Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa dévoile un gouvernement inédit dans l’histoire du pays

Connue pour ses gouvernements généralement plus compacts, l’Afrique du Sud vient de surprendre.

Pour sa réélection, Cyril Ramaphosa, tel un « griot » contant les exploits de ses ancêtres, a dévoilé son gouvernement d’union nationale. Mais la métaphore se termine là. Car ce gouvernement XXL, « plein comme un œuf» de 75 ministres et ministres adjoints, est plus proche d’un éléphant qui se prend pour une souris que d’une alliance stratégique.

« Quand le singe se met à porter des habits, il oublie comment grimper aux arbres», dit un proverbe africain.

Ramaphosa, en tentant de rassembler tous les partis politiques sous son aile, a-t-il oublié l’essentiel ? La nécessité de composer une équipe efficace, compacte et capable de relever les défis immenses que traverse l’Afrique du Sud.

 

Ce gouvernement, « comme un panier percé», où neuf partis hétéroclites s’entassent, n’est-il pas une recette pour le chaos et l’immobilisme ?

« On ne met pas la tête d’une vache dans une bouteille», dit un autre proverbe. L’addition de partis aux ambitions divergentes ne peut que créer des tensions et des blocages.

Le choix de Gayton McKenzie, un « lion en cage» qui rêvait de l’Intérieur ou de la police, à la tête du Ministère des Sports et de la Culture, est une illustration de ce paradoxe. Le chef du parti afrikanner, Freedom Front Plus, « un oiseau rare» dans un gouvernement d’union nationale, devient ministre des Prisons.

Ce gouvernement, « gonflé à l’hélium», flottera-t-il vraiment ?

Ses opposants, « des vautours qui guettent», seront certainement les premiers à tenter de le faire éclater en vol.

L’Afrique du Sud, en proie à la pauvreté, au chômage et à la corruption, attend des solutions concrètes et non des jeux politiques.


La taille du gouvernement de Ramaphosa est sans précédent en Afrique du Sud et probablement en Afrique, soulevant des questions quant à son efficacité et sa viabilité à long terme.

Cyril Ramaphosa, tel « un maître d’œuvre» face à un chantier colossal, devra faire preuve de sagesse et de vision pour éviter que son gouvernement ne devienne un «éléphant blanc», un symbole d’inefficacité et de gaspillage.

Glad NGANGA

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