Pour la deuxième fois consécutive, la 13ᵉ Conférence des gouverneurs n’aura pas lieu à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu. En cause : un déficit criant d’infrastructures et des contraintes logistiques jugées insurmontables à ce stade.
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Dans un message officiel, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a annoncé le report des assises initialement prévues du 24 au 28 mars 2026. Aucune nouvelle date n’a été communiquée.
Une province dépassée par l’envergure de l’événement
Au-delà du simple contretemps administratif, ce report met en lumière les fragilités structurelles du Kwilu. Hébergement insuffisant pour les délégations provinciales, capacités de transport limitées, dispositifs de sécurisation inadaptés : les obstacles seraient multiples.
Organiser une Conférence des gouverneurs ne relève pas d’une formalité protocolaire. Il s’agit d’un rendez-vous institutionnel majeur, réunissant l’ensemble des exécutifs provinciaux et le gouvernement central autour des enjeux de décentralisation, d’harmonisation des politiques publiques et de gouvernance territoriale. L’échec répété de sa tenue interroge donc la capacité organisationnelle locale.
Un contraste frappant
La situation contraste avec l’édition organisée dans la province du Lualaba, qui s’était déroulée sans incident notable, démontrant qu’avec une préparation adéquate et des infrastructures adaptées, ce type d’événement peut se tenir dans des conditions optimales.
À Bandundu, en revanche, les insuffisances accumulées ont fini par s’imposer comme un obstacle majeur. Ce nouvel ajournement alimente les critiques sur l’état des infrastructures provinciales et relance le débat sur les moyens réellement mis à la disposition des entités décentralisées.
Des dossiers urgents en suspens
En attendant une reprogrammation officielle, plusieurs dossiers prioritaires relatifs à la gouvernance provinciale demeurent en suspens. La Conférence des gouverneurs reste pourtant un instrument stratégique du dialogue institutionnel en République démocratique du Congo.
Ce nouvel épisode place le Kwilu face à ses responsabilités et pose, en filigrane, une question plus large : comment consolider la décentralisation si les provinces peinent encore à offrir le socle logistique nécessaire à la tenue des grandes rencontres nationales ?
NGK





