Affaire concession Église CIFMCI: Un réseau Libanais met en jeu 14 millions de dollars pour avoir la parcelle

L’affaire de la concession abritant l’église CEFMCI du couple Olangi fait l’objet des plusieurs convoitises. Quelques informatiques font état du très puissant réseau libanais qui contrôle la quasi vitalité du commerce à Kinshasa et une grande majorité des espaces dans la commune de Limete.

La conception de l’ex Transaf située sur la 17ème rue est particulièrement dans le viseur de ces puissants phoeniciens.

Pour ce faire, 14 millions de dollars américains ont été mis en jeu pour faire déguerpir la Fondation Mama Olangi et ses occupants.

Lors de sa dernière conférence de presse, le 7 Juin , cette fondation a dénoncé une main noire sur ce dossier qui n’avait rien d’anormal mais qui, aujourd’hui, rebondit avec fraca.

La Fondation accuse Sefu Makambu, auteur de la plainte ainsi que ses avocats conseils d’orchestrer des manœuvres pour tenter de leur ravir la concession.

« Le problème qui nous oppose à cette famille c’est à la fois simple, on n’aurait pas dû arriver jusqu’à aujourd’hui tout simplement parce qu’il y a eu déjà un jugement inattaquable. Nous sommes là devant un fait inédit, incompréhensible, inexpliqué, inexplicable, un jugement ayant force de loi et le même tribunal permet de pondre un autre jugement cette fois-ci en faveur de l’autre camp en toute irrégularité donc nous sommes sereins face à la journée du 9 juin que nous attendons normalement pour le prononcé du tribunal. Pourquoi nous sommes sereins ? Parce que cette fois-ci le pourvoi en question c’est sur injonction du ministre, pourquoi le Procureur général ne pouvait que suivre les recommandations par rapport aux vérités du dossier ? La seule hypothèse qu’on aurait redouté, qu’on peut redouter s’il y a à redouter, c’est au niveau de la forme or un pourvoi préparé, introduit par un procureur général, on ne peut pas imaginer qu’il y ait un acte ou pièce non conforme sauf dans cette hypothèse où la Cour peut déclarer le pourvoi irrecevable mais on est serein et nous évacuons cette hypothèse là pour deux raisons ça serait la confirmation qu’il y a eu manipulation du dossier, substitution des pièces dans le dossier, ça serait la confirmation qu’il y aurait eu insertion, réinjection d’autres pièces manipulées pour faire tomber le pourvoi et là nous retombons dans les enjeux extra judiciaires où les propriétaires c’est-à-dire c’est le peuple de Dieu que vous voyez, respecter par tous les Gouvernements du pays », a dit le professeur Pierre Ndjate, conseiller juridique de la Fondation Olangi Wosho au cours d’une conférence de presse lundi 7 juin 2021.

Le professeur Pierre Ndjate a rappelé que la concession est beaucoup plus au service du peuple de Dieu plutôt qu’à la famille biologique de Papa et Maman Olangi. À l’en croire, la concession de la 17e rue est comme le Vatican pour les catholiques et Nkamba pour les Kimbanguiste.

« En tant que juriste, prospectiviste, je voulais souligner devant vous, ce qui nous attend s’il y a manipulation des pièces et bien nous ne savons pas la réponse, on se retrouvera devant une mère qui doit défendre ses enfants donc deux enjeux que je soulève : enjeux sécuritaire et social parce qu’ici il y a des sans-abris (…). A titre universel, ici dans cette parcelle, ce ne sont pas des enfants de Olangi, ni le petit frère de Olangi mais c’est le peuple de Dieu. Ici c’est le Vatican des combattants du ministère, ici, c’est comme Nkamba pour les kimbanguiste et Vatican pour les catholiques. C’est leur terre sainte. Ici des gens ont été guéris, des foyers divisés ont été réconciliés, des gens ont été bénis par le message sorti d’ici », fait savoir le professeur Pierre Ndjate.

Et d’ajouter :

« La Fondation Olangi Wosho lance un cri d’alerte, pas d’alarme parce que la Fondation est dans ses droits, et ne craint rien dans l’état du dossier, les dossiers est encore pendant ici, il ne s’agira pas de refaire le procès mais de relever les enjeux qui sont autour de ce qui se passent ici depuis que nos parents ont acquis cette portion de terre non pas pour eux mais pour Dieu et je vais encore préciser là-dessus que si les gens croient que cette parcelle appartient à un Olangi où aux Olangi, c’est le début du problème c’est-à-dire c’est de l’ignorance totale. Ce que vous voyez ici, c’est un village spirituel et social.

Les libanais décidés à frapper fort

Le très puissant réseaux libanais estime qu’il est plus que temps de finir avec ce dossier qui n’a fait que trop durer. Pour eux, le Ministère du Combat spiruituel, très proche du régime de Kabila, devra être déguerpi avec l’avènement d’un nouveau régime incarné par des nouveaux venus de la magistrature, lesquels sont à leur solde pour avoir longtemps protégé letrs intérêts sous des conditions de peau de vin bien respectées.

Fixée le 9 Juin, les conclusions de cette affaire n’ont pas été révélées au grand public.

Ce qu’il faut bien noter dans cette affaire est que David Sefu Makambu fut engagé comme chauffeur à la société Transaf par son frère Kutula Mwelo, ancien gérant, qui utilisa celui-ci pour détourner la concession querellée, récupérée par la société qui l’a régulièrement vendue à la fondation Olangi Wosho, qui l’a acquise par la contribution de ses milliers des membres et sympathisants à travers le monde. La Fondation Olangi Wosho est détentrice des arrêts (3) inattaquables (2008, 2014 et en 2018) contre Sefu et compagnies.

Sam Nzita

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