17 Mai 1997: « Est-ce que la RDC a été vraiment libérée?

17 mai 1997 et 17 mai 2021, 24 ans jour pour jour depuis que la RDC a été « libérée » du régime dictatorial de l’ex Président MOBUTU par l’AFDL conduit par Mzee Laurent Désiré KABILA.
Aujourd’hui, les congolais se posent mille et une questions si réellement, ils étaient libérés ou c’était tout simplement la libération d’une dictature pour le replonger dans une autre, bien déguisée ?
Alors que les séquelles de cette infernale guerre de l’AFDL n’avaient pas encore quitté la tête des congolais, il y a eu encore d’autres guerres et foyers de tension, des tueries avec plusieurs groupes armés, les seigneurs de guerre et Chefs rebelles qui ne cessent de semer la terreur et l’insécurité à l’est du pays jusqu’au à ce jour, tout en pillant les ressources minières du pays, forçant plusieurs congolais à se déplacer et à se réfugier , empêchant ainsi nos compatriotes de jouir à leur propre pays.
Plusieurs efforts, si on peut bien les appeler comme ça, ont été fournies pour éradiquer cette guerre sans succès, nous pouvons citer, notamment : le dialogue de Sun city, la Mission des Nations Unies pour le Congo (MONUC) qui ensuite se convertis en Mission des Nations Unies pour la Stabilité du Congo (MONUSCO), dont la présence sur le sol congolais n’est plus vraiment désirée par plus d’un congolais, nous pouvons encore cité, l’Accord cadre d’Addis-Abeba, la DDRR… rien n’a abouti à rétablir la paix et la sécurité à l’est de la RDC, qui, d’une certaine manière bloque la machine de développement à s’envoler dans ce pays qui a tout pour rendre non seulement la région du grand lac fort, mais plutôt toute l’Afrique une puissance mondiale.
Par ailleurs, la RDC est gangréné avec deux autres fléaux qui freinent son développement à savoir, la corruption et l’impunité. Ainsi, ces deux fléaux ont amené plusieurs d’autres antivaleurs, comme le tribalisme, le clientélisme, le népotisme, le favoritisme pour ne citer que ceux-là.
Cette situation est aggravée par des institutions instables et fortement remis en cause par des élections contestées, émaillées de plusieurs irrégularités reconnues par les animateurs et membres des institutions qui organisent ces élections et voir même la communauté internationale.
Le rapport de force est devenu le maitre mot dans le milieu politique, des lois taillées sur mesurés, qui ne prennent jamais en compte les désidératas de la population, qui ne protège que, les intérêts égoïstes des certains politiciens en vue de conserver le pouvoir politique et économique.
Cependant, la population congolaise vit dans une misère indescriptible abandonnée à son triste sort, malgré que celle-ci est reconnue par la constitution du 18 février comme souverain primaire, c’est elle qui donne le pouvoir et le mandat au politique. Et les politiques à leurs tour se vantent à longueur de journée, dans les émissions télé ou radiodiffusées et à tous ceux qui veulent bien les entendre qu’ils travaillaient pour la population, hélas, en réalité, ils ne travaillent que pour leurs propres comptes et de leurs familles biologiques et politiques, au détriment de cette population meurtrie.
L’alternance que notre pays a connue le 24 janvier 2019, a été aperçue par tous les congolais comme un souffle nouveau, un nouvel élan pour le développement, et un signal fort dans la consolidation des acquis de la démocratie et de la paix dans toute l’étendue du territoire national. Cette alternance a donné à plus d’un congolais un motif de croire à un changement non seulement de la situation socio-politique dans notre pays, mais aussi de la situation socioéconomique et surtout de l’atténuation si pas l’élimination du chômage de jeune qui représente près de 70% de la population en RDC. Que dire de la situation de la femme, de l’enfant. Le manque des infrastructures sociales de base, le route de desserte agricole quasi inexistantes avec une économie extravertie.
A quand la fin de la guerre à l’est, quand est-ce qu’un congolais mangera trois fois par jour,
Il n’est reste qu’à espérer encore à un lendemain nouveau par les miracles…

Ezéchiel Kasenda

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