaïlande, Singapour et Vietnam. Le Continent de l’Amérique Latine : Paraguay et Santo Domingo ; Europe de l’Est : Romanie, République CECA,  Russie.

La nouvelle fondation de la Côte d’Ivoire à Abidjan est confiée à la Délégation RD. Congo. L’objectif de cette fondation était la possibilité d’une ouverture apostolique en Afrique de l’Ouest, une Eglise jeune de 117 ans d’évangélisation, une colonie française qui a eu son indépendance le 07 août 1960. Un Etat de l’Afrique Occidentale, ayant une superficie de  322 463 km et 21.990.000 habitants ; avec 16 régions et Yamoussoukro comme capitale politique, tandis qu’Abidjan est la capitale économique. Ce désir de la présence des Filles de saint Paul en Côte d’Ivoire, remonte de 1960 avec la rencontre  de Mgr Bernard Yago Evêque d’Abidjan, premier évêque autochtone, avec la Mère Tecla Merlo, Supérieure des Filles de saint Paul, qui n’a  pas pu donner une réponse positive en ce moment-là. La fondation se réalisera 35 ans après, dans le cadre du projet missionnaire de la Congrégation.

15 février 1995, date historique de la fondation en Côte d’Ivoire, trois sœurs, en l’occurrence, les Sœurs Gesualda Liberali, Gemma Galfré et Isabelle Pontelira partent de la RD. Congo pour commencer la vie et l’apostolat des Filles de saint Paul en Côte d’Ivoire. Cette nouvelle fondation fait partie du « projet missionnaire » lancé à l’occasion de la naissance de leur cofondatrice sœur Tecla Merlo 1894-1994. Par ce projet missionnaire, les Filles de saint Paul veulent répondre aux nombreuses demandes des évêques de différents pays qui désirent leur présence dans leurs diocèses. Heureuse coïncidence pour l’Eglise de la Côte d’Ivoire, qui pendant la même année 1995, célèbre le premier centenaire d’évangélisation. Un évènement pareil est un moment précieux, pour les évêques, de relancer une évangélisation en profondeur. En 2005, quand les Filles de St Paul célèbrent leur dixième anniversaire ; la nouvelle communauté composée de Sr Bernadette Sauro, Emma Umurerwa, Geneviève Aliya, Pélagie Banze, Stella Malosi et Gemma Galfré, participera à la nouvelle page de l’histoire socio politique ivoirienne.

Avril 1995 Abidjan: collaboration avec le structures de communications. Les Filles de saint Paul sont invitées à participer à la réunion de la Commission Episcopale des Communications Sociales. Ici elles acceptent de faire partie de l’équipe de direction de la revue Rencontre qui avait déjà 30 ans d’existence. Cette revue a pour but l’échange des expériences entre le clergé, les religieux et les religieuses de la Côte d’Ivoire. La publication de cette revue est assurée depuis 1995 par les Filles de saint Paul. C’est un moyen au début de notre fondation pour travailler dans l’Eglise locale en vue de nous faire connaitre à travers nos publications.

Apostolat de l’Itinérance, qui permet de sillonner la Côte d’Ivoire par des Expo-vente des livres et audiovisuels dans des séminaires, écoles ou lors des congrès et retraite spirituelles. Là où il y a rassemblement de gens, les Filles de saint Paul arrivent avec leur nourriture spirituelle. En étroite collaboration avec les chargés diocésains des communications, elles apportent, leurs publications dans le diocèse de Bouaké, Katiola, Korhogo, Abengourou, Yamoussoukro, Gagnoa Daloa, et Man, mais elles rencontrent aussi les jeunes pour leur parler de l’importance de la lecture et animer des vidéo forums.

Librairie paulines,  le 15 juin 1995, la librairie Paulines ouvre ses portes dans une salle qui servait de librairie du diocèse dans l’enceinte de l’évêché de Yopougon. Tout doucement, les gens découvrent cette nouvelle librairie ou une sœur accueille avec gentillesse, les écoutes et les guide dans un choix d’un bon livre. Aujourd’hui, la Librairie Paulines est devenue un point de référence pour son service au client. Elle est un centre d’évangélisation et de culture au service du peuple chrétien et des agents pastoraux.  Grâce au Seigneur tout s’est réalisée, malgré la guerre, etc. La communauté a commencé à donner des fruits : les vocations. Pour l’apostolat, le peuple ivoirien a bien compris le charisme et apprécie les initiatives apostoliques qui acheminent vers la nouvelle Evangélisation.

Les Editions « Paulines » en Côte d’Ivoire : les Filles de saint Paul commencent la production des livres dans le but d’offrir des contenus adaptés aux chrétiens ivoiriens. Elles y parviennent grâce à la plume des théologiens et auteurs locaux qui demandent d’être publiés. C’est dans ce contexte que plusieurs ouvrages voient le jour notamment : Marie, femme de la nouvelle alliance, papa et maman j’ai besoin de vous, la communauté des Treize, Seigneur à qui irions-nous, sans compter les plus importants documents de l’Eglise tel que l’abrégé du catéchisme, le compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, le catéchisme de l’Eglise catholique, les documents du Concile Vatican II et autres.

L’Année 2011 en Côte d’Ivoire – un choix éditorial : l’apostolat Biblique. Est en préparation  une édition de la Bible avec des notes inculturées, « la Bible Africaine »  L’Edition pourra paraitre en 2015, date du centenaire de fondation des Filles de saint Paul. Prions pour la sœur Gemma qui porte de l’avant cette édition et pour les biblistes qui sont en train de collaborer. En outre, sont édités, toujours dans le cadre de la Bible, des récits biblique classique pour enfants, afin d’approcher l’histoire Sainte de la Bible et les personnages bibliques de l’AT et NT que nous venons de recevoir de la Chine là où nous les avons édités.

Octobre 1996 au 17 mai 1997 : la rébellion du Mouvement de l’AFDL est en marche pour chasser le Président Mobutu du pouvoir. Entretemps l’insécurité bat son plein, car le Chef de guerre Laurent Kabila marche vers Kinshasa à partir de l’Est du pays pour chasser le dictateur le 17 mai 1997 en prenant la capitale Kinshasa. A  partir de l’Est  les routes sont prises par « les rebelles » qui font des ravages,  pillent, tuent  et prennent les enfants comme des petits soldats « Kadogo ». Les zones de l’Est sont toutes occupées. Dans un moment d’émergence, il a fallu qu’une sœur en congé à Rome (sr Rosaria Zambello), voyage pour Nairobi pour passer au Rwanda et trouver de moyen de fortune pour rejoindre la communauté de Kisangani en difficulté, une semaine de voyage !

17 mai 1997: une date importante pour la République du Zaïre qui a été rebaptisée : République démocratique du Congo par Laurent Désiré Kabila après la chute du régime de Mobutu Sese Seko (au pouvoir depuis le 24 novembre 1965, mort le 7 septembre 1997 en exil au Maroc). Le Président Laurent Kabila, arrivé avec son armé à Kinshasa, s’autoproclame Président. Il redonne le nom de : Congo au pays, il reprend l’ancien hymne nationale, la monnaie se compte en Francs Congolais et même le drapeau change. Kabila faisait déjà partie des chefs de la guerre de 80 jours de Kolwezi, il voulait mettre fin à la dictature. La nouvelle armée part de l’Est à la conquête des villes et touchent le Nord  avec Kisangani, descendant à Lubumbashi pour arriver à la capitale Kinshasa.

1997 : la veille de Pentecôte. Tout le monde savait que désormais l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques de la libération du Congo) était aux portes de Kinshasa. Depuis octobre 1996 l’Eglise du Zaïre vivait son « odyssée ». L’armée avec Laurent Désiré Kabila marchait vers Kinshasa pour chasser le dictateur, presque une année de chemin en faisant  massacre, en semant le désordre, pillage et panique. Entretemps des dialogues pour un accord pacifique se faisaient entre Kabila et Mobutu afin d’arriver à un consensus ; impossible ! A Kinshasa le Générale Mahele est assassinée pour défendre la ville prête au pillage. Nos Sœurs de Kisangani pour se sauver, rentrent à Kinshasa. Lubumbashi, se réfugient dans un coin de la maison, les autres  religieuses de la ville et les prêtres, se cachent en forêt. Mais pour nous : le Seigneur a eu pitié. L’Armée est passée et tout a été épargné, maison et librairie !

L’arrivée à Kinshasa  été préparée par des journées de prières, de mesure de prudence à prendre. La zone de Limete était considérée zone rouge. L’USUMA nous communiquait la situation en cas d’émergence. Les Ambassades faisaient leur part pour faire évacuer les familles et tous ceux qui ne pouvaient soutenir la tension et la peur de la guerre. Dieu merci,  l’entrée à Kinshasa s’est montrée pacifique ; une longue file de soldat avec les armes, surtout des petits garçons mal habillés, mais avec un regard serein. Tout le monde sortait de leur maison avec les palmes à la main pour les acclamer et crier : nous sommes libérés ! Nous aussi, nous sommes sorties de la chapelle pour aller vers la grande route et acclamer aux vainqueurs ! Louons le Seigneur pour avoir échappé à la gueule du lion !

1997 La Maison de formation « Reine des Apôtres »

Communauté en formation

La maison de formation Reine des Apôtres, est la porte d’entrée chez les Filles de saint Paul de la RD. Congo. C’est là que les jeunes filles congolaises entrent en contact avec la vie et la mission des Filles de saint Paul. L’histoire de cette maison remonte à l’histoire de la première jeune congolaise que les Filles de saint Paul rencontrèrent pour l’initier à la vie paulinienne. Il s’agit de Madeleine Kasongo. Elle fit son noviciat en Italie, elle prit le nom de Marie Thérèse. C’est la première Fille de saint Paul congolaise. Cependant la Sœur Marie Thérèse a quitté définitivement les Filles de saint Paul en 1970. En 1966, les Filles de saint Paul qui sont déjà présentes au Nigéria, en Ouganda et au Congo Belge, optent pour ouvrir une maison de formation interafricaine à Léopoldville. La première maison de la 12ème Rue Limete (l’actuel couvent des Sœurs des Pauvres) sert alors de cadre pour cette initiative. C’est à cette occasion que la Sœur Lucia d’Agosto commence sa longue expérience de formatrice. Au cours de la même année, elle encadre sept aspirantes de trois nations précitées. Aucune aspirantes de cette promotion n’arrivera au noviciat. Entre temps l’Episcopat congolais recommande aux Congrégations missionnaires de ne pas recruter les vocations pour laisser grandir les communautés diocésaines. Il faut attendre en 1983, quand les Filles de saint Paul ouvrent le postulat et accueillent, à la maison Tecla, sise 10ème Rue Limete, trois jeunes : Charlotte Sumbamanu, Godelieve Mastaki et Emma Umurerwa. La première (actuellement sœur Thérésienne de Kinshasa) a quitté la Congrégation à sa deuxième année du noviciat. Les deux autres feront leur première profession religieuse le 30 juin 1988. Depuis lors, le recrutement des vocations continue. En 1997, pour le besoin d’espace, une maison de formation, dénommée Marie Reine des Apôtres, est érigée à la 12ème Rue Limete  pour accueillir les jeunes filles qui désormais viennent de toutes les Provinces de la RD. Congo et de l’Afrique de l’Ouest. En même temps, la maison Reine des Apôtres jouit de l’ouverture d’une Librairie pour l’exercice apostolique des jeunes et pour servir le public qui se réserve d’aller au centre ville. Il faut considérer qu’après neuf promotions du noviciat à la maison Tecla (10ème Rue Limete) avec les maitresses Lucia D’Agosto, Emma Umurerwa, Rita Almici et Marie Justine, la supérieure Générale de cette époque, Sœur Marie Antonieta Bruscato érigea en 2003 un noviciat interafricain à Nairobi. Cette formation offre aux jeunes congolaises la possibilité d’être initiées au charisme des Filles de saint Paul dans un contexte d’interculturalité, et les prépare à vivre une meilleure collaboration apostolique en Afrique.

Avec les dernières professions des jeunes sœurs, la Délégation RD. Congo compte 35 membres et une dizaine de jeunes en formation.

2003-2014 Noviciat interafricain au Kenya : L’expérience est fortpositive pour les jeunes et pour « la mission en Eglise ». Les communautés dans les 11 Pays africains : (RD. Congo, Côte d’Ivoire, Uganda, Zambie, Nigeria, Mozambique, Angola, Afrique du Sud, Tanzanie, Soudan et Madagascar) qui bénéficient notre présence, ressentent d’une richesse ecclésiale qui est offerte pendant cette étape importante de la formation religieuse paulinienne de nos jeunes novices. En même temps, les jeunes s’ouvrent à la richesse et aux besoins du continent africain et se sentent interpellée à vivre la vocation et à témoigner l’heure de la Nouvelle Evangélisation en s’ouvrant à l’universalité et à l’interculturalité.

La Diffusion pour les Filles de St Paul : une mystique ! La passion de Paul pour Le Christ et sa Parole !

Paulines diffusion est le centre d’où rayonnent toutes les réalisations et le choix apostolique des Filles de saint Paul. Depuis les premières années de la présence des Filles de saint Paul en RD. Congo, elle brille par la diffusion massive de l’Evangile, livres de prières et de formation dans tous le pays et même en dehors. Au fil des  années un bureau s’organise où les sœurs : Anna Maria Scifo, Valeriana Poletto, Enzina Epifania, Emma Benedini, Générose Sibay, Maria Josée Ngave, Linda Fwika, Perpétue Kamin, Fanny Kyembe, Lydie Ntambo et de nouveau sœur Générose Sibay s’alternent pour assurer le service de marketing et vente. Si hier Paulines diffusion sillonnait les communes villes et villages de la RD. Congo, aujourd’hui, elle est constituée d’un réseau des Librairies Paulines et d’un centre « expédition » pour l’intérieur et l’extérieur du pays. En priorité Paulines diffusion promeut ses propres produits et approvisionnent 6 librairies des FSP de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et Abidjan. Ensuite elle diffuse les titres de différentes maisons d’éditions nationales et étrangères. Ils existent très peu d’auteurs qui ne passent pas par Paulines Diffusion pour assurer la promotion de leurs œuvres. Les préférences de Paulines diffusion sont les préférences du publique : en premier lieu la Bible, tous les livres de formation humaine et spirituelle, puis les livres scolaires, l’école maternelle, ensuite les livres sur l’apprentissage des langues ; enfin en passant par les dictionnaires, l’informatique, le droit, l’économie, la littérature et la santé. Il faut dire que les revues locales aussi trouvent place sur les étalage de Paulines diffusion parmi lesquelles : Afrique Espoir, Renaitre, Avenir, Congo Afrique, Afrique espérance. Ces dernières années Paulines diffusion veut relever le défi de la multimédialité, étant donné que, la musique religieuse chrétienne, les DVD, VCD, et CD occupent une place prépondérante parmi les commandes de ses abonnées, qui,  de moins en moins lisent. Une constante attention à la convergence digitale reste un chemin important à parcourir pour l’Afrique en générale et la RD. Congo en particulier. Depuis une décennie Paulines Diffusion fait face au problème de l’importation des documents importants. A l’heure actuelle, Paulines diffusion passe par des jeunes sœurs congolaises qui doivent relever le défi du marketing et accompagner la systématisation de toutes les opérations liées à ce secteur.

La mystique paulinienne dans l’apostolat donne à chaque Fille de saint Paul, la vraie dimension d’apôtre consacrée pour l’annonce du Christ Maître et de sa Parole.

Le 17 janvier 2001 : Assassinat de Laurent Désiré Kabila

2002 : Le Nouveau Président de la RD. Congo : Joseph Kabila Kabange, 4ème Président de la RDC, le fils de Laurent Désiré. Le plus jeune Président du monde entier ! A partir de sa prise de pouvoir, il mettra son effort pour arriver à la Démocratie. D’abord se préparer pour les élections, « un Pays quasi Continent » (2.345.410 km2.) À gérer à organiser…ce n’est pas chose simple, mais à travers des moments de haut et de bas, on marchera et on arrivera en 2006. Date mémorable de la phase des élections avec le concours de toute la population et des grandes organisations mondiales.

2006 : Premières élections démocratique en RD. Congo

Tous sont appelés à collaborer pour la transparence et la réussite des élections. L’Eglise se prépare et prête main forte pour arriver au but. Les Ambassades travaillent, les expatriés sont disposés à collaborer soit dans les grandes villes qu’à l’intérieur du pays et soutenir l’ordre, à protéger les citoyens à sauvegarder les Urnes.

L’Eglise locale, de son côté, les communautés religieuses organisent des rencontres pour expliquer, pour instruire, pour apporter la contribution à l’heure du Congo. Chez nous à Limete en collaboration avec l’USUMA, chaque semaine on programme des conférences débat sur le sujet. Des religieuses se disposent à s’offrir comme observatrices dans le lieu de vote. Notre communauté de Kinshasa, des sœurs congolaises se sont proposées pour la ville ; deux d’entre elles de nationalité italienne sont prêtes pour ce service à l’intérieur du pays. Avec l’autorisation de la Supérieure Générale, elles vont avec courage donner leur apport pour la Démocratie et la Paix.  Le voyage se fera avec la MONUC : Sr Rita Almici  destinée à Kisangani, et Sr Rosaria Zambello à Goma. Nous avons fait une expérience extraordinaire, disent les deux Filles de saint Paul. « Nous avons encore dans les yeux la longue queue des gens qui attendaient leur tour pour voter. Nous avons senti le besoin de paix de la population après les souffrances endurées. La confiance purifiée par la foi ! Notre présence comme observatrices a donné au peuple de Dieu une grande charge de confiance. Nous avons remarqué la soif de Dieu et la confiance en la Vierge Marie ! »

1998 : Assemblée africaine – Au Kenya pour le Laïcat : « Les coopérateurs pour l’Evangile»

Le Conseil générale des Filles de saint Paul au complet et les Déléguées des communautés en Afrique (14 en tout) ont participé  à  Nairobi à cette rencontre extraordinaire sur les laïcs coopérateurs et collaborateurs.

Le Seigneur nous avait montré qu’il fallait une ouverture vers le laïcat. Déjà un peu partout des signes précurseurs nous sollicitaient. Suite à cette rencontre des lignes opératives sont en application pour mettre les bases, les fondements et vivre la mission partagée avec les laïcs. Nous toutes, nous avançons avec l’audace de notre fondateur le Bienheureux Jacques Alberione.

Déjà en 1992 Au Zaïre, les Filles de saint Paul avec quelques femmes initient le premier groupe des « mamans communicatrices » dans le but d’aider la femme à prendre conscience de sa dignité, de ses droits et devoirs, mais surtout de son apport dans la société en tant que femme. Ce groupe qui par la suite portera le nom de TWENU (allons en langue Kimbala), devient au fil du temps un groupe de réflexion et d’animation dans les médias pour la cause de la femme. La même année les mamans Twenu qui suivent une formation pour devenir Coopératrices Pauliniennes, interviennent à la Radio Nationale « Voix du Zaïre » pour des émissions sur la femme. Depuis 1995 elles animent l’émission « Parole des femmes (liloba lya mwasi) » à la radio Elikya. En plus des conférences qu’elles animent pour la journée internationale de la femme, certaines d’elles écrivent des articles pour des revues locales et sur d’autres excellentes publications toujours sur la formation de la femme à valeurs humaines et chrétiennes.

En 2003, le groupe Twenu, suivi par les soeurs Rosaria Zambello et Piera Cattaneo, s’ouvre au monde masculin pour épouser en plein la vision des Coopérateurs  Pauliniens, une union des laïcs fondée par Don Alberione en 1917, pour associer les laïcs au charisme paulinien. Concrètement, les collaborateurs pauliniens s’inspirent de l’élan apostolique de l’Apôtre Paul pour témoigner l’Evangile dans le monde de la communication. Ainsi ils interviennent dans les médias locaux, forment à la critique des médias par les visites dans les écoles etc. Leurs interlocuteurs sont les éducateurs, les femmes, les jeunes, les parents, les opérateurs des médias. A partir du 25 janvier 2007 à Kinshasa, 20 membres collaborateurs  sont devenus coopérateurs pauliniens par « la Promesse ». Dans les années qui suivent des promesses des collaborateurs ont été célébrées aussi dans nos communautés de Lubumbashi, Kisangani et Abidjan. Partout, le groupe s’ouvre et s’enrichi de jeunes et des nouveaux membres pour découvrir le charisme paulinien et s’impliquer dans la Nouvelle Evangélisation.

Six «Tabernacles » dans les paroisses de Kinshasa », Adorations animées par les Coopérateurs et Coopératrices ; initiative prise dans le cadre de la préparation au centenairede la Famille Paulinienne. Dans le cheminement des coopérateurs, le besoin de la prière pour se nourrir spirituellement s’est révélé prioritaire et nécessaire pour la mission. Le premier dimanche de chaque mois à Limete la Famille Paulinienne se rencontre pour l’adoration à l’honneur de Jésus Maitre Voie et Vérité et Vie. Les coopérateurs voudraient bien participer à cette Adoration, mais les distances et autres motivations familiales empêchent d’y participer. L’Esprit du Seigneur a donné la lumière pour réaliser l’adoration dans les paroisses. Les responsables du groupe des coopérateurs ont pris contact avec quelques Curés des paroisses où sont présents les coopérateurs pour demander l’ouverture d’un Tabernacle le premier dimanche du mois et motiver la nécessité. Il y a déjà deux ans que les six paroisses de Kinshasa font l’Adoration selon la méthode paulinienne Jésus Maitre Vérité, Voie et Vie, chaque 1ère dimanche du mois. La paroisse de la Résurrection, St Michel, Ste Thérèse, St Adrien, St Augustin, Saint Tarcisse. Les coopérateurs et coopératrices des paroisses voisines se rejoignent pour la prière, avec un bon esprit et grande force et consolation intérieure.

Pendant la retraite annuelle de trois jours, les laïcs pauliniens demandent de faire ensemble l’adoration. Aussi l’exercice de la Lectio Divina leur apporte beaucoup de force et de joie pour cheminer vers la Nouvelle Evangélisation.

2004 : A Kinshasa 3èmeCentre Multimédia de Righini . Cette librairie se situe dans la périphérie de la ville, non loin de l’Université de Kinshasa, un milieu particulier qu’on découvre doucement, riche des maisons religieuses et d’écoles. La librairie est ouverte au publique, elle à la chapelle juste à l’entrée et se présente comme un lieu sacré, bien gardée qui offre bon accueil, donne conseil, aide la recherche en créant des contacts apostolique précieux. Parfois la librairie est assiégée par les écoliers et les étudiants, ils passent, ils demandent, ils touchent et enfin, ils achètent. C’est beau voir la jeunesse et constater ce besoin de lire, de s’instruire davantage. Vu la multiplicité des engagements des sœurs, la librairie de Righini peut-être sera destinée à une expérience avec les laïcs collaborateurs. Ne serait-il pas le Seigneur qui nous parle et nous demande de faire un pas de l’avant dans la mission de la nouvelle l’évangélisation ?

7 avril  2003 : béatification du père Jacques Alberione. Programme des préparatifs à Kinshasa et dans les villes où la Famille Paulinienne est présente.

Le 20 décembres 2002, le secrétariat d’Etat du Vatican publie le décret de Béatification du Père Jacques Alberione. Cette nouvelle réjouit toute la Famille Paulinienne. Les préparatifs de la Célébration de cet heureux événement, pour le 27 avril 2003, commencent.

Des interviews se réalisent dans les différents médias de la capitale : Antenne A, Jour du Seigneur et à la Radio Elikya dans le but de faire connaître notre fondateur.

Un pagne uniforme avec l’effigie du Bienheureux, les dates des fondations de toutes les branches de la Famille Paulinienne et l’écriteau : « Faire la charité de la Vérité », nos a tous unis et distingués. La jeunesse paulinienne avec leurs formateurs et formatrices ont préparé une pièce de théâtre : « L’épopée Alberione ». C’était la vie du fondateur en scène.

Cassette et CD audio ont été produits. Les compositeurs ont réussi à réaliser plusieurs chants en français et en langues locales pour chanter les merveilles de Dieu par la béatification de notre fondateur.

Le 27 avril 2003, réunies à Lubumbashi, dans la Cathédrale Saints Pierre et Paul, autour de l’Archevêque Floribert SONGASONGA ; à Kisangani autour de l’Archevêque Laurent MONSENGWO PASINYA et à Kinshasa, en la cathédrale Notre Dame du Congo, autour du Cardinal Frédéric ETSOU, à Abidjan avec beaucoup d’activités et animations conclues avec la Célébration de Mgr Laurent Mandjo à la Cathédrale de saint André de Yopougon, toute la Famille Paulinienne de la Délégation RD. Congo a célébré avec son peuple, cet heureux événement.

Maison de Délégation : ouverte en 1982 : 10ème Rue Limete N° 21 Quartier Industriel

Les Déléguées de 1973 au 2015 :

  1. Sr Maria Rosaria Zambello 1973-1976
  2. Sr Enzina Epiphnia 1976-1979
  3. Sr Delia Bovio 1979-1985 ; 1988-1991
  4. Sr Jésualda Liberali 1985-1088
  5. Sr Bernadette Sauro 1991-1997
  6. Sr Perla Ortiz 1997- 2003
  7. Sr Marie Justine Mpaka Babeki 2003-2009
  8. Sr Pélagie Banze 2009-2012 à nos jours

RENCONTRES DE DELEGATION :

  1. 20-28 mai 1987 : Pour un renouvelé élan apostolique
  2. 2-7 janvier 1989 : Filles de saint Paul en chemin vers l’an 2000
  3. 11-17 mars 1990 : Filles de saint Paul en route
  4. 24-31 janvier 1995 : Filles de saint Paul appelées à être Apôtres de Jésus Christ dans le monde de la communication en Afrique aujourd’hui
  5. 7-11 Juillet 2002 : Apostolat et économie – Les destinataires de notre mission
  6. 24-28 Février : Rencontre d’Apostolat –  Redynamiser l’apostolat en vue d’une  large diffusion
  7. 24-29 Octobre 2005 : 7ème Rencontre de délégation – Les stratégie de la Diffusion Paulines dans le contexte de la RD. Congo/ CI
  8. 14-21 Janvier 2013 : Nous croyons c’est pourquoi nous parlons

2012 Animation aux communautés de la Délégation par le Père Sabino sur la « Formation d’un Groupe »

Père Sabino, Franciscain Espagnol, Professeur Emérite avec possibilité de diriger les Thèses doctorat. Spécialiste : Relation entre personnes, groupes et organisations.

Janvier 2013 : trois jours de retraite conduite par Sr Bernarda Cadavid fsp sur L’Esprit Saint et la Réconciliation. Elle nous a conduites aussi pendant la rencontre de Délégation. Nous avions fait l’expérience d’une vraie Pentecôte pour notre Délégation.

1 au 13 juillet 2013 : Session pour les libraires. Gestion d’une Librairie avec la « mystique paulienne » par Sr Natalia fsp du Secrétariat Internationale d’Apostolat à Rome. Objectif de cette Session a été d’ « Approfondir notre rôle et notre charisme d’annonciatrices de la Bonne Nouvelle. Actualiser les connaissances du marché en promouvant la librairie en ligne. Mieux gérer nos Librairies en faisant cadrer les comptes de fin d’année ».

2 au 4 mai 2014 : à Kinshasa session des libraires avec nos collaborateurs laïcs de nos librairies.

Programme de formation conduit par Ms Deshors Michel, un français, formateur en management pour la Société BOOK CONSEIL. A cette formation ont participé 17 Filles de St Paul et 7 laïcs engagés dans nos librairies et 2 coopérateurs pauliniens.

2008 Jubile D’OR des Filles de saint Paul en RD. Congo : Programme des préparatifs, les invités d’honneur et la présence des FSP venant d’Italie

MOT D’ORDRE : « Tout pour l’Evangile »

Quatre moments forts :

 1. Les mois préparatifs (Juin 2007- décembre 2008)

 2. Ouverture : le 27 janvier 2008

  • Les activités proprement dites : animation et jubilé avec les femmes, les jeunes et personnel des médias.
  • La clôture officielle : le 15 juin 2008 à Kinshasa, le 29 juin 2008 pour Abidjan, Kisangani et Lubumbashi                

Concours, Expositions, prières, documentaires, articles pour journaux, impression de posters et signets à distribuer pour nous faire connaître, composition d’un chant du Jubilé qui a accompagné toutes les émissions radio-Télé. Réalisation d’une K7 : « Chante les merveilles de Dieu ».

Célébration solennelle d’ouverture du Jubilé avec des Messes médiatisées par différentes chaînes Télé et radio avec bande passante, à Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et Côte d’Ivoire.

Journée « Porte ouverte » pour les filles des différentes paroisses dans toutes nos maisons de la Délégation.

Projection du documentaire sur la présence des Filles de saint Paul et des Coopérateurs/trices Paulinienns en RD. Congo.

Animation aux Séminaristes du Grand Séminaire par les Filles de saint Paul et Collaborateurs/trices. Sensibilisation dans les CVB (Communautés vivantes de Base), les groupes et les mouvements des jeunes.

Conférences et présentation de la nouvelle collection des livrets « Jeunesse ».

Clôture de l’Année Jubilaire avec Célébrations Eucharistiques dans les Cathédrales de nos respectives maisons.

2011 : Attestation de reconnaissance SIGNIS  attribuée aux Filles de St Paul « Pour sa précieuse contribution à la promotion de la communication dans l’Eglise en République Démocratique du Congo » Signé  Lino Pungi Président Signis

2012-  CENCO (Conférence Nationale Congo) sollicite la collaboration des Filles de saint Paul au programme télévisée le « Jour du Seigneur »

Depuis 2012, le Rev Abbé Léonard Santedi, Secrétaire Général de la CENCO, a sollicité le service de la Sr Aimée Musenga pour la Commission Episcopale des Communications Sociales (CECOS). « Ayant déjà une expérience dans l’animation à la Radio Télévision Catholique Elikya (RTCE), écrit-il à la Révérende Sœur Banze Mukangala Pélagie, Supérieure Déléguée des FSP – RD. Congo, elle rendra un grand service à notre Eglise dans la préparation des émissions de la CENCO» prépare avec beaucoup de tact cette émission pour toute l’Eglise de la RD. Congo.

4 mai 2013 : Inauguration et Bénédiction Libraire Paulines restructurée sur l’Avenue du Commerce de Kinshasa.

Notre Librairie de la ville Kinshasa est devenue tellement belle que la Sr Gabriella Santon FSP qui en a suivi l’aménagement a dit : Celle-ci est la libraire plus belle des Filles de saint Paul de l’Afrique. Notre joie, ainsi que celle de nos collaborateurs, coopérateurs et amis, a été couronnée par l’inauguration par le ministre de la Jeunesse, Sports, culture et Arts : Mr Banza Mukalay Nsungu et la Bénédiction de la librairie par son Excellence Mgr Adolfo Tito Yllana, Nonce Apostolique du Saint Siège en RD. Congo.

Notre Mère Générale, Soeur Antonieta Bruscato s’était aussi unie à nous pour la joie de telle réussite reprenant les paroles du Fondateur : « Le monde a besoin d’une nouvelle, longue et profonde évangélisation… » En fréquentant ce Centre Paulinien, elle écrivait, tous ceux qui œuvrent dans les différents domaines de la vie sociale et politique, peuvent trouver la lumière et un courage renouvelé pour exercer leurs devoirs dans l’Eglise et pour le bien de RD. Congo. Qu’ils puisent aux valeurs humaines et chrétiennes de la culture pour contribuer à l’édification de la paix, de la justice et de la fraternité. Puisse saint Paul soutenir et bénir tous vos engagements et ceux de vos collaborateurs et amis ; qu’il enrichisse votre travail de sainteté, qu’il vous transmette sa passion pour le Christ et pour l’humanité ».

20 août 2013 

L’Eucharistie d’action de grâce a été célébrée à l’occasion de la bénédiction de la chapelle et l’intronisation du très Saint Sacrement dans la petite communauté de la Librairie par son Excellence Mgr Edouard Kisonga, Evêque Auxiliaire de Kinshasa.

26 octobre 2013

La Communauté d’Abidjan vit elle aussi la joie l’inauguration et bénédiction de la nouvelle grande Librairie Paulines, toute belle et rayonnante, ouvre ses portes, pour un meilleur service de l’Evangile et de la culture, pour continuer avec joie et enthousiasme l’annonce de la Bonne Nouvelle dans la grande Afrique de l’Ouest.

Elle est située près de la nouvelle Cathédrale en construction. Mgr Salomon Lezoutié Evêque Coadjuteur du Diocèse de Yopougon a procédé en présence de 400 personnes venues visiter la librairie et la Grande Salle au 1er étage qui abritera le Centre Culturel pour les différents types de rencontres d’animation tel que : les conférences, animations bibliques, vidéo conférences, etc. Un remerciement tout particulier à été adressé a Mgr. Laurent Akra Mandjo qui nous a accueillies dans son Diocèse depuis 18 ans et nous a permis de construire près de la Cathédrale un bâtiment qui nous permettra de mieux exercer notre apostolat.

Le dimanche 27 octobre, fête de Jésus Divin Maître, au cour de la Messe, l’Abbé Hilaire Yao, secrétaire générale de l’Evêché, a procédé à la consécration de la chapelle située au 1er étage, en présence de la communauté et de collaborateurs et Coopérateurs Pauliniens.

30 juin 2013

Les deux premières Filles de St Paul, sœur Emma Umurerwa et sœur Godelieve Mastaki ont célébré leur Jubilé d’Argent de profession.

Chacune à la date choisie, a célébré l’événement dans sa paroisse respective, comme fruit de la foi des parents, de la communauté chrétienne et aussi comme témoignage vocationnel. Grande joie et participation dans nos communautés. Toutes les sœurs dans leurs souhaits ont souligné la force de leur témoignage, d’endurance pour que la mission des Filles de saint Paul prenne racine en RD. Congo.

Les deux religieuses ont reçu les mots de remerciement de la part de leurs consoeurs en ces termes: Merci chères Sœurs, pour votre témoignage de simplicité, d’effacement, d’humilité, de service dans l’ombre en cherchant la gloire de Dieu et le bien des âmes, le sens du pardon, l’amour à la Congrégation et à chacune de nous. Que le Seigneur qui a commencé en vous cette œuvre puisse la continuer et vous accorder des forces nécessaires pour arriver a 50 ans, 75 ans de fidélité avec et pour Lui. Congratulations!

Mars 2014: les travaux de restructuration de la librairie Paulines de Lubumbashi.

La sœur Geneviève Aliya, économe de la Délégation a été chargée de suivre les travaux d’agrandissement de la librairie de Lubumbashi comme celle de Kinshasa. La salle est déjà prête, les meubles sont déjà arrivés. Peut être à la fête du Divin Maître aura lieu la bénédiction et l’inauguration de la librairie.

Dans notre engagement comme Délégation pour restructurer nos librairies, nous tenons à remercier la supérieure générale d’alors, la sœur Maria Antonieta Bruscato et son gouvernement, la sœur Gabriella Santon, économe générale, pour son expertise, sa disponibilité, son engagement, sa créativité pour disposer les meubles dans la libraire avec Monsieur Santacreu Lopez Jose de la Société FUSTCOM à qui nous disons aussi merci pour son amour au travail. Merci à la sœur Anna Maria Parenzan, l’actuelle supérieure générale et son gouvernement qui nous a donné l’autorisation de restructurer la librairie de Lubumbashi.

Un grand merci à chacune des sœurs de la Délégation pour la joie de leur consécration et leur donation à la vocation et mission pauliniennes que le Bienheureux Jacques Alberione nous a confiées. Entretenons toujours avec endurance et persévérance cette flamme du charisme paulinien pour la passer aux jeunes générations pour l’Afrique.

Avec la collaboration des Éditions Paulines

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *